European Commission Representation in Belgium

03/02/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/01/2026 17:17

Mobiele scanners en Europese samenwerking in de strijd tegen drugshandel

Kristian Vanderwaeren, administrateur général de l'administration des Douanes et Accises devant les scanners mobiles cofinancés par l'UE au port d'Anvers. Copyright : European Commission, 2025.

Vous préférez la vidéo au texte ? Vous la trouverez en bas de page.

Sara Van Cotthem travaille depuis 10 ans comme chargée de communication pour l'administration des Douanes et Accises. Son terrain d'action est le port d'Anvers, l'une des principales portes d'entrée de l'Europe. Les conteneurs vont et viennent, jour et nuit. Elle explique : « Notre région douanière d'Anvers ne représente qu'un pour cent du territoire belge, mais 22 % de tous les douaniers travaillent ici. Presque tout ce que vous achetez en magasin est passé un jour par ce port. »

Sara Van Cotthem, chargée de communication pour l'administration des Douanes et Accises. Copyright : Douanes et Accises belges.

Mais parmi ces millions de marchandises se trouvent également des cargaisons illégales : des drogues, dissimulées par des réseaux criminels internationaux. « Il est impossible de fermer hermétiquement un port historique comme Anvers », expose Sara. « Cela rend les contrôles beaucoup plus complexes. »

Le port d'Anvers entretient depuis longtemps des liens étroits avec l'Amérique du Sud, où la cocaïne est produite. Grâce à sa situation centrale et à ses liaisons rapides par route, rail et voie navigable, le port est attractif pour les trafiquants qui veulent acheminer leurs drogues le plus rapidement possible en Europe. La politique en matière de drogue entraîne une augmentation de l'insécurité et de la violence, mais pose également d'autres problèmes. Citons notamment les problèmes de santé et la pression supplémentaire sur les soins de santé, les dommages environnementaux causés par le déversement de déchets chimiques ou encore les sociétés fantômes dans nos villes. Pour toutes ces raisons P, la lutte contre la drogue figure en bonne place dans l'agenda européen.

Des scans intelligents

Il est impossible pour les douanes d'ouvrir chaque conteneur, comme il y en a plus de sept millions qui passent par le port d'Anvers chaque année. « Nous devons faire des choix intelligents », explique Sara. « Sinon, l'économie s'arrêterait. » C'est pourquoi tout se fait sur la base d'une analyse des risques. Des données sont disponibles pour chaque conteneur qui arrive : origine, destination et entreprises concernées. Si le risque est suffisamment élevé, un contrôle ciblé est effectué. « C'est comme l'analyse d'un match de football : un match pour le titre demande plus d'attention qu'un match entre deux équipes de milieu de tableau. Un match, ou un conteneur, entraîne plus de risques qu'un autre. »

C'est précisément là que les scanners mobiles font la différence. En partie grâce à un financement européen, neuf scanners mobiles circulent actuellement en Belgique, dont cinq à Anvers. Le grand avantage : les conteneurs peuvent être scannés immédiatement au terminal, juste après leur arrivée. « Auparavant, les conteneurs devaient souvent être acheminés vers un poste de scan fixe », explique Sara. « Cela prenait du temps. Et pendant ce temps, les criminels pouvaient parfois déjà décharger la cargaison. » Les scanners mobiles fournissent également des images plus nettes et peuvent être utilisés jour et nuit. « Ils peuvent être installés aujourd'hui au terminal A et demain au terminal B. Cette flexibilité complique la tâche des contrebandiers. »

Un scanner mobile en action au port d'Anvers. Copyright : European Commission, 2025.

Plus forts ensemble

Selon les services de sécurité, le renforcement des contrôles a donc clairement un effet : les organisations criminelles recherchent de plus en plus souvent des itinéraires alternatifs ou expédient des quantités plus faibles. Dans le même temps, nous constatons également des méthodes de contrebande de plus en plus inventives : les drogues sont dissimulées dans des fruits, des machines, des textiles, des faux murs ou même des troncs d'arbres. « Ce ne sont pas des amateurs », explique Sara. « Ils sont organisés comme de grandes entreprises. Cela reste un jeu du chat et de la souris. » L'impact des contrôles est visible. En 2025, les douanes belges ont intercepté environ 55 tonnes de cocaïne à Anvers.

De plus, le trafic de drogue ne s'arrête pas à la frontière. Si un port renforce ses contrôles, les criminels tentent de se rabattre sur d'autres itinéraires. C'est pourquoi la coopération européenne est essentielle pour partager les informations et les méthodes efficaces. Europol joue un rôle central à cet égard en réunissant les services de police et des douanes. « Ce n'est pas un problème belge », souligne Sara. « Si le trafic se déplace vers d'autres ports, le problème n'est pas résolu. »

En 2025, 72 501 scans ont été effectués. L'ambition est beaucoup plus grande : à terme, les douanes souhaitent passer à 350 000 voire à 400 000 scans par an, non seulement dans le port d'Anvers, mais aussi dans d'autres ports (aériens).

Sara espère que ces efforts continueront à porter leurs fruits. « Je souhaite avant tout que la criminalité liée à la drogue ait moins de place, ici et ailleurs en Europe. Elle doit rester loin de chez nous et ne pas simplement se déplacer vers un autre port. »

Grâce notamment à un investissement européen de 21,68 millions d'euros, la Belgique dispose aujourd'hui de 9 scanners mobiles permettant de contrôler les conteneurs directement au terminal, peu après leur arrivée. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une coopération européenne plus large, dans laquelle les douanes, la police et la justice partagent des informations au-delà des frontières.

Regardez notre reportage vidéo avec les témoignages de Charlotte Colman (UGent), coordinatrice interfédérale en matière de lutte contre la drogue, Manolo Tersago (Police fédérale belge - Europol), officier de liaison et Kristian Vanderwaeren (Douanes et Accises), administrateur général.

Détails

Date de publication
2 mars 2026
AuteurReprésentation en Belgique
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