07/27/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/27/2026 20:50
La Promesse est une déclaration publique de solidarité qui rassemble des personnalités éminentes de tous les secteurs de la société afin de réaffirmer leur soutien aux réfugiés et au droit de chercher refuge et protection.
Lancée le 28 juillet, jour du 75e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, cette initiative vise à rassembler une large coalition en faveur de la protection des réfugiés, jusqu'au Forum mondial sur les réfugiés de 2027.
Parmi les premiers signataires figurent des responsables religieux, des lauréats du prix Nobel, des artistes et personnalités de la culture, des athlètes et dirigeants sportifs, des chefs d'entreprise, des responsables issus des communautés de réfugiés et des défenseurs des droits humains.
GENÈVE - Alors que le monde marque le 75e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, dans un contexte de déplacements forcés sans précédent et de pression croissante sur les systèmes d'asile, 75 personnalités issues de tous les secteurs de la société se joignent au HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, pour lancer La Promesse, une déclaration mondiale de solidarité avec les réfugiés.
À l'initiative du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, cette démarche entend fédérer une coalition mondiale en faveur de la protection des réfugiés, à l'heure où le système international fait face à des défis grandissants. Par La Promesse, les signataires réaffirment la pérennité des principes fondamentaux de la Convention relative au statut des réfugiés, ainsi que leur engagement à protéger les personnes qui fuient les conflits, la violence et la persécution.
Parmi les 75 premiers signataires figurent les comédiens et cinéastes Cate Blanchett, Angelina Jolie et Ben Stiller ; la championne olympique et présidente du Comité international olympique Kirsty Coventry ; les entrepreneurs Hamdi Ulukaya, Mo Ibrahim et Tadashi Yanai ; les lauréats du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai, Nadia Murad, le Dr Denis Mukwege et Ellen Johnson Sirleaf (ces deux derniers également membres du groupe The Elders) ; ainsi que Sarah Mullally, archevêque de Cantorbéry. Leur participation témoigne d'un large soutien, dans l'ensemble de la société, à la défense du droit d'asile et à la solidarité avec les réfugiés.
« La Convention relative au statut des réfugiés a sauvé des millions de vies au fil des décennies ; elle touche au cœur de notre humanité commune », a déclaré Barham Salih, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Il y a soixante-quinze ans, le monde a fait la promesse de protéger les personnes contraintes de fuir. Notre responsabilité, aujourd'hui, est de faire vivre cette promesse, pour toutes les générations à venir. »
Plus de 41 millions de réfugiés demeurent déplacés de force à travers le monde. Alors que d'anciens conflits se prolongent et que de nouvelles crises éclatent, les pays d'accueil assument une responsabilité immense, tandis que les systèmes d'asile sont soumis, en bien des endroits, à de fortes tensions et souffrent d'un manque de ressources.
Dans La Promesse, les signataires réaffirment l'engagement inscrit au cœur de la Convention : les personnes contraintes de fuir la guerre, la violence et la persécution doivent pouvoir chercher refuge et reconstruire leur vie. Ils appellent à bâtir un monde où chacun peut chercher protection, où les réfugiés sont pleinement inclus dans les communautés qui les accueillent, où la recherche de solutions commence dès les premiers stades des crises et où chaque composante de la société prend sa part de responsabilité. Ils s'engagent à choisir « l'action, la compassion et la solidarité. Jusqu'à ce que tout le monde soit protégé ».
« La Convention relative au statut des réfugiés offre aux gouvernements un cadre concret pour relever l'un des défis les plus difficiles auxquels un État puisse être confronté. En l'appliquant efficacement et en agissant de concert, les États peuvent la faire respecter d'une manière qui protège les personnes contraintes de fuir tout en préservant la sécurité, la stabilité et la confiance du public », a ajouté Barham Salih.
« La Convention vise aussi à trouver des solutions. Cela suppose que nous agissions tous ensemble dès les premières étapes du déplacement afin que les réfugiés ne soient pas livrés à une attente sans fin. Nous devons soutenir les pays et les communautés d'accueil, élargir les perspectives offertes aux réfugiés et créer les conditions favorables au retour volontaire ainsi qu'à d'autres solutions durables. »
Le HCR continuera d'inviter des personnes et des organisations à s'associer à La Promesse dans la perspective du Forum mondial sur les réfugiés de 2027.
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Forgée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 consacre une promesse simple mais fondamentale : toute personne, quels que soient son identité ou son pays d'origine, a le droit de chercher et de trouver protection contre la persécution. Avec son Protocole de 1967, elle demeure le socle de la protection internationale des réfugiés, définissant qui est un réfugié, énonçant les droits et l'assistance auxquels les réfugiés peuvent prétendre, et fixant les normes internationales encadrant leur protection. La Convention confère aux réfugiés des droits particuliers afin qu'ils puissent vivre dans la sécurité et la dignité le temps que des solutions soient trouvées, et énonce leurs obligations envers le pays d'accueil.
Des cendres de la Seconde Guerre mondiale est née une promesse : celle que les personnes contraintes de fuir la guerre et les persécutions ne seraient pas laissées sans protection. Aujourd'hui, alors que le nombre de personnes déplacées de force atteint des niveaux records, nous devons renouveler cette promesse.
Il s'agit là d'un des défis majeurs de notre époque. Mais c'est aussi l'occasion de témoigner de notre humanité commune. Nous pouvons et devons relever ce défi.
Derrière ces chiffres, il y a des êtres humains qui ont été déracinés. Pourtant, leurs talents, leurs expériences et leurs ambitions demeurent. Être réfugié ne devrait être qu'un chapitre de la vie d'une personne, et non l'histoire de toute une vie.
La plupart des réfugiés restent aussi près que possible de leur pays d'origine, souvent au sein de communautés déjà soumises à une pression immense. C'est là que nous devons agir en priorité. Non pas simplement en apportant de l'aide, mais en offrant des opportunités. Il ne s'agit pas seulement d'aider les gens à survivre, mais de leur permettre de reconstruire leur vie et de se forger un meilleur avenir.
Nous réaffirmons notre engagement en faveur d'un monde où :
Nous restons fidèles aux engagements pris en vertu de la Convention relative au statut des réfugiés. Nous faisons le choix de l'action, de la compassion et de la solidarité.
Jusqu'à ce que tout le monde soit protégé.