09/25/2026 | Press release | Distributed by Public on 09/25/2026 04:20
Le projet multi-donateurs en appui au Programme phare mondial de l'OIT sur la mise en place de socles de protection sociale pour tous s'achève après cinq ans d'accompagnement des pays dans le renforcement de leurs systèmes de protection sociale et les progrès vers une protection sociale universelle.
25 septembre 2026
GENEVA (ILO News) - Plus de 9 millions de personnes bénéficient désormais d'un meilleur accès à des mesures de protection sociale développées avec l'appui du projet multi-donateurs en appui à la deuxième phase du Programme phare mondial sur la mise en place de socles de protection sociale pour tous (2021-25), financé par les gouvernements de la Belgique et du Luxembourg. Lors d'un webinaire tripartite organisé le 23 septembre, plus de 50 représentants des pays participants et des partenaires de développement ont dressé le bilan des résultats et des enseignements tirés de l'extension de la couverture de protection sociale, y compris pour les travailleurs de l'économie informelle.
Des représentants des pays lors du webinaire de clôture du projet multi-donateursDans ses remarques d'ouverture, Valérie Schmitt, Cheffe du Service de la protection sociale universelle de l'OIT, est revenue sur l'impact du projet : « Car derrière chaque loi adoptée, chaque étude actuarielle approuvée, chaque système d'information et de gestion mis en place, il y a des résultats concrets : des femmes et des hommes peuvent enfin avoir accès à la protection sociale, en cas de maladie, de chômage, de maternité, d'accident du travail ou de vieillesse. Malheureusement, comme vous le savez tous, pour des millions de travailleurs et travailleuses de l'économie informelle, le droit à la sécurité sociale n'est toujours pas une réalité. C'est précisément ce défi sur lequel le projet a travaillé. »
Le projet a été mis en œuvre dans six pays d'Afrique de l'Ouest et centrale et d'Asie du Sud-Est afin de renforcer et de mettre en place des systèmes de protection sociale inclusifs, durables et fondés sur les droits. En complément de l'appui apporté au niveau national, le projet a favorisé la coopération régionale, l'échange de connaissances et l'apprentissage entre pays.
Au Burundi, le projet a soutenu l'adoption d'une nouvelle Politique nationale de protection sociale et d'une feuille de route pour étendre la couverture aux travailleurs de l'économie informelle ; en République démocratique du Congo, il a contribué à l'opérationnalisation du régime de couverture sanitaire universelle, améliorant l'accès à la gratuité de la maternité et des soins aux nouveau-nés pour plus de 2 millions de personnes ; et au Rwanda, il a appuyé de nouveaux mécanismes pour étendre la sécurité sociale aux travailleurs de l'économie informelle.
Arcade Nimubona, Secrétaire exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale du Burundi, a déclaré : « Le soutien de l'OIT nous a permis de poser des fondations importantes en matière de données, de coordination et de suivi de la couverture de protection sociale au Burundi. »
Lea Rukumbage, deuxième Adjointe à STECOMA, un syndicat de travailleurs du bâtiment, du bois et de l'artisanat au Rwanda, a partagé les résultats du partenariat du syndicat avec l'OIT. « Le nombre de membres de STECOMA est passé de 78 000 à 80 100. Nous avons également amélioré l'engagement des employeurs : 90 pour cent des entreprises que nous avons rencontrées se sont montrées disposées à collaborer avec STECOMA pour étendre la protection sociale aux travailleurs du bâtiment. »
Au Burkina Faso, le projet a soutenu l'opérationnalisation du régime d'assurance maladie universelle, qui donne désormais accès aux services de santé à plus de 400 000 personnes, tandis qu'au Sénégal, 60 000 artisans ont désormais accès à l'assurance maladie.
Le projet a été à l'origine d'approches innovantes en matière d'adhésion automatique et de paiement simplifié des cotisations, actuellement mises en œuvre au Sénégal, au Burkina Faso et en République démocratique du Congo. Ces approches peuvent contribuer à accélérer l'extension de la couverture de protection sociale tout en garantissant une base de financement durable.
En République démocratique populaire lao, le projet a renforcé la gestion et le financement de l'assurance maladie nationale ainsi que l'inspection de la sécurité sociale, améliorant la couverture pour plus de 6 millions d'affiliés au régime, tandis qu'en Asie et dans le Pacifique, le réseau CONNECT pour la protection sociale de la santé s'est élargi à 18 institutions membres.
Selon Thomas Barbancey, Directeur adjoint de la Coopération au développement et de l'Action humanitaire, Coopération luxembourgeoise au développement : « Les résultats présentés aujourd'hui parlent d'eux-mêmes. Plus de 9 millions de personnes plus résilientes face aux crises, et des sociétés plus justes. Tout cela traduit la conviction simple qui a amené le Luxembourg à soutenir ce projet aux côtés de la Belgique et de l'OIT : la protection sociale n'est pas une dépense, elle est avant tout un investissement. »
L'événement a favorisé l'apprentissage entre pairs, les représentants échangeant leurs expériences et identifiant les approches qui ont fonctionné dans d'autres pays et qui pourraient être adaptées à leur propre contexte. « L'un des enseignements importants de l'expérience du Sénégal est que l'extension de la couverture ne peut pas être seulement la responsabilité des institutions de sécurité sociale. Elle nécessite une coopération entre les institutions gouvernementales et une meilleure utilisation des informations déjà disponibles. En République démocratique populaire lao, notre coopération avec l'OIT a déjà constitué un point de départ utile », a déclaré Tiantong Keogwa, Directeur de l'Unité de planification et de coopération de l'Organisation lao de sécurité sociale.
Le financement multi-donateurs a permis une utilisation plus stratégique et plus efficace des ressources. Il a renforcé la portée, l'impact et la visibilité des contributions de la Belgique et du Luxembourg, tout en créant des occasions de mobiliser des financements, des expertises et des partenariats complémentaires. À la clôture du projet, l'OIT continuera à travailler aux côtés des gouvernements et des partenaires sociaux pour consolider ces avancées dans le cadre de la troisième phase du Programme phare (2026-2030).
Pour plus d'informations, y compris les résultats détaillés par pays, veuillez consulter la page web du projet multi-donateurs.