03/27/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/27/2026 10:28
Le conflit en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz représentent le plus important choc pétrolier de l'histoire, avec une diminution d'environ de 10 (millions de barils par jour) de l'offre mondiale, soit autour de 10 %. Pour plusieurs pays asiatiques, la situation se détériore rapidement; déjà inquiétante, elle devient critique. Les plus petites économies, comme le Sri Lanka et le Bangladesh, fortement dépendantes du pétrole provenant du Moyen-Orient, ont déjà instauré des mesures de rationnement des carburants.
Les plus grandes économies disposent quant à elles de réserves stratégiques suffisantes pour éviter de telles mesures pour le moment, mais elles déploient d'autres stratégies. La Chine a restreint ses exportations de carburants, tandis que l'Inde négocie avec l'Iran pour sécuriser un droit de passage dans le détroit d'Ormuz. Malgré ces initiatives, les conséquences sur la croissance de leur réel risquent d'être significatives, ce qui devrait provoquer une baisse de quelques dixièmes de point de pourcentage. La hausse plus marquée des prix de l'énergie en Asie érode le revenu disponible des ménages et réduit les marges de profit des entreprises. À l'image de la pandémie ou du choc pétrolier lié à la guerre en Ukraine, ces perturbations pourraient affecter l'économie mondiale si le conflit en Iran perdure.