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Prime Minister of Hungary

02/23/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/24/2026 04:15

Intervention de Viktor Orbán avant l’ordre du jour

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs,

Conformément à nos usages constitutionnels, au début de la session parlementaire de printemps, je présente au nom du gouvernement un rapport devant l'Assemblée nationale.

Permettez-moi tout d'abord de rappeler qu'entre les deux sessions, des conditions météorologiques exceptionnelles ont frappé la Hongrie. La situation liée aux chutes de neige a exigé des décisions et des mesures rapides. Une cellule opérationnelle a été mise en place pour coordonner les interventions nécessaires : nous avons secouru ceux qui en avaient besoin et apporté assistance à toutes les personnes en difficulté. Près de 800 engins et 2 300 personnes ont été mobilisés. Le coût des opérations, financé par le budget de l'État, a dépassé les 10 milliards de forints. Comme lors des importantes chutes de neige du mois de janvier, nous sommes parvenus à maîtriser les circonstances exceptionnelles qui se sont formées ce week-end dans l'ouest de la Hongrie. Je vous informe que 12 000 logements se sont retrouvés privés d'électricité et que le réseau a été paralysé sur 40 kilomètres. Selon les rapports reçus ce matin, seules 85 habitations sont encore privées d'électricité. Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont participé à ces opérations. La vague de froid exceptionnelle du mois de janvier a également mis à rude épreuve le budget des familles ; c'est pourquoi le gouvernement a décidé de prendre en charge 30 % des factures de gaz du mois de janvier. C'est le gel des tarifs énergétiques. Le financement nécessaire, soit 55 milliards de forints, sera assuré par les négociants et les producteurs d'énergie, ainsi que par la réserve budgétaire. Avec toute la modestie requise, je dois toutefois souligner que seule la Hongrie a été le seul pays d'Europe à avoir été en mesure de prendre une telle mesure.

Mesdames et Messieurs les Députés,

S'agissant de l'économie, depuis le 1er janvier, nous avons augmenté de 50 % l'avantage fiscal accordé aux familles. Cela signifie qu'avec la hausse de 50 % prévue en juillet, cet avantage aura été doublé. Ainsi, le revenu d'un million de familles a augmenté. Depuis le 1er janvier de cette année, après les mères de trois enfants ou plus, les mères de deux enfants âgées de moins de 40 ans, ainsi que toutes les mères de moins de 30 ans, sont exonérées d'impôt sur le revenu à vie. Grâce à ces mesures, un demi-million de mères ont désormais été exonérées de l'impôt sur le revenu. Au cours des trois prochaines années, indépendamment de leur âge, toutes les mères de deux enfants seront exonérées d'impôt sur le revenu, de sorte que, d'ici trois ans, un total d'un million de mères hongroises bénéficieront d'une exonération fiscale à vie. C'est sans précédent ! Une telle mesure n'existe qu'en Hongrie, Mesdames et Messieurs les Députés.

Le gouvernement a décidé d'introduire une 14e mensualité de pension de retraite. Le premier versement, dû cette année, a d'ores et déjà été effectué au début du mois de février. Outre les treizième et quatorzième mensualités, les pensions ont augmenté de 3,6 % depuis le 1er janvier de cette année. Je tiens également à informer l'Assemblée que, malgré les pressions exercées par Bruxelles, nous avons maintenu, et continuerons de maintenir, les mesures de protection des tarifs énergétiques ; c'est pourquoi les familles hongroises continuent d'acquitter les factures de gaz et d'électricité les plus basses de l'Union européenne. Pour une consommation moyenne, la facture annuelle s'élève à environ 250 000 forints ; pour une consommation équivalente de gaz et d'électricité, il nous en coûterait 800 000 forints en Pologne et plus d'un million de forints en République tchèque.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Comme vous le savez, depuis le 1er septembre, nous avons lancé le programme d'accession à la propriété le plus ambitieux depuis la transition démocratique, avec un prêt à taux fixe de 3 %. Apport personnel de 10 %, taux d'intérêt fixe de 3 %, plafond de prêt de 50 millions de forints, durée pouvant aller jusqu'à 25 ans. Je vous informe que, à la mi-février, près de 25 000 contrats avaient déjà été conclus. Le développement de plusieurs dizaines de milliers de maisons individuelles et d'appartements en immeubles collectifs va ainsi être lancé, générant un volume d'investissement considérable et des milliers de nouveaux emplois pour l'ensemble de l'économie hongroise. Je vous informe que, depuis le 1er janvier 2026, le salaire minimum a augmenté de 11 %, pour atteindre 322 800 forints, tandis que le salaire minimum garanti a progressé de 7 %, pour s'établir à 373 200 forints. L'objectif du gouvernement est que cette croissance se poursuive au cours du prochain cycle et que le salaire brut moyen atteigne un million de forints. Cet objectif est désormais à portée de main. Je remercie les syndicats et les employeurs pour leur coopération ; cet accord leur doit pour l'essentiel sa concrétisation. Outre le salaire minimum, nous avons également procédé à d'importantes hausses de rémunération dans le secteur public. Depuis janvier, les salaires des enseignants et des éducateurs de la petite enfance ont augmenté en moyenne de 10 % supplémentaires, portant leur rémunération moyenne à 950 000 forints bruts. Les salaires des personnels de la formation professionnelle ont également été relevés de 10 %. Ces revalorisations permettront à plus de 170 000 enseignants de bénéficier de conditions de vie dignes. Depuis janvier, les rémunérations des agents travaillant dans les administrations des petites communes, dans le secteur culturel ainsi que dans le domaine social ont été augmentées de 15 %, ce qui concerne plus de 180 000 personnes. Dans le secteur de la gestion de l'eau, les salaires ont déjà été augmentés de 30 % en 2025 ; une hausse de 15 % interviendra cette année, suivie d'une nouvelle revalorisation de 10 % en 2027. Je vous informe que le programme triennal de revalorisation salariale des personnels de la justice progresse conformément aux prévisions : d'ici 2027, les salaires des juges augmenteront de 48 %, ceux des assistants de justice de 89 %, et ceux des personnels judiciaires de 100 %. Je vous informe que la prime exceptionnelle équivalente à six mois de rémunération a été versée ; près de 80 000 policiers, militaires, agents des douanes, gardes-frontières et élèves-officiers en ont bénéficié.

Je vous informe que, depuis octobre 2025, 23 000 entreprises ont adhéré au programme Széchenyi à taux fixe de 3 %, ce qui représente un volume de crédit d'environ 1 200 milliards de forints. Je vous informe que, pour les travailleurs indépendants, nous avons relevé le seuil d'exonération de TVA : depuis le 1er janvier, il est fixé à 20 millions de forints et sera porté à 24 millions. Je remercie la Chambre de commerce et d'industrie pour sa coopération. Je vous informe que le gouvernement a lancé un plan d'action en 5+1 points en faveur du secteur de la restauration. Ce programme apportera un soutien à 9 500 restaurants et 3 000 pâtisseries, pour un montant total de plus de 100 milliards de forints. Je vous informe qu'au début de cette année, une décision a été prise de prolonger le plafonnement des marges commerciales visant à contenir l'inflation. Je vous informe que, pour le prêt professionnel sans intérêt de 4 millions de forints destiné aux jeunes actifs de moins de 25 ans, le nombre de demandeurs a dépassé les 40 000 en janvier. Dans le cadre du Programme de rénovation des logements en milieu rural, accessible dans les communes de moins de 5 000 habitants et offrant une subvention non remboursable de 3 millions de forints, le nombre de bénéficiaires a franchi le seuil des 50 000 en janvier. Je vous informe que le gouvernement a décidé de lancer un appel à projets pour l'installation de panneaux solaires, prévoyant une subvention non remboursable de 2,5 millions de forints par foyer ; plus de 100 000 candidatures ont déjà été déposées.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Je dois également informer l'Assemblée nationale que, fait sans précédent dans l'histoire de notre pays, notre voisin oriental, l'Ukraine, en guerre, bloque depuis le 27 janvier les livraisons de pétrole transitant par l'oléoduc Droujba. Je vous informe que le gouvernement a examiné la situation et a constaté qu'il n'existe aucun obstacle technique à la reprise des livraisons. La décision de remettre en service l'oléoduc appartient à l'Ukraine. Il apparaît de plus en plus clairement qu'il s'agit d'un chantage politique ouvert. Il est de notoriété publique que les relations diplomatiques entre la Hongrie et l'Ukraine ont atteint un point bas. Les autorités ukrainiennes exigent que la Hongrie se détourne de l'énergie russe, qu'elle fournisse un soutien financier à l'Ukraine et qu'elle appuie son adhésion à l'Union européenne. De surcroît, les autorités ukrainiennes profèrent ouvertement des menaces à l'encontre du gouvernement hongrois et de ses dirigeants à titre personnel. Je tiens à informer l'Assemblée que le gouvernement national ne cédera à aucune forme de chantage. Il ne déviera pas de son programme sous l'effet de quelque menace que ce soit et agira conformément au serment constitutionnel qui le lie. Il agira exclusivement dans l'intérêt du peuple hongrois et ne cédera à aucune exigence émanant de puissances étrangères. Nous demeurons attachés à notre indépendance et à notre souveraineté. Et nous demeurons également attachés à nos droits, car l'État ukrainien a conclu en 2014 un accord d'association avec l'Union européenne, auquel nous sommes également parties. Conformément à l'article 275 de cet accord, l'Ukraine s'est engagée à garantir l'inviolabilité du transit énergétique à destination des États membres de l'Union européenne transitant par son territoire. L'approvisionnement pétrolier de la Hongrie doit donc être assuré par l'Ukraine en vertu de cet accord d'association avec l'Union européenne, et ne saurait en aucun cas être utilisé comme un instrument politique. Ce que fait actuellement l'Ukraine constitue une violation manifeste de cet accord. Nous ne l'acceptons pas et entendons faire valoir nos droits.

Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Président,

L'attitude de Bruxelles dans cette affaire est pour le moins ambiguë. L'article 222 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne impose à l'Union le devoir de porter assistance à tout État membre victime d'un préjudice causé par un tiers. Bruxelles devrait se tenir aux côtés de la Hongrie, mais ne le fait pas. Les faits montrent que, au lieu de soutenir l'État membre qu'est la Hongrie, Bruxelles s'est rangée du côté de l'Ukraine, qui n'appartient pas à l'Union.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Il est de notoriété publique que la Hongrie et Bruxelles ont des positions divergentes sur la guerre, sur le financement de l'Ukraine et sur son adhésion à l'Union européenne. Pourtant, dans la situation actuelle, Bruxelles doit défendre les intérêts de la Hongrie. Le fait qu'elle ne le fasse pas constitue une violation grave des traités au détriment de la Hongrie. Au vu des faits, Monsieur le Président, je dois dire que Bruxelles s'est alliée aux autorités ukrainiennes. Bruxelles et Kiev s'accordent sur le fait que, tant qu'un gouvernement national sera à la tête de la Hongrie, ils ne pourront pas mettre leurs projets à exécution. Ils ne pourront pas nous couper des approvisionnements énergétiques russes, nous ne soutiendrons pas l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, nous ne verserons pas de fonds à l'Ukraine, et nous dirons non à la guerre.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Tout cela se produit cinquante jours avant les élections. Cette initiative constitue donc une ingérence manifeste dans les élections hongroises. Il est légitime de supposer qu'elle vise à modifier le rapport de forces conformément aux intentions de Bruxelles et de Kiev. Mais je tiens à rappeler à chacun que, sur cette question, ce sont les Hongrois qui décideront.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

Le gouvernement a neutralisé la situation d'urgence provoquée par les autorités ukrainiennes. Nous avons ouvert les réserves stratégiques de pétrole et assuré l'approvisionnement énergétique du pays. Chacun peut désormais constater concrètement ce que signifierait une rupture avec l'énergie russe. Cela provoquerait une situation de crise et ruinerait financièrement des centaines de milliers de familles hongroises. Un prix du carburant à mille forints le litre et des factures énergétiques domestiques multipliées par plusieurs seraient tout simplement impossibles à assumer pour les familles. Les grandes entreprises énergétiques occidentales, telles que Shell, y trouveraient leur compte, mais les Hongrois en souffriraient. Or le gouvernement ne se tient pas aux côtés des entreprises énergétiques, ni de Shell, mais de la population. Ce matin, l'écart de prix entre le pétrole occidental et le pétrole russe s'élevait à 13 dollars par baril. Quiconque affirme que la réduction des factures énergétiques peut être maintenue sans énergie russe est soit un imbécile, soit un menteur.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Le gouvernement a également décidé de mesures de rétorsion. En coordination avec la Slovaquie, nous avons suspendu les livraisons de diesel à destination de l'Ukraine. En outre, le gouvernement a opposé son veto au versement des 90 milliards d'euros précédemment alloués à l'Ukraine sans la participation de la Hongrie et sans que celle-ci n'en supporte la charge. Le gouvernement a également décidé d'opposer aujourd'hui, à Bruxelles, son veto au vingtième paquet de sanctions de guerre actuellement en cours d'adoption. Aujourd'hui, à Bruxelles, nous avons annoncé que tant que l'Ukraine ne laissera pas transiter le pétrole russe vers la Hongrie, nous empêcherons toute décision bruxelloise visant à soutenir l'Ukraine.

Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Président,

La guerre russo-ukrainienne se poursuit. Dans ce conflit, 9 000 personnes sont tuées ou deviennent invalides de guerre chaque semaine. Cela représente 36 000 personnes par mois. 400 000 par an. Il s'agit de pertes irréparables et d'une tragédie inimaginable. De plus, la guerre absorbe des ressources financières considérables. L'Union européenne a déjà consacré quelque 200 milliards d'euros à l'Ukraine. Aujourd'hui, en Europe, les prix de l'électricité et du gaz naturel sont trois à quatre fois supérieurs à ceux observés aux États-Unis et en Chine. L'Europe est en train de démanteler sa propre compétitivité. Avec un tel écart de prix de l'énergie, les entreprises européennes ne peuvent, et ne pourront, rivaliser avec leurs concurrentes chinoises et américaines. Je tiens à informer l'Assemblée qu'au cours des dernières années, un million d'emplois ont disparu dans l'industrie européenne. Les secteurs de la chimie et de l'automobile sont particulièrement touchés. 278 000 emplois ont été perdus en Pologne, 161 000 en République tchèque, 144 000 en Roumanie et 129 000 en Allemagne. Au regard de ces éléments, je suis convaincu que l'intérêt de l'Europe est la paix, c'est-à-dire une conclusion rapide de la guerre. Je tiens à informer l'Assemblée que c'est précisément l'inverse qui est en train de se produire. Bruxelles soutient la poursuite de la guerre - ouvertement. La Commission a présenté aux chefs de gouvernement sa stratégie, selon laquelle la Russie est encore en mesure de supporter les charges de la guerre, mais plus pour longtemps. Selon la Commission, l'économie russe sera ébranlée et contrainte d'accepter une paix favorable à l'Ukraine et à l'Union européenne. Toujours selon Bruxelles, pour reprendre leurs propres termes, il convient donc de poursuivre la guerre, car elle peut être gagnée, et c'est ainsi qu'une paix avantageuse pourra être obtenue.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Selon la conviction du gouvernement hongrois, cette stratégie de guerre est erronée. À notre connaissance, aucun fait ne vient étayer la stratégie de guerre poursuivie par Bruxelles. Nous estimons que la Russie sera en mesure de faire fonctionner son économie de guerre et son appareil militaire pendant encore plusieurs années. Nous considérons que l'Ukraine et l'Europe épuiseront leurs stocks militaires, leurs ressources financières et leurs réserves humaines mobilisables avant la Russie. De surcroît, la Russie dispose de capacités militaires nucléaires, et la question de savoir comment vaincre une puissance nucléaire demeure sans réponse.

Mesdames et Messieurs les Députés,

L'Europe n'a pas les moyens financiers de soutenir cette guerre ; elle en sortira durablement affaiblie et s'endettera massivement pour des décennies. Selon le gouvernement, la Hongrie doit rester à l'écart de cette situation. Je tiens à informer l'Assemblée des dépenses financières qui attendent l'Europe, en plus des quelque 200 milliards d'euros déjà engagés. Premièrement : 90 milliards d'euros pour 2026 et 2027. Deuxièmement : 360 milliards d'euros pour l'Ukraine dans le prochain budget, au détriment des dépenses de développement et des aides agricoles, qui seront réduites de 20 %. Troisièmement : la Commission a annoncé et présenté le plan de prospérité ukrainien, soit 800 milliards de dollars. Quatrièmement : les autorités ukrainiennes ont également fait état d'un besoin de 700 milliards d'euros de dépenses militaires.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

Il est impossible de réunir une telle somme. De tels montants ne figurent pas dans le budget commun de l'Union. Et ils ne figurent pas davantage dans les budgets des États membres. Non seulement le budget hongrois n'en dispose pas, mais aucun des États membres n'en dispose ! La politique de Bruxelles conduit tout droit à un endettement généralisé de l'Europe. La dette de cinq États membres dépasse déjà 100 % de leur produit intérieur brut, et plusieurs autres s'en approchent. Ce que fait Bruxelles constitue, non seulement du point de vue militaire, stratégique et géopolitique, mais aussi sur le plan économique, une irresponsabilité majeure, qui relève presque de l'inconscience. Par ailleurs, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous informe que les premiers accords écrits ont été conclus entre la France et le Royaume-Uni, selon lesquels ils seraient prêts à stationner des troupes sur le territoire ukrainien, et que l'Allemagne a exprimé sa volonté de s'y associer.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Aussi douloureux que cela puisse être, il faut regarder la réalité en face : Bruxelles et les grandes puissances européennes se préparent à une guerre avec la Russie. Les conséquences en seraient incalculables. En revanche, il est facile de prévoir que la Hongrie ne pourrait qu'y perdre. Notre expérience historique des guerres en témoigne. C'est pourquoi je demande respectueusement à l'Assemblée, Monsieur le Président, de soutenir le gouvernement afin que nous puissions maintenir la Hongrie à l'écart de la guerre et atténuer ses conséquences en matière de sécurité et de finances.

Je vous remercie de votre attention !

Prime Minister of Hungary published this content on February 23, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on February 24, 2026 at 10:15 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]