UNOG - United Nations Office at Geneva

04/16/2026 | News release | Distributed by Public on 04/16/2026 22:24

Annonce d’un cessez-le-feu au Liban : l’ONU salue toute initiative susceptible de mettre un terme aux hostilités

Après que le Président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu entre le Liban et Israël, l'ONU s'est félicitée de cette annonce et s'est dit prête à soutenir ces efforts.

« Je viens de m'entretenir avec le Secrétaire général, qui a indiqué que nous accueillons évidemment favorablement toute initiative susceptible de mettre un terme aux hostilités et aux souffrances de part et d'autre de la Ligne bleue » (qui sépare Israël et le Liban), a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, lors d'un point de presse, jeudi.

« L'Organisation des Nations Unies, par l'intermédiaire de ses missions politiques et de maintien de la paix, demeure prête à soutenir ces efforts et continue d'appeler à la pleine application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité - une application intégrale qui doit ouvrir la voie à un cessez-le-feu permanent et à une solution durable au conflit », a-t-il ajouté, précisant que la Coordonnatrice spéciale pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, poursuit ses bons offices auprès des parties à cet égard.

« Comme nous l'avons toujours affirmé, il n'existe aucune solution militaire à ce conflit », a rappelé le porte-parole.

Selon la presse, Israël a accepté un cessez-le-feu de dix jours au Liban. Cette trêve suspendrait la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Toutefois le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que les troupes israéliennes resteraient dans le sud du Liban, où elles ont conquis des territoires et provoqué le déplacement de plus d'un million d'habitants.

Les besoins augmentent

Sur le terrain, les organisations humanitaires signalent que les besoins continuent de s'aggraver dans l'ensemble du Liban, alors que les hostilités persistent et que les civils continuent d'en payer le plus lourd tribut. Environ 1,2 million de personnes ont été déplacées à la suite d'ordres d'évacuation massifs émis par les autorités israéliennes, couvrant environ 15 % du territoire libanais.

Les combats aux abords de la ville de Bint Jbeil continuent de compromettre la circulation des civils ainsi que l'accès humanitaire. La frappe menée jeudi contre le pont de Qasmiyeh - un axe vital pour rejoindre Tyr - a isolé davantage encore les zones situées au sud du fleuve Litani, affectant ainsi plus de 106 000 personnes. Un seul point de passage demeure ouvert à l'heure actuelle, une situation qui devrait avoir des répercussions sur les opérations de la force de maintien de la paix de l'ONU, la FINUL.

© WFP/Alfredo Zuniga
Un bâtiment lourdement endommagé à Beyrouth après de récentes frappes aériennes au Liban.

Attaques contre les structures de santé

Le porte-parole du Secrétaire général a également noté que « les attaques contre les structures de santé se poursuivent ».

Depuis le début de la guerre au Liban, les établissements de santé ont été frappés en 44 jours par 133 attaques. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé 88 morts et 206 blessés, soit une moyenne de deux décès et cinq blessés quotidiens.

Dans ce climat de violence, 15 hôpitaux et 7 centres de soins de santé primaires ont été endommagés, et 5 hôpitaux et 56 centres de soins de santé primaires ont fermé leurs portes.

« Ces attaques exposent non seulement les intervenants de première ligne à un risque grave, mais compromettent aussi de manière critique la sécurité des patients et l'accès aux services de santé essentiels », déplore l'OMS dans son dernier rapport.

Ces attaques ont non seulement déstabilisé les infrastructures médicales, mais ont aussi exacerbé les risques pour le personnel soignant et les patients.

Afflux de blessés, hôpitaux saturés

L'attaque du 14 avril contre l'hôpital de Tebnin illustre tragiquement l'ampleur des destructions et l'impact direct sur les services vitaux.

Le service des urgences, y compris la salle d'isolement, les équipements et les systèmes de ventilation, a été fortement touché, tout comme l'entrée principale, la salle d'attente et des services essentiels tels que la pharmacie, le service de consultations externes et le service des admissions.

L'explosion a entraîné la destruction généralisée des vitrages, des plafonds, des portes, des systèmes électriques, des réseaux informatiques et des infrastructures de surveillance, touchant plusieurs étages, notamment les services d'hospitalisation, la maternité, les soins cardiaques, les bureaux administratifs.

« L'hôpital public de Tebnin, au Liban, l'un des hôpitaux de prise en charge des traumatismes les plus fréquentés du sud du pays, a été endommagé à la suite de deux frappes consécutives à proximité, les 12 et 14 avril. Onze membres du personnel ont été blessés et le service des urgences, y compris des équipements essentiels tels que les respirateurs, les moniteurs, les brancards et les chariots, a été endommagé », a réagi sur le réseau social X, le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Cet incident illustre la pression croissante exercée sur le système de santé libanais, déjà fragilisé par des conditions extrêmes. En écho à l'alerte de l'OMS, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) rapporte que la pression sur le système de santé s'est maintenue.

Les établissements de santé sont non seulement surchargés par le nombre de blessés, mais aussi par des défis logistiques et sécuritaires accrus. « Les hôpitaux restent débordés, devant prendre en charge à la fois les blessés liés au conflit et les soins de routine, dans un contexte de pénurie de fournitures, de manque de personnel et de dégâts aux infrastructures ».

© UNICEF
L'UNICEF livre des fournitures médicales dans des zones difficiles d'accès du sud du Liban.

1,2 million de déplacés

Dans le même temps, « des attaques et des menaces visant le personnel de santé, les ambulances et les établissements de santé ont continué d'être signalées au cours de cette période, ce qui a accru les inquiétudes en matière de protection ».

Cette situation désastreuse est d'autant plus complexe à gérer en raison des conditions d'hébergement et des tensions qui pèsent sur les populations déplacées. En effet, l'impact humanitaire de la guerre continue de se faire sentir avec des milliers de personnes contraintes de vivre dans des conditions précaires, loin de chez elles.

Au moins 1,2 million de personnes sont déplacées, dont plus de 140 000 hébergées dans des abris collectifs. De nombreuses familles déplacées ont connu des déplacements répétés et restent dans l'impossibilité de rentrer chez elles en raison des hostilités en cours et des destructions généralisées.

« La surpopulation dans les abris et la pression soutenue sur les services essentiels persistent, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines », a insisté l'OCHA, relevant que l'accès humanitaire doit être « maintenu et une désescalade recherchée de toute urgence ».

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