02/17/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/17/2026 03:50
Enfance Famille Jeunesse |Métropole
17 février 2026
Marie Ramette et Sirielle Bensaada exercent un métier pas tout à fait comme les autres auprès des publics vulnérables. Elles sont en effet intervenantes sociales en commissariat et gendarmerie. Nom de code : ISCG. Nous les avons rencontrées pour en savoir plus sur leur quotidien.
Marie Ramette : Nous recevons les personnes qui rencontrent des difficultés sociales et qui ont rencontré nos collègues officiers de police ou gendarmes. Ce sont souvent eux qui nous envoient les personnes qu'ils jugent vulnérables. Après avoir écouté leurs besoins, nous établissons un diagnostic social et les orientons vers nos partenaires, en particulier les services du Département du Nord.
Sirielle Bensaada : Nous sommes le premier maillon d'une chaîne visant à alléger la souffrance des personnes qui viennent nous rencontrer. Nous pouvons être la porte d'entrée pour sécuriser les victimes de violences ou pour écouter les mis en cause.
Marie Ramette : Il nous arrive également d'assister au dépôt de plainte. Nous n'intervenons toutefois pas lors des enquêtes. Et, bien sûr, ces entretiens sont strictement confidentiels.
Sirielle Bensaada : Toute personne vulnérable, qu'elle soit homme ou femme, majeure ou mineure, victime ou mis en cause. Nous avons toutes les deux un cursus d'assistante de service social : nous sommes à même de faire le point sur une situation et de déceler les besoins des personnes que nous rencontrons.
Marie Ramette : Nous accueillons principalement des femmes victimes de violences conjugales. Mais les problématiques peuvent varier. J'utilise beaucoup le "cycle des violences". c'est un outil très efficace pour repérer certaines violences psychologiques qui, à la longue, peuvent être perçues comme normales par les victimes.
Sirielle Bensaada : Nous assurons la partie sociale des démarches, comme par exemple la recherche d'un hébergement d'urgence ou une demande d'aide alimentaire. Nous avons toutes les deux un large réseau constitué de partenaires sociaux.
Marie Ramette : Nous pouvons également orienter vers les services de médiation familiale dans le cas de conflit sans violence, par exemple.
Marie Ramette : Mon bureau est situé à la gendarmerie d'Hallennes-lez-Haubourdin et j'officie sur les territoires de Quesnoy-sur-Deûle, Phalempin, Annœullin et La Bassée. Je suis joignable par téléphone au +33 6 22 60 61 88 ou par mail : [email protected].
Sirielle Bensaada : Je suis installée au commissariat central de Lille. Comme ma collègue, je suis joignable par téléphone au +33 7 49 85 82 99 ou par mail : [email protected].
Le Département s'engage aux côtés des services de l'État dans la lutte contre les violences intrafamiliales (VIF) en soutenant notamment le dispositif d'intervenant social en commissariat (pour les zones urbaines) et en gendarmerie (pour les zones rurales) dont l'efficacité est reconnue sur le plan national. 20 ISCG sont actuellement à votre service dans le Nord.
Crédits photo : Philippe Houzé