04/16/2026 | News release | Distributed by Public on 04/16/2026 11:29
Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), la surpopulation et les conditions de vie déplorables dans les sites d'accueil aggravent la propagation de ces infestations.
Sur le terrain, les équipes humanitaires ont observé une augmentation des cas d'infections par des ectoparasites (puces et poux) et de varicelle, les difficultés à se procurer des médicaments et des pesticides affectant la capacité à maîtriser le problème.
Face à cette situation, l'UNRWA reste en alerte et poursuit ses efforts de suivi pour limiter l'extension de ces épidémies dans de nombreux abris d'urgence collectifs.
« Les risques sont accrus en raison de la surpopulation, de la détérioration des systèmes d'assainissement, de la pénurie de produits d'hygiène sur le marché local et des restrictions à l'entrée de produits chimiques », a détaillé l'agence onusienne.
Ce constat rejoint les conclusions du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), qui a rendu compte récemment une évaluation similaire menée en mars dernier sur plus de 1 600 sites d'accueil.
Selon l'OCHA, l'évaluation a montré que 80 % de ces sites présentent une présence fréquente et visible de rongeurs et de nuisibles, tandis que les maladies de peau sont répandues dans près de la moitié d'entre eux, un cercle vicieux qui entame encore plus la résilience des habitants.
Entre le 1er et le 6 avril, le groupe sectoriel de gestion des sites a enregistré une quarantaine d'alertes de ses partenaires, faisant état d'infestations de rongeurs. Ces signalements ont été accompagnés de demandes urgentes pour des produits d'hygiène et de soutien dans la lutte contre les nuisibles.
Pour lutter contre les infestations, les agences de l'ONU travaillent avec des partenaires locaux.
Entre le 31 mars et le 6 avril, les organisations humanitaires ont distribué 3 600 kits d'hygiène, 1 000 kits pour bébés, 1 000 kits de dignité pour les femmes et les filles, 5 200 pains de savon, 10 500 jerricans d'eau, 4 000 conteneurs d'eau de 20 litres et 246 dalles de latrines, au bénéfice de 22 000 personnes.
« Ensemble, elles identifient des mesures d'atténuation provisoires en attendant que les autorités israéliennes accordent l'autorisation d'importer les pesticides nécessaires pour résoudre pleinement le problème », ont précisé les humanitaires.
Mais cette situation demeure fragile, comme l'illustre la récente contrainte imposée à l'UNRWA. L'agence a indiqué avoir été contrainte de réduire les heures de fonctionnement des générateurs électriques de ses installations au cours de la première semaine d'avril, ceux-ci étant sur le point de tomber en panne. Ces installations fournissent toute une gamme de services aux personnes vulnérables.
Cette situation met en lumière les défis logistiques auxquels l'UNRWA et ses partenaires sont confrontés.
« L'ONU et ses partenaires humanitaires ont besoin d'autorisations supplémentaires pour faire entrer à Gaza les pièces de rechange et les lubrifiants indispensables afin d'éviter de nouvelles interruptions », ont insisté les agences humanitaires des Nations Unies.