06/23/2026 | Press release | Archived content
République kirghize · 23 juin 2026 · 5 min
AKDN / Iskender Ermekov
Bichkek, République kirghize, le 23 juin 2026 - La semaine dernière, l'Université d'Asie centrale (UCA) a réuni plus de 200 chercheurs, décideurs politiques, professionnels du développement et partenaires internationaux afin d'examiner l'impact du changement climatique sur la santé, les moyens de subsistance et le bien-être des communautés montagnardes à travers l'Asie centrale, à l'occasion de sa première Conférence internationale sur les montagnes, le climat et la santé en Asie centrale.
L'Asie centrale est l'une des régions au monde les plus vulnérables au changement climatique. Les zones de montagne se réchauffent plus rapidement que la moyenne mondiale, et le recul rapide des glaciers, l'altération de la fréquence des précipitations et davantage de phénomènes météorologiques extrêmes affectent d'ores et déjà la santé publique, la sécurité alimentaire, les ressources en eau, les moyens de subsistance et les infrastructures dans l'ensemble de la région.
Lors de l'ouverture de cette conférence de deux jours le 18 juin, le recteur de l'UCA, le professeur Christopher J. Gerry, a mis en avant un thème central : la nécessité de considérer le changement climatique non seulement comme un phénomène environnemental, mais aussi comme un défi humain ayant des répercussions de grande envergure sur la santé, les moyens de subsistance, les systèmes alimentaires, les opportunités économiques et la résilience des communautés.
Dans son allocution, le prince Aly Muhammad Aga Khan a souligné l'importance d'investir dans les connaissances, les partenariats et les capacités humaines afin de soutenir la résilience et le développement durable des sociétés montagnardes.
« Aucune institution ni aucun pays ne peut relever ces défis à lui seul », a-t-il souligné. « Les systèmes de santé, les écosystèmes et les moyens de subsistance, tout comme les rivières et les glaciers, ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. Dans les régions de montagne, la coopération est une nécessité pratique. Le travail qui nous attend exigera des institutions plus fortes, de meilleures données, une coopération plus étroite et des investissements en faveur des jeunes. » Lire le discours dans son intégralité.
Des discours d'ouverture ont également été prononcés par Almaz Musaev, vice-ministre des Ressources naturelles, de l'Écologie et de la Surveillance technique de la République kirghize, et Nurlan Kurmalayev, vice-ministre de l'Écologie et des Ressources naturelles de la République du Kazakhstan.
Parmi les intervenants figuraient de hauts fonctionnaires gouvernementaux, des représentants d'organisations internationales, des chercheurs de renom et des partenaires de développement. Parmi eux figurait Guangzhe Chen, vice-président du pôle Planète du Groupe de la Banque mondiale, ce qui témoigne de l'intérêt croissant, tant au niveau régional qu'international pour les défis auxquels sont confrontées les communautés de montagne.
Les participants venus du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Kazakhstan, d'Ouzbékistan, d'Allemagne, des États-Unis, de France, de Norvège, du Canada, du Pakistan, du Royaume-Uni et de Suisse ont examiné comment l'évolution des systèmes de montagne façonne de plus en plus la vie quotidienne et le bien-être des populations qui en dépendent.
Une attention particulière a été accordée aux défis spécifiques liés aux régions de montagne, qui sont souvent négligées dans les débats mondiaux sur le climat et la santé. Alors que les régions de montagne sont parmi les premières à en subir les impacts, dont ceux qui sont les plus graves, du changement climatique, elles restent sous-représentées dans la recherche, les cadres politiques et les mécanismes de financement. La conférence a également mis en lumière les recherches émergentes sur la dynamique des glaciers, la sécurité hydrique, la qualité de l'air, les systèmes alimentaires, la santé humaine, les vulnérabilités induites par le climat, ainsi que les approches innovantes en matière d'indicateurs sur le changement climatique et la santé et la prise de décision.
Cette conférence a mis en lumière le rôle croissant de l'UCA en tant que centre régional de recherche, d'engagement politique et d'échange de connaissances sur les opportunités et les défis auxquels sont confrontées les sociétés de montagne. Par l'intermédiaire de ses instituts de recherche, de ses programmes universitaires et de ses partenariats, l'Université apporte de plus en plus de données probantes et d'expertise pour soutenir la prise de décision en matière de résilience climatique et de développement durable à travers l'Asie centrale.
Alors que les préparatifs du Sommet mondial sur les montagnes Bichkek+25 prévu en 2027 battent leur plein, la conférence a souligné l'importance de renforcer les liens entre la recherche, les politiques publiques et la pratique. Les participants ont mis en évidence la nécessité d'une collaboration et d'investissements accrus, ainsi que d'actions fondées sur des données probantes afin de préserver la santé, la résilience et la prospérité des communautés de montagne en Asie centrale. Par le biais de ses programmes et de son engagement communautaire, l'UCA continuera de soutenir la recherche et les partenariats régionaux afin de faire progresser cet objectif.
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