03/22/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/22/2026 04:11
Le samedi 21 mars 2026, une cérémonie émouvante et solennelle s'est tenue au Complexe judiciaire de Cotonou pour officialiser l'acquisition de la nationalité béninoise par neuf (09) Afro-descendants, en grande majorité, haïtiens. Organisée par les Ministères des Affaires étrangères et de la Justice, cette initiative s'inscrit dans une politique publique de « justice mémorielle » visant à réparer symboliquement les blessures de la traite transatlantique.
En présence des Ministres Olushegun ADJADI BAKARI et Yvon DETCHENOU, les récipiendaires Romulus Jean ÉNERVE, Jean-Jackson DANIEL, Vives Martinez IRVING, Romulus VANESSA, Delano Michael DAVIS, Gunter Ramone DEANGELETIS, Regina ALEXIA, Polissaint FRANTZ et Sidney Hermionne DAVY ont reçu leurs attestations de nationalité, actes juridiques consacrant leur « lien indissoluble avec la terre de leurs ascendants ».
Dans une allocution lue par la Conseillère technique du Ministère de la Justice et de la Législation, Madame Rose Marie SOSSA, l'État béninois a réaffirmé sa conception inclusive de la nationalité, « enrichie d'une mémoire collective et d'un attachement profond à notre histoire commune », au-delà des seuls critères de naissance ou de résidence.
Cette procédure, menée avec rigueur par l'Autorité de Délivrance des Actes relatifs à la Nationalité, a requis un examen méticuleux des généalogies et des pièces justificatives. Au-delà de l'aspect administratif, elle véhicule un message d'unité et d'espérance, invitant les nouveaux citoyens à « honorer cette nationalité retrouvée par une vie exemplaire au service de la République ».
Pour les bénéficiaires, ce geste revêt une dimension personnelle et historique. « Pour un Haïtien, ce n'est pas un hasard. On a toujours été l'Afrique aux Antilles », a confié Romulus Jean ÉNERVE, désormais « Béninois à part entière ». Jean-Jackson DANIEL a abondé : « Nous avons plus de 60% des Haïtiens qui, selon l'histoire, ont quitté le Bénin... C'est avec fierté que je retrouve ma terre d'ancêtres ».
Par cette décision souveraine, le Bénin inscrit dans son droit positif une politique de réconciliation avec sa diaspora, ouvrant symboliquement les portes de la patrie à ses enfants dispersés. Une démarche qui, selon les termes de la cérémonie, « marque le début d'une grande aventure collective pour la grandeur du Bénin ».