06/24/2026 | News release | Distributed by Public on 06/24/2026 13:25
Réunis sous l'égide des Nations Unies, les principaux marchés automobiles - des États-Unis à la Chine, en passant par l'Union européenne, le Japon et le Royaume-Uni - ont adopté le premier cadre réglementaire international consacré aux systèmes de conduite entièrement automatisée.
Élaboré dans le cadre d'un forum mondial pour l'harmonisation des réglementations automobiles convoqué par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), ce règlement vise à établir un socle commun de sécurité afin d'éviter que les constructeurs aient à composer avec une multitude de réglementations nationales. L'objectif est de faciliter le déploiement mondial de ces technologies tout en garantissant un niveau élevé de sécurité.
Le règlement, qui entrera en vigueur dans environ un mois, encadre l'ensemble du cycle de vie des systèmes de conduite automatisée (en anglais, automated driving system ou ADS), depuis leur conception jusqu'à leur exploitation en conditions de conduite réelles.
« Pour les constructeurs, il apporte un cadre plus lisible. Pour les autorités et les usagers, il vise à garantir que les technologies de conduite sans conducteur répondent à des exigences de sécurité strictes », a souligné mercredi la CEE-ONU.
Unsplash/David von Diemar Des constructeurs automobiles comme Tesla utilisent de plus en plus l'intelligence artificielle pour contrôler les véhicules.Le principe est simple, mais ambitieux. Un véhicule entièrement autonome devra démontrer qu'il est capable de conduire au moins aussi bien qu'un conducteur humain compétent.
Les constructeurs devront en apporter la preuve avant toute homologation, au moyen de simulations numériques, d'essais sur circuit et de tests en conditions réelles. Les autorités devront notamment s'assurer que le système est capable d'effectuer l'ensemble des tâches de conduite - diriger le véhicule, accélérer, freiner, signaler ses manœuvres et respecter le code de la route - dans des conditions de circulation variées.
Le règlement impose également aux fabricants de mettre en place un système de gestion de la sécurité couvrant l'ensemble du cycle de vie du véhicule. Ils devront démontrer que leurs systèmes ne présentent aucun « risque déraisonnable », tandis que les méthodes d'essai, y compris les environnements virtuels utilisés pour entraîner et valider les logiciels, devront répondre à des critères stricts de fiabilité.
L'ambition ne s'arrête pas à la mise sur le marché. Une fois les véhicules en circulation, les constructeurs devront continuer à surveiller leurs performances, signaler les incidents liés à la sécurité et enregistrer les données nécessaires pour analyser le fonctionnement des systèmes automatisés en cas d'événement.
Au-delà du nouveau règlement, le forum de la CEE-ONU a adopté plusieurs amendements destinés à adapter les textes existants aux véhicules équipés de systèmes de conduite automatisée. L'objectif est de garantir que les règles déjà applicables aux véhicules conventionnels continuent de s'appliquer à cette nouvelle génération d'automobiles.
Ces modifications anticipent également l'arrivée de véhicules qui pourraient être dépourvus de commandes traditionnelles, comme un volant ou des pédales. Les règlements actuels ayant été conçus pour des voitures pilotées par un conducteur, ils devaient être adaptés afin d'autoriser, à terme, de nouveaux concepts de véhicules entièrement autonomes.
Pour la CEE-ONU, cette harmonisation constitue une étape essentielle pour accompagner le développement mondial de la conduite automatisée. Elle ne signifie pas pour autant que les voitures sans conducteur circuleront librement du jour au lendemain.
Chaque véhicule devra encore obtenir les autorisations nécessaires avant sa commercialisation. Mais, pour la première fois, les principaux marchés automobiles disposeront d'un référentiel commun pour évaluer leur sécurité.