03/11/2026 | News release | Distributed by Public on 03/11/2026 10:38
L'attaque de drone a également entraîné la mort de deux civils et causé des dégâts à des habitations civiles, a précisé le Mission de paix des Nations Unies en RDC, la MONUSCO, dans un communiqué de presse.
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU en RDC, Bruno Lemarquis, a condamné fermement cette escalade de la violence.
« Je condamne avec la plus grande fermeté l'usage d'armes et de drones d'attaques qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations Unies. Cette escalade de la violence est profondément préoccupante », a dit M. Lemarquis, qui est également le Chef par intérim de la MONUSCO.
Il a exprimé ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues du membre du personnel décédé, ainsi qu'aux familles des autres victimes civiles. Il a salué « le dévouement et le professionnalisme du personnel des Nations Unies au service du peuple congolais » et exprimé sa solidarité avec toutes les personnes affectées par cet acte de violence.
Bruno Lemarquis souligne que les attaques contre le personnel des Nations Unies « pourraient constituer des crimes de guerre conformément au Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale » et rappelle à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire, y compris les principes de distinction et de protection des populations civiles et des sites civils.
Il appelle à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incident et souligne la nécessité de mener « une enquête rapide, indépendante et crédible afin d'identifier les responsables et de les traduire en justice ».
« Nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les violences, conformément à leur engagement de respecter le cessez-le-feu ; à privilégier la voie de la solution politique et le dialogue afin de protéger les populations civiles ; et à capitaliser sur les gains récemment obtenus dans le cadre des efforts de paix », a ajouté M. Lemarquis.
Dans un communiqué de presse, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) s'est dit « bouleversé et indigné par le décès de notre collègue Karine Buisset, tuée lors d'une frappe de drone sur un bâtiment abritant des travailleurs humanitaires à Goma ».
« Karine était une humanitaire dévouée qui œuvrait sans relâche pour venir en aide aux enfants et aux familles touchés par les conflits et les crises. Nos pensées accompagnent sa famille, ses amis et ses collègues en cette période extrêmement difficile », a ajouté l'agence onusienne. « L'UNICEF continue de recueillir des informations supplémentaires sur cet événement tragique qui nous rappelle à quel point la protection des acteurs humanitaires est essentielle en toutes circonstances ».
Selon la presse, des détonations ainsi que des bruits de drones ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi à Goma, située près de la frontière avec le Rwanda. La maison frappée par un drone est située dans le quartier de Himbi, un quartier aisé et résidentiel de Goma, situé au bord du lac Kivu, où sont installés nombre d'expatriés, d'employés et de sièges d'organisations humanitaires.
L'armée congolaise, positionnée à plusieurs centaines de kilomètres de Goma, mènent régulièrement des frappes de drones à longue portée sur les positions du M23, soutenu par le Rwanda.
Lors d'une offensive éclair en janvier 2025, le M23 s'est emparé de pans entiers des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans une région riche en ressources.