IndustriALL Global Union

07/29/2026 | News release | Distributed by Public on 07/30/2026 08:44

Santé et sécurité prioritaires pour les mineurs

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29 juillet, 2026Le 28 juillet dernier, IndustriALL a réuni ses affiliés du monde entier afin de faire de la santé et de la sécurité dans l'industrie minière une priorité. Les participants ont appelé à une ratification et une mise en œuvre plus rapides de la Convention n° 176 (C176) de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la sécurité et la santé dans les mines ainsi qu'à une plus grande implication des syndicats dans l'évaluation des risques.

Le Plan d'action et de réponse stratégique sectoriel a été adopté par la Conférence mondiale des mines en novembre 2025. Il engage IndustriALL à intégrer la santé et la sécurité au travail (SST) dans le secteur minier, notamment par le biais de la campagne en faveur de la ratification et de la mise en œuvre de la C176 de l'OIT sur la sécurité dans les mines. Ce plan exhorte également IndustriALL à coopérer au-delà des frontières afin d'identifier les meilleures pratiques en la matière et d'améliorer en permanence les normes de sécurité dans le secteur.

Pourquoi est-ce important ?

« Toutes les 15 secondes, une travailleuse, un travailleur perd la vie quelque part dans le monde des suites d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle. Chaque semaine, des milliers d'autres meurent de maladies pulmonaires ou de cancers liés à l'exposition à l'amiante et à d'autres risques »

a déclaré Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d'IndustriALL.

L'exploitation minière reste l'un des domaines d'activité les plus dangereux au monde et l'un des rares à disposer de sa propre convention de l'OIT.

«La santé et la sécurité au travail constituent à la fois un enjeu et une priorité pour les mineurs»

a déclaré Kemal Özkan, appelant les employeurs à assumer leur responsabilité pour rendre le travail plus sûr plutôt que de rejeter la faute des accidents sur la main-d'œuvre.

Syndicats et évaluation des risques

Stephen Smyth, Vice-président du MEU (syndicat australien des secteurs minier, énergétique et des ressources naturelles) et Coprésident de la section des mines d'IndustriALL, a présenté un exposé sur l'évaluation des risques et le rôle des syndicats. Il a incité les affiliés à faire pression pour l'adoption de la C176 comme point de départ pour mettre en place des comités de SST solides et garantir les droits des travailleurs à l'information, à la formation et au refus d'une tâche dangereuse.

Il a également mis en avant le modèle australien d'exploitation houillère, dans le cadre duquel les syndicats élisent des délégués à la sécurité à temps plein, dotés de pouvoirs équivalents à ceux des inspecteurs gouvernementaux, y compris celui d'interrompre tout travail dangereux. Des experts indépendants classent ce modèle parmi les plus performants au monde.

Selon lui, les principaux obstacles à la participation syndicale en matière de santé et de sécurité sont notamment : les cultures antisyndicales qui ne reconnaissent pas les représentants des travailleurs, l'exclusion de ces mêmes représentants des processus de consultation et les représailles à l'encontre des salariés et des syndicalistes qui soulèvent des préoccupations inhérentes à la sécurité.

Nouvelle convention sur les risques biologiques

Glen Mpufane, Consultant en SST et ancien Directeur sectoriel d'IndustriALL, a présenté la Convention n° 192 (C192) et la Recommandation n° 209 qui l'accompagne, adoptées lors de la Conférence internationale du travail en 2025. Cette convention est la première norme mondiale visant à prévenir l'exposition aux risques biologiques, notamment aux bactéries, virus, champignons et parasites. Elle s'applique à l'ensemble de la classe ouvrière et pas seulement aux mineurs.

L'orateur a mis en évidence les liens étroits entre l'exposition à la poussière de silice et la tuberculose dans le secteur minier et a décrit comment le nouveau texte s'appuie sur les principes généraux de la Convention n° 155 pour offrir une protection plus spécifique. Il a invité les organisations affiliées à mener campagne en faveur de la ratification de la C192 dans leurs propres pays et à intégrer ses dispositions de protection dans les conventions collectives, même si leur gouvernement tarde à s'exécuter en ce sens.

Plaidoyer en faveur de la ratification de la C176

Camila Meireles, membre du programme « Administration et inspection du travail et sécurité et santé au travail » de l'OIT, a exposé les grandes lignes du processus de ratification et des mécanismes de suivi de l'institution. La C176 de l'OIT compte actuellement 37 ratifications, dont deux nouvelles cette année : celles du Mexique et de la Côte d'Ivoire.

Elle a cité l'exemple du Chili, où une commission tripartite de l'industrie minière a réuni pour la première fois le gouvernement, les employeurs et les travailleurs, ce qui a abouti à un engagement unanime en faveur de la ratification de la convention et à l'élaboration d'une politique nationale en matière de SST, fruit de consultations régionales.

Les syndicats de mineurs des pays qui n'ont pas encore ratifié la C176 peuvent néanmoins agir, a déclaré Camila Meireles, en sollicitant une explication écrite auprès de leur gouvernement, en appelant à une consultation tripartite au niveau national ou sectoriel, en mettant en place des campagnes nationales et en se coordonnant avec d'autres structures syndicales.

Témoignages des affiliés

Des représentants du Mexique, du Maroc et du Pakistan ont décrit les défis en matière de santé et de sécurité auxquels sont confrontés leurs membres.

Raphael Zuñiga Carmona, du Syndicat général des mineurs du Mexique (SNTMMSRM), a indiqué que, bien que la législation mexicaine garantisse la participation des travailleuses et travailleurs à l'évaluation des risques, bon nombre d'entre eux rechignent, dans la pratique, à faire part de leurs préoccupations en matière de sécurité ou à interrompre une tâche dangereuse.

Boutayeb Bouchkhach, du Syndicat national des industries métallurgiques et électromécaniques du Maroc (SNIME-CDT), a appelé à des campagnes de ratification plus vigoureuses, à une meilleure harmonisation entre les conventions internationales et la législation nationale, ainsi qu'à un renforcement des inspections sur le lieu de travail.

Abdul Haleem Khan, de la Fédération centrale des mineurs du Pakistan (PCMLF), a décrit des mines fonctionnant hors normes de sécurité actualisées et a plaidé en faveur de programmes de formation visant à instaurer une culture de la sécurité plus solide parmi les mineurs.

Quelle est la suite ?

Kemal Özkan a mis en exergue de nouvelles données issues de l'outil de suivi des « minerais de transition » du Centre pour les Droits Humains et les Entreprises (BHRC). Celui-ci a recensé 835 dénonciations liées à l'exploitation minière en 2024, dont environ un quart concernait des questions liées au travail, plus de 80 % d'entre elles portant sur la SST. IndustriALL continuera à promouvoir la santé et la sécurité dans l'ensemble de ses sous-secteurs miniers, au sein de ses réseaux régionaux et au niveau des entreprises.

IndustriALL Global Union published this content on July 29, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on July 30, 2026 at 14:44 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]