03/25/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/25/2026 06:16
Kinshasa, le 23 mars 2026 - Les tensions dans le Moyen-Orient ont des répercussions à la fois économiques et humanitaires à travers le monde. Dans le but d'anticiper les conséquences et d'atténuer leurs effets sur l'économie congolaise, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a instruit le Vice-premier Ministre en charge de l'Economie nationale, la Ministre d'Etat en charge des Hydrocarbures et le Ministre des Finances de prendre « toutes les dispositions d'usage afin de suspendre le principe de plafonnement du différentiel de transport pour une durée de 45 jours ».
Plus de peur que de mal : une suspension encadrée
Malgré la suspension temporaire du principe de plafonnement qui permet à l'Etat de limiter le surcoût et l'impact sur les prix à la pompe, la Première Ministre s'est assurée que le Gouvernement garde la main pour protéger le pouvoir d'achat des Congolais. Ainsi, à travers ses instructions, elle demande la suspension des redevances et la réduction des taxes perçues par les services de l'Etat à la frontière.
Des mesures dérogatoires et temporaires
Il s'agit pour les membres du Gouvernement concernés de prendre donc des mesures dérogatoires visant à préserver l'approvisionnement régulier de la République Démocratique du Congo en produits pétroliers à des coûts raisonnables, en dépit de cette crise conjoncturelle.
Concrètement ces mesures, qui feront l'objet d'une évaluation à la fin de l'échéance, sont envisagées pour :
Des mesures prises conformément aux instructions du Chef de l'Etat
Il faut rappeler qu'à l'occasion de la tenue de la 82e réunion du Conseil des ministres du 13 mars dernier, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, avait attiré l'attention des membres du
Gouvernement sur l'évolution récente de la situation géopolitique
internationale, notamment les tensions au Moyen-Orient, qui commencent déjà
à affecter les marchés énergétiques et financiers mondiaux.
« Même si notre économie demeure globalement résiliente, cette conjoncture exige vigilance, cohésion et réactivité. Il apparaît dès lors nécessaire que le
Gouvernement adopte une approche anticipative et coordonnée afin d'atténuer les effets de ces chocs externes, de préserver la stabilité macroéconomique et
de protéger le pouvoir d'achat de nos concitoyens », avait instruit le Chef de l'Etat.
Le détroit d'Ormuz et le canal de Suez par lesquels transitent respectivement 20% et 10 % de la production mondiale d'hydrocarbures, est bloqué en raison de la guerre, perturbant ainsi le circuit d'approvisionnement mondial. Et l'Afrique n'est pas en reste.
Mais le Gouvernement congolais tient à rassurer l'opinion que la situation actuelle de l'approvisionnement en produits pétroliers demeure globalement maîtrisée. Les stocks disponibles permettent d'assurer la couverture des besoins actuels du pays jusqu'au mois de juin, tandis que plusieurs navires transportant des
cargaisons de produits pétroliers sont attendus dans les prochaines semaines afin de renforcer les niveaux de stockage et de garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur.