IOM - International Organization for Migration

04/15/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/15/2026 08:44

Communiqué 15 avril 2026 Plus de 250 Rohingyas et ressortissants bangladais auraient péri dans une récente tragédie en mer d’Andaman

Genève, 15 avril 2026 - L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) exprime sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles environ 250 personnes seraient décédées ou portées disparues après le naufrage d'un bateau transportant des réfugiés rohingyas et des ressortissants bangladais dans la mer d'Andaman.

Le chalutier, qui avait quitté Teknaf, dans le sud du Bangladesh, et se dirigeait vers la Malaisie, aurait coulé le 9 avril sous l'effet de vents violents, d'une mer agitée et de sa surcharge.

« Cette tragédie nous rappelle les risques graves auxquels les populations continuent d'être confrontées lorsqu'elles entreprennent de périlleux voyages en mer à la quête de sécurité et de meilleures opportunités », a déclaré Mohammedali Abunajela, Porte-parole de l'OIM. « Personne ne devrait avoir à choisir entre rester dans des conditions de précarité extrême ou entreprendre un voyage qui pourrait lui coûter la vie ».

Ce récent naufrage souligne l'impact dévastateur des déplacements prolongés et l'absence de solutions durables pour les réfugiés rohingyas. Les conditions de vie désastreuses dans les camps de réfugiés, l'accès limité aux services et aux moyens de subsistance dans un contexte de baisse de l'aide humanitaire, ainsi que les inquiétudes concernant la situation sécuritaire dans l'État de Rakhine au Myanmar et les perspectives d'un retour et d'une réintégration sûrs et dignes, poussent les populations à entreprendre ces voyages périlleux.

Les réseaux de passeurs et de trafiquants exploitent davantage ces conditions à des fins de profit, exposant ainsi les réfugiés rohingyas et les ressortissants bangladais à de graves risques.

En 2025, plus de 6 500 réfugiés rohingyas se sont lancés dans des traversées maritimes périlleuses depuis le Bangladesh et le Myanmar, dont près de 900 ont perdu la vie1. Dans la mer d'Andaman et le golfe du Bengale en particulier, les décès et les disparitions ont augmenté de plus de 40 % entre 2024 (598) et 2025 (860).

Sauver des vies et secourir les personnes en détresse en mer est un impératif humanitaire. L'OIM appelle les États de la région à respecter leurs engagements en vertu du droit maritime international, notamment en renforçant les efforts de recherche et de sauvetage et en garantissant le débarquement sûr et rapide des personnes secourues.

En dépit d'importants déficits de financement, l'OIM et ses partenaires continuent de documenter ces tragédies, de fournir une aide vitale et des services de base aux réfugiés rohingyas au Bangladesh et aux communautés d'accueil, tout en collaborant avec les autorités pour lutter contre le trafic et la traite.

L'OIM invite instamment la communauté internationale à renforcer la solidarité et à maintenir le financement en faveur de l'aide aux réfugiés et aux communautés d'accueil au Bangladesh, ainsi qu'à s'attaquer aux causes profondes des déplacements au Myanmar et à créer les conditions nécessaires à un retour et une réintégration sûrs et dignes.

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1 Selon le projet « Migrants disparus » de l'OIM, citant des données du HCR.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le Centre des médias de l'OIM. 

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