02/24/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/24/2026 10:34
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a conclu sa visite à Genève et à Lausanne (Suisse), axée sur la nécessité de promouvoir la sécurité démocratique et le multilatéralisme, et de renforcer les liens avec les Nations Unies et les organisations internationales, dans un contexte délicat de rupture dans l'ordre international.
Alain Berset s'adresse au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies
« Le droit international est soit universel, soit dénué de tout sens », a déclaré Alain Berset, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe lors de la 61e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies le 23 février à Genève.
Lors de la session, il a rappelé que « le droit international, y compris le droit international des droits humains, reste le dernier langage commun à même de limiter le pouvoir dans un monde de plus en plus fragmenté ».
Lors de la session, il a rappelé que « le droit international, y compris le droit international des droits humains, reste le dernier langage commun à même de limiter le pouvoir dans un monde de plus en plus fragmenté ».
« Les institutions qui protègent la démocratie, les droits humains et l'État de droit ne sont plus en marge des débats sur la sécurité. Elles sont le fondement même de la stabilité », a-t-il ajouté.
Réunions bilatérales aux Nations Unies
À cette occasion, le Secrétaire Général s'est entretenu avec des représentant·es d'États membres et non membres du Conseil de l'Europe, et notamment le ministre de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Cheikh Niang, le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, la ministre des Affaires étrangères de la Géorgie, Maka Botschorishvili, et le ministre des Relations extérieures de l'Angola, Téte António, en vue de renforcer la coopération en matière de droits humains et de gouvernance démocratique.
Il a également rencontré des responsables d'autres organisations internationales, tels que le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, le Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, Sidharto R. Syryodipuro, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, et le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Teros Adhanom Ghebreyesus, afin de promouvoir une coopération et un dialogue plus étroits entre le Conseil de l'Europe et les institutions basées à Genève.
« Nous renforcerons la puissance démocratique chez nous et travaillerons avec des partenaires prêts à agir », a déclaré Alain Berset.
Le 24 février, le Secrétaire Général a également pris part à un événement co-organisé par le Conseil de l'Europe en marge de la session, avant la Conférence de haut niveau sur les droits sociaux qui se tiendra les 18 et 19 mars à Chisinau (République de Moldova).
« Les droits sociaux sont essentiels à la stabilité démocratique, à la justice sociale et au développement durable », a-t-il déclaré.
La discussion a porté sur la manière dont l'investissement dans les droits sociaux peut renforcer la confiance publique et la résilience démocratique, l'objectif étant de traduire les engagements du Sommet mondial de Doha pour le développement social (2025) en actions concrètes dans le cadre européen, notamment au moyen de la Charte sociale européenne.
La sécurité démocratique au cœur du nouvel ordre européen
« Quelle sécurité démocratique dans une Europe qui se réarme ? », tel était le thème du discours prononcé par le Secrétaire Général lors d'une conférence publique organisée par la Fondation Jean Monnet pour l'Europe et l'Université de Lausanne, le 24 février.
À l'heure où l'Europe traverse l'une des périodes les plus instables de son histoire récente, les enjeux de sécurité s'imposent au cœur du débat public. Hausse des budgets militaires, multiplication des menaces hybrides, retour de la guerre de haute intensité aux portes du continent : le paysage géopolitique européen est profondément bouleversé. M. Berset a présenté une lecture politique et institutionnelle de ces questions à plus d'un millier de participants, en soulignant les tensions croissantes entre impératifs de sécurité, respect de l'État de droit et protection des libertés fondamentales.
« En tant qu'Européens, nous avons un choix à faire. Ce choix doit être fait en Ukraine, mais il doit aussi l'être dans chacun des États membres du Conseil de l'Europe. C'est le choix de vivre dans un monde régi par des règles transparentes et prévisibles, des règles choisies selon des principes démocratiques. Un monde où les relations pacifiques, le dialogue et la responsabilité l'emportent sur la force, la violence, la brutalité et l'impunité », a-t-il conclu.
Lire le discours du Secrétaire Général dans son intégralité
Le soutien du Conseil de l'Europe à l'Ukraine