Le 17 mai 2026, conformément au paragraphe 2 de l'article 12 du Règlement sanitaire international (2005) (RSI) (Détermination de l'existence d'une urgence de santé publique de portée internationale, y compris d'une urgence due à une pandémie), le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), après avoir consulté les États Parties où l'événement se produisait, a déterminé que l'épidémie de maladie d'Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d'une urgence due à une pandémie, tels que définis dans le RSI. La déclaration du Directeur général, publiée le 17 mai 2026, contenait également des « avis de l'OMS » aux États Parties pour faire face à l'événement et s'y préparer.
Le 19 mai 2026, le Directeur général a convoqué la première réunion du Comité d'urgence du RSI concernant l'épidémie de maladie d'Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda (ci-après le « Comité »). Les avis du Comité correspondaient à la décision du Directeur général selon laquelle l'événement constitue une USPPI, mais ne répond pas aux critères d'une urgence due à une pandémie. Le Comité a pris acte du fait que l'épidémie se déroule dans l'un des environnements opérationnels les plus difficiles possibles, par conséquent, toute riposte doit intégrer des informations contextuelles clés afin de garantir les chances de réussite. Le Directeur général, compte tenu de cet avis du Comité, émet par la présente les recommandations temporaires suivantes à l'ensemble des États Parties afin de faire face à cette USPPI et de s'y préparer.
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Recommandations temporaires
Ces recommandations temporaires sont émises à l'intention des sous-ensembles d'États Parties en fonction des risques pour la santé publique associés à l'épidémie de maladie à virus Bundigugyo (MVB) à laquelle ils sont confrontés.
Toutes les orientations techniques provisoires actuelles de l'OMS sont disponibles sur cette page du site Web de l'OMS. Les orientations de l'OMS fondées sur des données probantes sont et continueront d'être mises à jour en fonction de l'évolution de la situation, des nouveaux éléments de preuve scientifiques actualisés et de l'évaluation des risques par l'OMS.
Lors de la mise en œuvre des recommandations temporaires, les États Parties doivent respecter pleinement la dignité des personnes, les droits humains et la liberté fondamentale, conformément aux principes énoncés à l'article 3 du RSI.
À l'intention des États Parties dans lesquels la détection du virus Bundibugyo a été établie (République démocratique du Congo et Ouganda)
Au 22 mai 2026, le Secrétariat de l'OMS a évalué que le risque pour ces États Parties était « très élevé » pour la République démocratique du Congo et « élevé » pour l'Ouganda.
Il convient de noter que la situation épidémiologique dans les deux États Parties diffère quant à l'ampleur de l'épidémie et aux contextes où les efforts de riposte sont mis en œuvre.
Plus précisément, au 22 mai 2026, l'Ouganda avait signalé deux cas confirmés de MVB, tous deux en lien épidémiologique vérifiable avec des zones de la République démocratique du Congo où la transmission du virus est avérée. En Ouganda, à la même date, aucune transmission ultérieure parmi les contacts des deux cas confirmés de MVB n'a été recensée.
L'épidémie est causée par le virus Bundibugyo, un virus appartenant au genre Orthoebolavirus. Contrairement au virus Ebola responsable aussi de la maladie d'Ebola, il n'existe actuellement aucun traitement ou vaccin approuvé contre le virus Bundibugyo. Bien que des traitements candidats soient envisagés pour des essais cliniques et que des travaux visant à accélérer l'évaluation des vaccins candidats soient en cours, la lutte contre l'épidémie repose sur une mise à l'échelle des interventions de santé publique comme décrit ci-après.
Coordination et collaboration de haut niveau
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Déclarer que l'épidémie de MVB constitue une urgence sanitaire, au niveau national ou infranational, conformément à la législation nationale, et selon qu'il conviendra.
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Activer les mécanismes nationaux de gestion des catastrophes et des situations d'urgence et mettre en place un centre d'opérations d'urgence, sous l'autorité du Chef de l'État ou de l'autorité gouvernementale compétente, afin de coordonner les activités de riposte entre les différents partenaires et secteurs pour garantir une mise en œuvre et un suivi efficients et efficaces des mesures globales de lutte contre la MVB. Ces mesures doivent inclure une surveillance renforcée, y compris l'identification des cas ; la recherche des contacts ; la lutte anti-infectieuse, la communication sur les risques et la mobilisation communautaire ; les tests de diagnostic en laboratoire, la prise en charge des cas et des enterrements dignes et sécurisés. Des mécanismes de coordination et de riposte doivent être mis en place au niveau national, ainsi qu'au niveau infranational dans les zones où le virus a été détecté et celles à risque.
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Établir et maintenir à jour un registre des signaux correspondant à la MVB (« alertes »), y compris l'état d'avancement des enquêtes menées à leur sujet.
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Mettre au point et actualiser une liste des cas suspects - y compris ceux identifiés par l'intermédiaire de la surveillance syndromique ainsi que les cas probables et les cas confirmés de MVB.
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Établir et mettre à jour la liste des contacts de tous les cas confirmés et probables de MVB, et assurer le suivi de chaque contact pendant 21 jours après la date de la dernière exposition connue. Du fait de l'évolution de l'épidémie et des ressources disponibles, il pourrait s'avérer nécessaire de hiérarchiser les contacts à identifier et à suivre en fonction des risques.
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Mener des négociations, le cas échéant, et établir des couloirs de sécurité, y compris transfrontaliers, afin de permettre aux intervenants et intervenantes d'atteindre en toute sécurité les communautés touchées et aux communautés de recevoir des soins de santé adaptés.
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Notifier l'OMS, par l'intermédiaire du point focal RSI à l'OMS au sein du Bureau régional de l'OMS, la détection de cas présumés, probables ou confirmés de MVB, conformément aux définitions de cas standardisées de l'OMS qui peuvent être consultées ici.
Communication sur les risques et mobilisation communautaire
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Mettre en œuvre des interventions à grande échelle afin de renforcer la confiance et la mobilisation communautaire - en utilisant tous les canaux de communication fiables disponibles, en travaillant en étroite collaboration avec les dirigeants religieux et traditionnels locaux, ainsi que les guérisseurs traditionnels - afin que les communautés soient pleinement conscientes des risques et bénéfices des mesures de lutte, et contribuent et soutiennent activement la détection précoce et l'isolement précoce des cas ; procéder à l'identification et au suivi des contacts ; et à des enterrements dignes et sécurisés.
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Renforcer la sensibilisation, la mobilisation et la participation communautaires, afin d'établir un climat de confiance et de renforcer celle-ci, notamment en identifiant et en abordant les normes et les croyances culturelles qui peuvent constituer des obstacles à leur pleine participation à la riposte ; et en intégrant les interventions et les retours d'information des communautés dans la riposte plus large, afin de répondre aux besoins de la population, en particulier dans le contexte de la crise humanitaire prolongée dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo.
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Former les dirigeant(e)s communautaires en leur expliquant les raisons justifiant l'application de mesures de santé publique, notamment l'isolement des cas, la surveillance des contacts et les enterrements effectués dans des conditions sûres et dignes, non stigmatisantes et non punitives.
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Activer des réseaux locaux, notamment des agentes et agents de santé communautaires, des volontaires de la Croix-Rouge et d'autres acteurs communautaires de confiance pour promouvoir des comportements de protection ; faciliter la détection précoce et l'orientation des cas suspects de MVB ; appuyer les activités de recherche des contacts ; et recueillir et transmettre les retours d'information de la communauté afin d'améliorer l'acceptation des mesures de santé publique.
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Favoriser le respect des restrictions de déplacement associées à l'application de mesures de lutte, en fournissant de la nourriture, de l'eau, des informations, ainsi qu'un soutien financier et psychosocial.
Surveillance et laboratoire
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Renforcer les systèmes de surveillance et les capacités des laboratoires, décentralisés au niveau des premières entités administratives infranationales (par exemple, les provinces) pour la détection établie du virus ainsi que dans les entités administratives infranationales voisines, par les moyens suivants :
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des équipes dédiées à la surveillance et à la riposte dans chaque zone de santé et dans les zones de santé voisines considérées comme étant à haut risque d'introduction de la MVB ;
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la recherche active de cas et la surveillance communautaire renforcée pour les clusters de maladies ou décès inexpliqués ;
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l'enquête sur les « alertes » dans les 24 heures suivant la détection ;
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la mise à l'échelle et le renforcement des capacités de laboratoires en matière de transcription inverse suivie d'une amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR) afin d'effectuer des tests rapides de recherche du virus, y compris l'établissement de protocoles pour la collecte sans risque des échantillons, les voies de transfert des échantillons, la formation à la biosécurité pour les employé(e)s de laboratoire ;
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la décentralisation des capacités des laboratoires devrait être envisagée afin de permettre un délai de traitement rapide et de soutenir les soins aux patientes et patients, ainsi que les éventuels essais cliniques qui pourraient avoir lieu. Les laboratoires de terrain doivent être installés conformément aux normes de biosûreté et de biosécurité. Un essai mené à proximité d'un lieu de soins peut être envisagé à condition que ses performances soient validées selon les normes actuelles en matière de RT-PCR.
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NB : la plateforme GeneXpert ne peut pas détecter le virus Bundibugyo.
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Identification et suivi, pendant 21 jours après la date de la dernière exposition connue, de l'état de santé des contacts des cas suspects, probables et confirmés de MVB. Évaluation et enregistrement quotidiens de l'état de santé des contacts faisant l'objet d'un suivi. Tout contact développant des symptômes compatibles avec la maladie à virus Bundibugyo doit être évalué, isolé, testé et pris en charge.
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Mise en place d'un mécanisme de suivi de l'évolution des indicateurs liés à la performance des activités de traçage des contacts.
Lutte anti-infectieuse dans les établissements de santé et le cadre des soins
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Il convient de renforcer les mesures destinées à prévenir les infections nosocomiales, notamment la cartographie systématique des établissements de santé, le triage, les interventions ciblées de lutte anti-infectieuse ainsi que la surveillance et le suivi durables.
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Dispenser une formation continue en matière de lutte anti-infectieuse aux agent(e)s de santé, y compris l'utilisation appropriée des équipements de protection individuelle (EPI).
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Fournir aux établissements de santé un approvisionnement suffisant en EPI appropriés pour garantir la sécurité et la protection de leur personnel, des ressources pour le paiement rapide de leurs salaires et, le cas échéant, une indemnité de risque.
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Établir des canaux permettant aux agent(e)s de santé de signaler une exposition, de faire l'objet d'un suivi à la suite de cette exposition et d'avoir accès à un soutien psychosocial et, dans la mesure du possible, à une prophylaxie post-exposition dans le cadre d'un usage compassionnel ou d'un essai clinique. Toute exposition professionnelle des agent(e)s de santé doit faire l'objet d'une enquête afin de permettre de prendre des mesures correctives immédiatement.
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Envisager de renforcer les capacités communautaires en matière de lutte anti-infectieuse en formant les dirigeant(e)s communautaires, et en mettant l'accent sur le fait que l'hygiène des mains contribue non seulement à maîtriser l'épidémie de MVB, mais réduit aussi le risque de transmission d'autres maladies transmissibles présentes dans les mêmes zones. L'hygiène des mains sera facilitée dans les lieux critiques, tels que les écoles, les églises, les bars, les marchés, les lieux de rassemblement locaux, les points d'entrée, etc.
Orientation des patientes et des patients et accès à des soins intensifs sûrs et optimisés
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Établir des centres ou unités dédiés à l'isolement et au traitement de la MVB pour les cas suspects, probables et confirmés, situés dans des zones ou la détection du virus est avérée ou à proximité de ces zones, avec des personnels en quantité suffisante qui soient formés et dotés de moyens pour mettre en place des soins intensifs de soutien optimisés.
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Mettre en place des protocoles pour transférer en toute sécurité les patientes et patients chez qui une MVB est suspectée vers des établissements de santé dédiés pour leur isolement, leur évaluation et leur traitement, dans la cadre d'une approche humaine et centrée sur le patient ou la patiente. Il s'agit notamment des équipes d'ambulance formées, des mécanismes permettant de notifier l'établissement de santé qui reçoit les cas, l'application des précautions de lutte anti-infectieuse appropriées lors du transfert, ainsi que des protocoles de décontamination pour les véhicules et les équipements.
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Établir des protocoles pour la manipulation et l'élimination des déchets médicaux, conformément aux principes de biosécurité.
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Mettre en place des programmes de suivi des survivantes et survivants, incluant des soins cliniques, des conseils, des analyses de sperme, des conseils sur la santé sexuelle et les préservatifs le cas échéant, ainsi que des programmes de soutien psychosocial et de réduction de la stigmatisation.
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Maintenir l'ensemble des services de santé essentiels, notamment en fournissant du matériel de lutte anti-infectieuse afin de leur permettre de fonctionner en toute sécurité. Il s'agit notamment, au minimum, du diagnostic et du traitement du paludisme, ainsi que des services de santé de la mère et de l'enfant.
Enterrements dignes et sécurisés
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Mettre en place des protocoles faisant en sorte que les funérailles et les enterrements soient effectués par du personnel bien formé, en autorisant la présence de la famille et en permettant les pratiques culturelles, et conformément aux lois et règlements sanitaires nationaux.
Opérations, approvisionnement et logistique
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Établir un soutien logistique pour maintenir un approvisionnement solide en EPI, produits de diagnostic, traitements et autres produits médicaux, ainsi qu'en équipements de lutte anti-infectieuse, y compris pour un enterrement sécurisé.
Santé aux frontières, voyages internationaux et rassemblements de masse
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Renforcer, par des accords entre pays partageant une frontière, la surveillance aux postes-frontières et dans les zones frontalières.
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Mettre en place des mesures, conformément aux lois et règlements nationaux, pour empêcher les cas suspects, probables et confirmés de MVB, ainsi que leurs contacts, d'effectuer des voyages internationaux, sauf si le voyage fait partie d'une évacuation médicale justifiée.
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Empêcher le déplacement transfrontalier du corps à la suite du décès d'un cas suspect, probable ou confirmé de MVB, sauf autorisation par accord bilatéral.
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Mettre en place un dépistage à la sortie à tous les points d'entrée (aéroports, ports et postes-frontières) comprenant, au minimum, un questionnaire englobant les antécédents d'exposition potentielle à la MVB, une prise de température et, en cas de fièvre, une évaluation approfondie du risque que celle-ci soit causée par la MVB, par du personnel formé et équipé d'EPI. Toute voyageuse ou tout voyageur présentant des symptômes évocateurs de cette maladie ne doit pas être autorisé à voyager, sauf dans le cadre d'une évacuation médicale justifiée.
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Informer l'OMS, par l'intermédiaire du point de contact RSI au sein du Bureau régional de l'Organisation, de l'application de toute mesure adoptée liée au trafic international.
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Envisager de reporter les rassemblements de masse jusqu'à ce que la transmission de la MVB soit interrompue.
Recherche-développement de mesures médicales de lutte
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Collaborer, dans la mesure du possible, avec des partenaires de recherche et des institutions internationales afin :
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de définir une stratégie de laboratoire robuste et de mener d'urgence des études comparatives directes des diagnostics par PCR pour valider ou invalider la plateforme PCR (Radione®) actuellement utilisée sur le terrain.
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de mettre en œuvre des essais cliniques conformes aux principes éthiques et scientifiquement rigoureux afin de faire progresser la mise au point et l'utilisation de traitements candidats, pour la prise en charge et la prophylaxie postexposition, ainsi que pour les vaccins.
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d'établir, dans le but de soutenir la recherche, des procédures nationales d'évaluation réglementaire et éthique rapides et efficaces, une mobilisation communautaire, la pharmacovigilance (le cas échéant), des dispositions relatives au partage des données et à l'accès équitable.
À l'intention des États Parties partageant une frontière terrestre avec des États Parties dans lesquels une détection du virus Bundibugyo a été établie
Au 22 mai 2026, le Secrétariat de l'OMS considérait le risque comme « élevé » au niveau régional.
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Établir un mécanisme national de coordination coordonné avec les niveaux infranationaux.
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Renforcer rapidement la capacité de réaction face aux cas de MVB, notamment en mettant en place une surveillance active des établissements de santé qui ne signalent pas de cas ; renforcer la surveillance communautaire pour les clusters de décès inexpliqués ; permettre l'accès à des laboratoires qualifiés pour diagnostiquer la MVB ; sensibiliser les personnels de santé à cette maladie ; former les personnels de santé aux précautions relatives à la lutte anti-infectieuse ; constituer des équipes d'intervention rapide pour mener les enquêtes et prendre en charge les personnes atteintes de cette maladie et leurs contacts ; établir un mécanisme pour l'identification et le suivi des contacts.
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Mettre en place les capacités nécessaires au(x) laboratoire(s) national (aux) de référence pour effectuer, en temps opportun et en toute sécurité, des tests de dépistage du virus Bundibugyo ainsi que les tests de diagnostic différenciés pertinents. On peut envisager d'envoyer les échantillons à un laboratoire de référence international afin de procéder à une comparaison entre laboratoires dans le cadre de la mise en œuvre d'un programme d'assurance qualité externe.
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Mener des opérations internationales de recherche des contacts si nécessaire, notamment en recueillant des informations auprès des entreprises de transport aérien et d'autres exploitants de moyens de transport ; identifier les contacts associés aux moyens de transport lors d'un voyage international, et communiquer avec les États Parties identifiés comme destination finale de ces contacts.
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Intensifier les activités de communication sur les risques et de mobilisation communautaire, dans les communautés résidant dans les zones frontalières et aux points d'entrée, y compris les aéroports et les ports ayant une connexion directe avec les États Parties dans lesquels une détection du virus Bundibugyo a été établie, et fournir au grand public des informations exactes et à jour concernant l'épidémie de MVB ainsi que les mesures visant à réduire le risque d'exposition.
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Mettre en place des dispositifs permettant de lutter contre la MVB au moyen d'exercices de simulation portant sur la gestion des « alertes » liées à cette maladie, y compris au niveau transfrontière ; le transfert des échantillons ; l'activation d'équipes et de mécanismes d'intervention rapide.
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Établir, dans le but de soutenir la recherche, des procédures nationales d'évaluation réglementaire et éthique rapides et efficaces, une mobilisation communautaire, la pharmacovigilance (le cas échéant), des dispositions relatives au partage des données et à l'accès équitable.
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Santé aux frontières et voyages internationaux
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Fournir aux voyageuses et voyageurs des informations exactes et actualisées concernant l'épidémie de MVB ainsi que des mesures pour réduire le risque d'exposition, y compris en conseillant de ne pas se rendre dans les régions dans lesquelles une détection du virus Bundibugyo a été établie.
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Renforcer, par des accords entre pays partageant une frontière, la surveillance aux postes-frontières. Cela inclut la mise en place de mécanismes de coordination pour la détection et l'évaluation des voyageuses et voyageurs atteints d'affections fébriles inexpliquées, et le partage rapide d'informations concernant les contacts qui ont, ou auraient pu franchir, la frontière, permettant ainsi la continuité du suivi.
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Prépositionner les EPI, les autres équipements de lutte anti-infectieuse, les kits de prélèvement d'échantillons, les formulaires d'enquête sur les cas et le matériel nécessaire à un enterrement sécurisé dans les zones frontalières adjacentes à celles dans lesquelles une détection du virus Bundibugyo a été établie.
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Mettre en œuvre les plans d'urgence sanitaire dans les aéroports et les ports, en collaboration avec les exploitants de moyens de transport, afin de détecter, d'évaluer et de prendre en charge les voyageuses et voyageurs en provenance d'États Parties dans lesquels une détection du virus Bundibugyo a été établie, qui présentent des symptômes compatibles avec la MVB, ainsi que d'identifier leurs contacts, conformément aux protocoles établis. Il faut pour cela disposer de personnels formés et de mécanismes d'orientation, et mettre en œuvre des mesures de lutte anti-infectieuse.
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Assurer la coordination avec les exploitants de moyens de transport afin de faciliter la communication rapide aux autorités compétentes, avant l'arrivée, de tout cas suspect de MVB à bord des moyens de transport, et d'identifier les personnes contact dans ces moyens de transport lors d'un voyage international. L'identification de ces contacts suppose, le cas échéant, la communication de renseignements personnels aux États Parties identifiés comme destination finale de ces contacts.
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Au moment où ces recommandations temporaires sont émises, il n'est recommandé ni de suspendre les liaisons aériennes ou maritimes avec les États Parties dans lesquels une détection du virus Bundibugyo a été établie, ni de refuser l'entrée aux voyageurs et aux moyens de transport en provenance de ces États Parties.
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Informer l'OMS, par l'intermédiaire du point de contact RSI de l'OMS, de la mise en œuvre de toute mesure liée au trafic international adoptée.
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Considérer comme une urgence sanitaire, notamment au moyen d'une déclaration officielle conformément à la législation nationale, la détection d'un cas suspect ou confirmé de MVB, d'un contact de ce cas, ou d'un cluster de décès inexpliqués. Il s'agit notamment d'enquêter sur chacun de ces cas dans les 24 heures et, en mettant en place des mesures d'isolement et de prise en charge, d'établir un diagnostic définitif, ainsi que de procéder à l'identification et au suivi des contacts.
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Informer immédiatement l'OMS, par l'intermédiaire du point de contact RSI dans les bureaux régionaux de l'Organisation, de tout cas suspect, probable ou confirmé de MVB, conformément aux définitions de cas standardisées de l'OMS qui peuvent être consultées ici.
En présence d'un cas de MVB, les recommandations temporaires à l'intention des États Parties dans lesquels une détection du virus Bundibugyo a été établie s'appliquent.
À l'intention de tous les autres États Parties
Au 22 mai 2026, le Secrétariat de l'OMS considérait le risque comme « faible » pour ces États Parties.
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Prendre des dispositions pour détecter, évaluer, signaler et prendre en charge les voyageuses et voyageurs présentant une affection fébrile inexpliquée et arrivant de zones dans lesquelles une détection du virus Bundibugyo a été établie. Il s'agit notamment, mais pas uniquement, de diffuser la définition des cas de MVB aux établissements de santé publics et privés, y compris les cliniques santé-voyage et les médecins généralistes ; d'identifier des laboratoires qui pratiquent des tests de dépistage du Bundibugyo ; d'identifier des structures d'isolement permettant une évaluation et des soins cliniques en toute sécurité.
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Fournir aux organisations non gouvernementales et autres entités déployant du personnel à l'international pour lutter contre l'épidémie de MVB des informations sur les risques, des mesures pour réduire au maximum le risque d'exposition et des conseils en cas d'exposition potentielle.
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Se préparer à faciliter l'évacuation et le rapatriement de leurs ressortissantes et ressortissants (par exemple les soignantes et les soignants) exposés à des cas de MVB.
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Fournir au grand public des informations exactes et actualisées concernant l'épidémie de MVB ainsi que des mesures pour réduire le risque d'exposition, y compris en conseillant de ne pas voyager dans les régions pour lesquelles une détection du virus Bundibugyo a été établie.
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Santé aux frontières et voyages internationaux
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Fournir des informations exactes et actualisées concernant l'épidémie de MVB aux cliniques santé- voyage, aux autres établissements et personnels de santé, et conseiller de ne pas se rendre dans les régions dans lesquelles une détection du virus Bundibugyo a été établie.
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Fournir, aux points d'entrée, aux voyageuses et voyageurs arrivant dans le pays des informations sur les mesures à prendre s'ils présentent des symptômes évocateurs de la MVB dans les 21 jours suivant leur arrivée.
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Agir en coordination avec le secteur des transports, y compris les opérateurs de moyens de transport et de points d'entrée, pour la prise en charge rapide des cas suspects de MVB, y compris la communication avant l'arrivée si la personne est à bord ; ainsi que pour l'identification de ses contacts à bord du moyen de transport. L'identification de ces contacts suppose, le cas échéant, la communication de renseignements personnels aux États Parties identifiés comme destination finale de ces contacts.
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Au moment où ces recommandations temporaires sont émises, il n'est recommandé ni de suspendre les liaisons aériennes en provenance des États Parties dans lesquels une détection du virus Bundibugyo a été établie, ni de refuser l'entrée aux voyageuses et voyageurs et aux moyens de transport en provenance de ces États Parties.
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Informer l'OMS, par l'intermédiaire du point de contact RSI, de la mise en œuvre de toute mesure adoptée liée au trafic international.
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Informer immédiatement l'OMS, par l'intermédiaire du point de contact RSI dans les bureaux régionaux de l'Organisation, de tout cas suspect, probable ou confirmé de MVB, conformément aux définitions de cas standardisées de l'OMS qui peuvent être consultées ici.
En présence d'un cas de MVB, les recommandations temporaires à l'intention des États Parties dans lesquels la détection du virus Bundibugyo a été établie s'appliquent.
Tous les États Parties
Rapports sur la mise en œuvre des recommandations temporaires
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Chaque trimestre, rendre compte à l'OMS de l'état d'avancement de l'application des recommandations temporaires et des difficultés liées à leur mise en œuvre, à l'aide d'un outil et de canaux normalisés qui seront mis à disposition par l'OMS, permettant aussi le suivi des progrès réalisés et l'identification des lacunes de la riposte nationale.