04/21/2026 | News release | Distributed by Public on 04/22/2026 00:35
« Quel que soit le nombre de personnes réunies ici, nous sommes tous issus d'un même esprit, et nous nous saluons avec paix et contentement mutuel », a déclaré le chef, appelant les participants à trouver un terrain d'entente.
Plus de 1.000 personnes participent à cette session historique, centrée sur l'accès des peuples autochtones aux soins de santé, y compris en temps de conflit. Depuis 25 ans, cette plateforme place les préoccupations des peuples autochtones au cœur du débat international.
« De l'Amazonie à l'Australie, et de l'Afrique à l'Arctique, vous êtes les grands gardiens de la nature, une bibliothèque vivante de la conservation de la biodiversité et des champions de l'action climatique », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors de la cérémonie d'ouverture.
Rappelant que les peuples autochtones détiennent des solutions cruciales face aux défis mondiaux, il a souligné qu'en cette période de profonde incertitude, « leur expérience peut nous guider et nous éloigner du précipice ».
Réunis dans la salle de l'Assemblée générale, pour beaucoup vêtus de leurs tenues traditionnelles, les délégués ont réélu par acclamation la leader inuite du Canada, Aluki Kotierk, à la présidence de l'Instance.
Bien que les peuples autochtones représentent six pour cent de la population mondiale, ils comptent pour près de 19 pour cent des personnes vivant dans l'extrême pauvreté. Ces communautés continuent de faire face à la discrimination, à la marginalisation et à l'exclusion.
Mme Kotierk a mis en lumière les inégalités en matière de santé auxquelles elles sont confrontées.
Partout dans le monde, les peuples autochtones connaissent une espérance de vie plus courte, une plus grande vulnérabilité aux maladies chroniques et des taux de suicide alarmants, a-t-elle souligné.
« La dégradation des terres, des territoires et des eaux des peuples autochtones contribue directement à ces mauvais résultats sanitaires », a-t-elle ajouté, les communautés signalant notamment des problèmes de contamination au mercure et les impacts du changement climatique.
Mme Kotierk a rappelé que pour les peuples autochtones, « la santé et le bien-être vont bien au-delà de la santé physique et mentale. Ils sont indissociables de notre culture, de notre spiritualité, de nos langues, de nos terres et de notre environnement ».
Elle a plaidé pour que les systèmes de santé et la conception même de la santé soient « décolonisés afin de reconnaître cette interdépendance et d'intégrer les approches holistiques et autodéterminées de la santé par les peuples autochtones ».
Le Secrétaire général a quant à lui insisté sur le fait que les droits des peuples autochtones sont indissociables de leurs terres, de leurs eaux, de leurs langues, de leurs cultures et de leurs écosystèmes, soulignant que lorsque l'un est menacé, tous s'en trouvent affectés.
« Cela est particulièrement vrai dans les contextes de conflit, où le déplacement des terres ancestrales, la perte des moyens de subsistance, l'insécurité alimentaire, la destruction des sites sacrés et la rupture des traditions culturelles peuvent mettre la santé en péril », a-t-il dit.
La Présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, a évoqué la manière dont la perte des terres, les déplacements forcés et la marginalisation ont conduit ces communautés à souffrir de taux plus élevés de maladies, de malnutrition et de pathologies évitables, tandis que l'espérance de vie peut être inférieure jusqu'à 20 ans.
« Les femmes autochtones font face à des risques particulièrement aigus, notamment des taux de mortalité maternelle et infantile disproportionnellement élevés », a-t-elle souligné.
« Il ne s'agit pas seulement d'un échec moral. C'est aussi un échec en matière de développement. La santé et le bien-être des peuples autochtones sont à la fois une mesure de nos progrès vers les Objectifs de développement durable et une condition pour les atteindre ».
Le Secrétaire général a salué les peuples autochtones comme « porteurs de cultures, de savoirs et de modes de vie qui ont soutenu l'humanité pendant des millénaires », et a défini quatre domaines d'action prioritaires.
Leurs savoirs, leur leadership et leurs perspectives doivent éclairer la voie à suivre
Le premier domaine d'action consiste à honorer les engagements de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le système onusien et les États membres devront garantir leur participation pleine et directe à tous les niveaux, soutenue par un financement adéquat.
Le chef de l'ONU a appelé à prendre des mesures concrètes pour protéger les peuples autochtones, leurs dirigeants et défenseurs des droits humains, en remédiant aux violences et risques auxquels ils sont exposés.
M. Guterres a exhorté à placer les femmes et les filles autochtones au cœur des processus décisionnels, soulignant que « leurs savoirs, leur leadership et leurs perspectives doivent éclairer la voie à suivre ».