03/11/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/11/2026 11:38
Q - J'ai deux questions sur le Liban. La première concerne ce Conseil de sécurité. C'est une réunion urgente sur le Liban. À quoi s'attendre ? C'est la France qui a appelé ce Conseil à se réunir. Vous pouvez nous donner des détails ? Est-ce qu'il y aura un projet de résolution, des interventions ?
Ma deuxième question, aussi sur le Liban : est-ce que vous considérez les frappes israéliennes comme disproportionnées ? C'est une question à laquelle le ministre n'a pas répondu. Pourtant, Jean-Yves Le Drian, qui est l'envoyé spécial du Président, l'a dit, non une fois, mais deux fois, que cette riposte israélienne est disproportionnée et contradictoire aussi - c'est la qualification qu'il a utilisée. Donc si vous pouvez répondre à cette question, par oui et pourquoi, non et pourquoi, et ne pas parler de la position sur le Hezbollah parce qu'elle est claire et je pense qu'elle est partagée par une majorité des Libanais : que c'est une guerre que les Libanais n'ont pas voulu, qu'on a été entraînés malgré nous, ça c'est clair. Mais comment voyez-vous aujourd'hui les frappes israéliennes ? Je rappelle aussi le bilan : à peu près 600 morts, 17% sont des enfants, presque 700.000 déplacés, c'est 12% de la population, des évacuations massives qui sont contraires au droit international humanitaire.
R - C'est une journée importante qui se passe aux Nations unies aujourd'hui, puisqu'en fait, il y a deux éléments qui passent : l'un à 15h, heure française, l'autre à 20h, heure française également. À 15h, il y a une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies que nous avons demandée sur la situation au Liban. C'est une demande qui a été soutenue par les quatre autres membres européens du Conseil, ainsi que par le Bahreïn et la RDC, ce qui démontre ainsi un large soutien des membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Mais aussi, plus largement, il y aura une déclaration conjointe à la presse autour de notre représentant permanent à New York, Jérôme Bonnafont, avec plusieurs dizaines de pays, appelant à la désescalade, montrant le soutien de la communauté internationale auprès du Liban et rappelant la nécessité de ne pas produire d'agression, notamment vis-à-vis de la FINUL, l'opération des Casques bleus de l'ONU au Liban. À 20h, heure de Paris, il y aura un vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur deux projets : un projet proposé par le Bahreïn, et l'autre proposé par la Russie. La France coparraine la résolution avec le Bahreïn, qui indique notamment que l'Iran doit cesser ses frappes indiscriminées contre les pays de la région, qui demande aussi le respect de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Et donc, son adoption, que nous soutenons, représenterait un message salutaire de la communauté internationale et une prise de position claire du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le sens d'une désescalade. Ça, c'était pour votre première question.
Sur la seconde, les frappes israéliennes, le Ministre - puisque vous faites allusion à cela - a été très clair : il a indiqué que ces frappes provoquent un départ massif de population et qu'elles doivent cesser. Moi, je ne vais pas les qualifier. Ce que je vais dire, c'est que ces frappes doivent cesser, que la France a exprimé à de très nombreuses reprises sa vive préoccupation face à cette escalade, localement, qui risque d'entraîner, à la faute initiale du Hezbollah, le pays dans une guerre qu'il n'a pas souhaitée. Et nous ne sommes pas les bras ballants, puisque vous avez vu qu'à court terme, nous avons annoncé l'envoi de véhicules notamment blindés pour les forces armées libanaises, et d'aide humanitaire massive qui part dès demain matin avec la fondation CMA-CGM, une soixantaine de tonnes. C'est-à-dire que nous avons triplé l'aide initialement annoncée. Pour vous répondre, Israël doit faire preuve de retenue et s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, pour notamment respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté, qui doivent être préservées. Ce que nous disons à Israël, c'est que c'est dans l'intérêt d'Israël d'avoir, au nord de sa frontière, un pays qui est souverain et fort et qui sera en mesure de respecter sa propre sécurité.
Q - (inaudible) Jean-Yves Le Drian, pourquoi lui qualifie et pas vous ? Est-ce qu'il y a un désaccord avec l'Élysée ?
R - Je ne vais pas comparer.
Q - Mais pourquoi vous ne répondez pas à la question ?
R - Je vous ai répondu. Il y a un ministre des Affaires étrangères.
Q - Il y a un droit international humanitaire. Et donc, quand le Ministre a posé la question « disproportionnée par rapport à quoi ? », c'était ça la question. C'est par rapport au droit international humanitaire. Donc, est-ce que c'est… ? Oui ou non, c'est ça la…
R - Je vous ai répondu. Je ne vais pas commenter. Je dis juste qu'il y a un seul ministre des Affaires étrangères.
Q - « Respecter le droit international, c'est protéger la population civile », disait le Président de la République dans un tweet tout à l'heure. Je voudrais ajouter quelques chiffres à ce que disait Dalal tout à l'heure. En l'espace d'une semaine, il y a eu 2.014 morts et blessés au Liban. Rien qu'aujourd'hui, il y a eu plus de 50 morts et blessés. Le cœur même de Beyrouth a été visé. On ne parle pas seulement de la banlieue sud. Aujourd'hui, le cœur de Beyrouth a été visé. Le Président de la République a parlé, il y a quelques jours, d'un plan qui a été discuté avec les autorités libanaises en vue de mettre un terme aux opérations militaires menées par l'armée israélienne et le Hezbollah. Êtes-vous en contact avec les Israéliens ? On sait que le Président a appelé Netanyahou il y a quelques jours. Quels sont aujourd'hui les leviers de la France pour mettre un terme à ce que le Président appelait tout à l'heure une situation très préoccupante au Liban ?
R - Tout à fait, nous avons une vive préoccupation face à cette escalade, et tous les efforts ne sont pas épargnés pour que nous puissions discuter notamment avec l'ensemble des parties pour revenir à un cessez-le-feu. Vous savez que le Liban a pris une mesure importante, le 2 mars dernier, en déclarant illégale la branche armée du Hezbollah, ce que nous avons salué. Et ensuite, le président libanais s'est déclaré ouvert à des discussions avec la partie israélienne. Ce que nous souhaitons, c'est un retour au cessez-le-feu. Nous jouons tout notre rôle qui est le nôtre pour cela. Vous vous rappelez que la France n'avait pas non plus ménagé ses efforts pour la conclusion du cessez-le-feu du 26 novembre 2024, qui avait permis de rétablir une forme d'espoir, à la fois sur la partie reconstruction économique, mais en même temps, affermissement de la souveraineté sur le sud du Liban et retour des forces armées libanaises. La France avait préparé la conférence du 5 mars dernier, que nous avons dû reporter, que nous préparerons de nouveau quand les conditions le permettront.
Q - Quelle était la réponse de Netanyahou lorsque le Président de la République lui demandait de ne pas étendre les opérations militaires au Liban ?
R - Je laisse au Président de la République les conclusions de ses échanges avec ses homologues.
Q - On va rester sur le Liban. Moi, j'ai une question qui concerne le Hezbollah et la conférence de soutien aux forces armées libanaises. Sur le Hezbollah, le Ministre a dit, lors d'une interview récente, ça devait être hier ou avant-hier, que le Hezbollah devait se désarmer. On s'y prend comment ? Puisqu'on voit que ça n'a pas été le cas. Quand il s'est déplacé au Liban, il avait fait état de progrès sur ce domaine. Donc quelles sont les informations aujourd'hui concernant le désarmement du Hezbollah qui, reste le cœur du problème ? Et sur la conférence, est-ce que vous y travaillez toujours, même si la conférence ne s'est pas tenue la semaine dernière ? Et il se dit que des financements ont déjà été sécurisés, pour justement aider les forces armées libanaises, puisque ça faisait partie de l'élément essentiel de soutenir financièrement les forces armées libanaises pour qu'elles puissent prendre la place du Hezbollah, notamment au sud du pays. Qu'est-ce que vous avez comme éléments sur ça ? Est-ce qu'effectivement des pays se sont engagés financièrement sans que ce soit annoncé publiquement ?
R - Il y a eu des avancées très substantielles dans nos relations, notamment de préparation, en particulier la réunion qui avait eu lieu au Caire en amont. Évidemment, si on n'a pas pu, vous comprenez naturellement, dans les circonstances actuelles, tenir la conférence, elle a été repoussée, mais évidemment pas du tout abandonnée. Nous avançons d'ores et déjà, en bilatéral avec les forces armées libanaises, je vous l'ai dit, avec des choses qui sont très concrètes dans la coopération d'armée à armée, sur lesquelles le ministère des Armées sera plus précis, mais notamment sur cet envoi de véhicules blindés.
S'agissant ensuite de votre première question, les autorités libanaises ont pris, dès les premiers jours du conflit, des mesures très fortes que nous avons saluées, les actions concrètes des autorités libanaises étant de plusieurs ordres. Je vous ai dit la décision du 2 mars dernier, mais il y a aussi un certain nombre de mandats d'arrêt qui ont été émis par le procureur général et les forces armées libanaises, qui ont communiqué sur l'arrestation d'individus à des barrages, notamment au sud du Liban. Et enfin, la France soutient pleinement la décision du gouvernement libanais d'exiger l'arrêt des activités militaires du Hezbollah, la remise de ses armes, la mise en œuvre par tous les moyens nécessaires du plan de l'armée pour garantir le désarmement des groupes armés. Vous le savez, la phase 1 avait été actée en fin d'année dernière, et les forces armées libanaises étaient dans la mise en œuvre de la phase 2, c'est-à-dire remonter au sud du Litani. C'est ce plan que nous appelons toujours à mettre en œuvre.
Q - Je voulais juste revenir sur l'initiative française sur le détroit d'Ormuz. Je pense que vous devez déjà avoir des idées, des contours pour cette mission. Donc, est-ce que vous pouvez nous donner un petit peu plus de détails ? Parce qu'à ce stade, c'est un petit peu flou. Est-ce qu'il y a eu des consultations, déjà avec les Américains, parce que je pense que ça ne va pas vraiment marcher sans l'aide américaine, éventuellement, quand la guerre sera finie, si elle se finit ? Et quels pays se sont concrètement déjà montrés, intéressés ? Et justement, est-ce que vous avez prévu, parce que la France aime souvent faire ça, d'avoir une réunion, une conférence pour détailler ce projet ?
R - Ce n'est pas qu'on aime souvent faire ça, c'est qu'on a un principe d'efficacité et d'impact. Et c'est ça qui nous guide. Le Président a eu cette initiative à partir du début de la semaine dernière, très rapidement. Vous voyez que l'implantation est en trois éléments : à la fois en Méditerranée orientale, en mer Rouge et sur le détroit d'Ormuz. Ce projet de coalition concerne cette partie du détroit d'Ormuz. Désormais, nous sommes en discussion avec nos partenaires européens et nos partenaires de la région. Sur la partie mer Rouge, le Président a annoncé qu'il y aurait deux frégates, notamment, qui viendraient rejoindre l'opération européenne Aspides, qui va continuer.
Q - Deux frégates en total ou deux frégates en plus ? Parce qu'il y en a déjà une sur place.
R - Je vous renvoie vers le ministère des armées, mais c'ce sont deux frégates qui participent à Aspides. Donc elles seront dédiées à cet effort dans la durée. Nous maintenons donc, évidemment, et nous renforçons en réalité ce dispositif. Et puis il va y avoir un travail avec non seulement les partenaires européens, mais aussi les partenaires de la région, voire extra-régionaux, qui sont intéressés bien sûr par le déblocage du détroit d'Ormuz qui est actuellement de facto bloqué par l'Iran, qui en est seul responsable, pour pouvoir le faire. À ce stade, je n'ai pas plus d'éléments à vous communiquer parce qu'il y a justement ce travail diplomatique de consultation qui est en train d'être fait.
Q - Donc juste pour confirmer, à ce stade, sur le troisième volet, il n'y a pas eu de vraie discussion sur ce sujet. C'est encore un plan imaginaire qu'on doit encore…
R - Non, ce n'est pas un plan imaginaire, c'est un plan très concret, mais sur lequel il y a des discussions, je vous dis, à la fois…
Q - Donc avec qui, sur le troisième volet ?
R - On ne peut pas en parler très précisément, dans la mesure où, justement, c'est des discussions qui doivent être faites en bilatéral et dans ces cénacles, pour lesquelles, à ce stade, nous ne pouvons pas vous en parler davantage.
Q - Est-ce que vous avez parlé avec les Américains ? Parce que ça les concerne, quand même…
R - Tant le Ministre que le Président échangent avec l'ensemble des partenaires impliqués.
Q - Je reviens sur le Liban. Le président, il y a deux jours, a proposé une initiative pour arrêter la guerre, établir un cessez-le-feu complet comme première condition, après fournir le soutien logistique nécessaire aux forces armées libanaises, après l'armée prend le contrôle des zones de tension, désarmer le Hezbollah ainsi que ses dépôts et ses entrepôts, et en dernière partie entamer des négociations directes sous supervision internationale. Il n'y a pas eu de réaction française sur cette proposition. Quelle est la position de la France sur ce que propose le président ? Apparemment, il n'y a pas eu d'écho positif ni d'Israël, ni du Hezbollah.
R - Tous nos efforts sont faits pour encourager la désescalade du côté français. C'est là-dessus que nous nous employons. Je n'ai pas davantage de commentaires à faire.
Q - Je voulais revenir aussi sur le Liban. Dans l'éventualité d'une évacuation d'urgence de nos compatriotes français au Liban, on parle de quels chiffres à peu près ? Est-ce que vous pouvez nous rappeler l'ordre de grandeur des Français ? Il y a aussi beaucoup de Franco-Libanais sur place…
R - À l'heure où je vous parle, mes informations donnent à peu près 25.000 ressortissants inscrits ou présents sur place au Liban.
Q - Une petite précision sur les blindés. Est-ce qu'on peut avoir une idée du nombre qui sont envoyés ? Quand est-ce qu'ils sont sur place ? Est-ce qu'ils sont déjà sur place ?
R - Je crois qu'ils sont en cours d'acheminement. Mais c'est le ministère des Armées qui sera votre meilleur répondant sur ces sujets militaires.
Q - (inaudible)
R - Pareil, le ministère des Armées.
Q - Qu'attend la France des négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis prévues ce week-end à Paris ? Et y a-t-il des rencontres bilatérales prévues avec le ministre, Premier ministre chinois, ou avec le secrétaire du Trésor ?
R - À ce stade, à ma connaissance, il n'y a pas de rencontres qui soient prévues ou à l'agenda. Et évidemment, après, je ne veux pas commenter des négociations qui sont entre la Chine et les États-Unis.
Q - Un mot sur l'humanitaire française qui a été tuée à Goma. Est-ce qu'on a des éléments sur son identité et surtout sur les circonstances ? On parle d'une frappe de drone dans sa résidence. Elle aurait été frappée par erreur. Qu'est-ce que le Quai d'Orsay peut nous dire là-dessus ?
R - Sur l'identité, ce n'est pas la tradition de ce podium de donner l'identité, à la fois par respect des proches et de leur douleur. On est encore en train de déterminer les circonstances exactes. Mais vous avez vu notamment la déclaration du Président de la République, exprimant l'émotion de la nation vis-à-vis de cette situation, de cette personne et de sa famille. Nous rappelons que, les travailleurs humanitaires sont protégés au titre du droit international humanitaire. Ils sont là pour aider les populations civiles et ne doivent jamais être pris pour cibles dans les combats.
Q - Est-ce qu'avec la guerre qui se prolonge au Proche-Orient, vous voyez une baisse de livraisons d'armes pour l'Ukraine ? Justement, la France envoie des systèmes anti-défense, donc je pense que vous ne pouvez pas envoyer des systèmes anti-défense en Ukraine en même temps, donc je pense que ça concerne tous les partenaires aussi. Est-ce qu'on est inquiets de cette situation, justement pour l'Ukraine, dont on ne parle plus ?
R - Merci de votre question, parce que ça me permet de rappeler que l'effort pour l'Ukraine se poursuit et ne faiblit pas, notamment pour l'adoption du 20e paquet de sanctions, notamment pour le déblocage du prêt de 90 milliards envers l'Ukraine. Le Président de la République et le ministre Jean-Noël Barrot se sont notamment entretenus avec la Première ministre ukrainienne hier, en marge du Sommet sur le nucléaire civil qui se tenait à La Scène Musicale à Paris. Ils ont eu l'occasion, dans les deux cas, de rappeler tout notre engagement. Ce n'est pas parce qu'il y a effectivement une situation internationale qui appelle beaucoup d'attention, notamment médiatique, au Proche et au Moyen-Orient, que nos efforts en Ukraine diminuent, loin de là. Un des éléments est notamment de discuter en Européens sur ces déblocages dont je vous parlais, puisque ni l'Ukraine, ni les Hongrois, ni l'Union européenne n'ont intérêt à ce que cette situation se prolonge.
Q - Sur ça, est-ce qu'il y a eu des nouvelles livraisons, de nouvelles aides françaises récemment ? Parce que si vous êtes capable de les envoyer au Proche-Orient immédiatement, comme vous l'avez fait, je pense que vous êtes capable d'envoyer immédiatement en Ukraine aussi. Donc est-ce qu'il y a eu des livraisons particulières récemment pour l'Ukraine ?
R - Je pense qu'on parle de deux choses différentes, parce que ce qui est déployé au Moyen-Orient, il s'agit en fait de forces françaises. Il ne s'agit pas de ventes d'équipements.
Q - Pour l'Ukraine, c'était aussi des stocks français qui ont été envoyés. Ce n'était même pas des ventes. Et je ne pense pas que ce sont seulement des forces françaises, c'est des systèmes sol-air ou… Donc si on peut les envoyer au Proche-Orient, on pourrait éventuellement les envoyer en Ukraine.
R - Je vous redis toute l'importance que nous accordons évidemment à l'Ukraine. S'agissant ensuite des exportations précises d'armes vis-à-vis de l'Ukraine, c'est le ministère des armées qui sera votre interlocuteur.
Q - D'accord, et sur le plan des 80 milliards et sur le 20e paquet, c'est complètement bloqué à ce stade. Donc, on parle de ça, mais en fait, c'est bloqué, ça reste bloqué.
R - À ce stade, ce n'est pas adopté. Mais les discussions continuent, évidemment avec la partie hongroise et avec l'Union européenne. Encore une fois, dans notre esprit, personne n'a intérêt à ce que cette situation dure.