02/19/2026 | Press release | Archived content
Les outils de rejeu de session servent à reconstituer le parcours complet de navigation d'un internaute sur un site web ou une application mobile. Ils peuvent, par exemple, être utilisés pour détecter et corriger des bugs ou optimiser la structure ou l'ergonomie d'un site web ou d'une application mobile.
Concrètement, ils offrent à l'éditeur d'un site ou d'une application mobile la possibilité d'enregistrer l'ensemble des interactions des utilisateurs telles que les mouvements de souris, les interactions tactiles, les clics, le défilement des pages et, dans certains cas, les saisies de formulaires. Ces données sont ensuite utilisées pour reconstituer et visualiser le parcours d'un internaute, sous forme de vidéos, fournissant une vue détaillée de sa navigation sur un site web ou une application mobile.
Ces outils, en ce qu'ils offrent une visibilité fine sur ce que font les personnes en ligne peuvent potentiellement être intrusifs et porter atteinte à la vie privée des personnes.
Le projet de recommandation s'adresse à deux catégories d'acteurs :
Ce projet de recommandation a été élaboré après des échanges avec des professionnels et des associations de la société civile. Les discussions ont permis de mieux comprendre les usages et d'appréhender les implications liées aux outils de rejeu de session.
Il apporte des réponses concrètes aux enjeux juridiques et techniques liés à l'application de la règlementation. Il répond aux interrogations concernant l'application du principe de minimisation- impliquant de ne collecter que les informations utiles à l'objectif poursuivi - et permet aux acteurs de comprendre leurs obligations.
Par ailleurs, il précise aux professionnels les exigences à respecter en matière d'information des personnes, ainsi que la manière dont ils peuvent recueillir leur consentement (utilisation de la plateforme de consentement ou CMP, niveau sur lequel faire figurer l'information, formules susceptibles d'être utilisées pour recueillir le consentement, etc.).
Cette consultation publique prendra fin le 22 avril 2026.
À l'issue de cette période, la CNIL examinera les contributions et adoptera une version définitive de la recommandation.
Tout acteur concerné peut participer à la consultation. La CNIL souhaite notamment mobiliser les acteurs visés par le projet de recommandation, mais également les publics directement concernés (internautes et utilisateurs d'applications mobiles) et la société civile.
La CNIL invite les acteurs d'un même organisme ou secteur à regrouper, si possible, leurs commentaires au sein d'une seule contribution, notamment en se rapprochant de leurs représentants, têtes de réseaux, fédérations, associations, etc.