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04/27/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/28/2026 08:07

Le véritable facteur d’égalité : Ce que le Haut-Arctique nous enseigne sur la survie, l’état de préparation et la confiance

Le véritable facteur d'égalité : Ce que le Haut-Arctique nous enseigne sur la survie, l'état de préparation et la confiance

Le 27 avril 2026 - Aviation royale canadienne

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Le Cplc Travis Michaud met des blocs de neige sur un traîneau pour les transporter aux abris de survie à Crystal City, dans la baie Resolute, au Nunavut, le 14 février 2026.

Photo : Majore Chelsea Dubeau, DAPAE.

Lorsqu'on entend parler de l'Extrême-Arctique canadien, des termes abstraits, comme la souveraineté, la stratégie et les capacités, sont fréquemment mentionnés.

Cependant, ces notions abstraites se dissipent rapidement dans la baie Resolute, au Nunavut, où la température chute souvent en dessous de moins 50°C. Les conditions glaciales de l'Arctique nous dépouillent alors de tout confort, de toute hiérarchie et de toute certitude, pour ne faire place qu'à une seule réalité intransigeante : survivre ou périr.

En février, les candidats au poste de technicien en recherche et sauvetage (SAR) de l'École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes (ERSFC) se sont rendus dans le Nord pour participer à la phase arctique d'un cours d'une année, qui est largement reconnue comme étant l'une des phases d'instruction les plus exigeantes des Forces armées canadiennes.

Ils étaient accompagnés d'un petit groupe de membres du personnel de la Direction - Besoins aérospatiaux (DBA) et du Directeur - Administration du programme de l'équipement du soldat (DAPES). Leur mission était ambitieuse : mettre à l'essai des vêtements et de l'équipement adaptés au froid, évaluer des systèmes de mobilité et, surtout, découvrir un environnement hostile à travers leur propre expérience.

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Les stagiaires de l'École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes (ERSFC) construisent des abris à Crystal City, dans la baie Resolute, au Nunavut, le 16 février 2026.

Photo : ARC 2026.

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Des membres de l'équipe de l'Arctique posent avec des drapeaux de leur branche et de leur élément à Crystal City, dans la baie Resolute, au Nunavut, le 16 février 2026. De gauche à droite : Serge Côté, le Cplc Travis Michaud, le Lcol Éric Girard, le Cplc Mathieu Lavoie, l'Adj Bruno Robitaille, l'Adjum Alec Bellaire, la Maj Chelsea Dubeau, le Cplc Carl Mosienko et le Capt Marco Vargas.

Photo : ARC 2026.

Pendant deux semaines, les participants ont appris que transpirer tue plus vite qu'avoir froid, qu'on ne ressent pas la soif même lorsque l'on est en train de se déshydrater et que chaque tâche (construire des abris, trouver de l'eau, utiliser de l'équipement) exige un effort exponentiellement plus important dans le Nord. Ils ont construit des igloos, des tranchées dans la neige et des cavernes de glace. Ils ont passé des examens à la lueur d'une bougie dans des grottes creusées dans la neige. Ils ont dormi dans des abris construits à partir du paysage lui-même, tout en subissant les effets d'un vent constant, du manque de lumière naturelle et d'un isolement accablant.

Cette expérience s'est avérée tout aussi révélatrice pour les personnes qui observaient les participants. La mise à l'essai de nouvelles couches de base en laine mérinos, de toboggans de survie, de tentes, de systèmes de chauffage et d'équipements individuels ne s'est pas limitée à un simple exercice technique, mais a pris une dimension bien plus concrète. De l'équipement qui fonctionne bien dans les régions méridionales ne résiste pas longtemps dans les conditions nordiques. Les chaussures, les gants, les lunettes de protection, les systèmes d'hydratation et la compatibilité des couches de vêtements ont révélé des lacunes majeures, non pas dans la théorie, mais à travers des doigts engourdis et des orteils gelés.

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Le Cplc Travis Michaud (à droite) et Serge Côté (à gauche) se préparent à présenter les composantes du nouveau système de vêtements au Centre d'entraînement des Forces canadiennes dans l'Arctique, le 16 février 2026.

Photo : Majore Chelsea Dubeau, DAPAE.

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Des membres de l'équipe de l'Arctique se réfugient dans la chaleur des abris de survie pour y passer la nuit à Crystal City, dans la baie Resolute, au Nunavut où la température a atteint −60°C, le 14 février 2026.

Photo : Cplc Travis Michaud, DAPES.

L'Arctique nous enseigne plus que des techniques de survie : il nous montre à quel point l'appui et le savoir d'autrui sont importants.

Dans les conditions glaciales de l'Arctique, la hiérarchie des grades revêt beaucoup moins d'importance, car ce sont les personnes qui ont l'expérience de ce type d'environnement qui prennent les rênes : techniciens SAR, Rangers, secouristes et instructeurs dont les habiletés discrètes empêchent les petites erreurs de se transformer en blessures graves. La sécurité est une priorité absolue et les corrections sont apportées dans l'humour et la bienveillance sans aucun jugement. Dans un lieu où la moindre erreur de calcul peut rapidement avoir des conséquences désastreuses, la confiance devient une valeur très précieuse.

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Le 19 février 2026, des membres de l'équipe de l'Arctique et leurs guides des Rangers prennent une pause pour regarder un avion qui s'est écrasé près du village de la baie Resolute, au Nunavut, en 1968.

Photo : Cplc Mathieu Lavoie, 19e Escadre Comox.

La présence des Rangers canadiens a fait ressortir une autre vérité, à savoir que les communautés inuites ont appris à survivre dans cette région et à y prospérer, et ce, bien avant l'apparition des politiques et des programmes. Leurs connaissances de la neige, des conditions météorologiques, des déplacements et des restrictions demeurent fondamentales et irremplaçables, et rappellent à toutes les parties concernées que la maîtrise de l'Arctique n'est pas une nouveauté et qu'elle ne doit pas être dissociée de la culture et du passé.

Pour le Canada, les implications sont claires. Le nombre de missions de recherche et de sauvetage dans le Nord est en hausse. L'évacuation médicale n'est pas garantie. Les infrastructures sont rares. Dans cet environnement, les capacités ne doivent pas être pour acquises, mais doivent être démontrées, éprouvées et maintenues.

L'expérience vécue dans la baie Resolute n'a pas seulement permis d'acquérir des données, mais aussi de forger des convictions. Les personnes qui conçoivent, fournissent et font la promotion de l'équipement ont acquis quelque chose d'indispensable : une nouvelle perspective. Le fait de faire l'expérience de la réalité des techniciens de recherche et sauvetage a permis de clarifier les priorités, de mettre en lumière les lacunes et de renforcer la raison d'être de leur travail.

Dans l'Arctique, il n'y a pas de place à l'erreur, d'où l'importance de la préparation, du travail d'équipe et d'un engagement indéfectible les uns envers les autres.

L'expression « Pour sauver des vies » n'est pas un slogan, mais une promesse mise à l'épreuve par les températures glaciales.

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2026-04-27
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