08/22/2026 | Press release | Distributed by Public on 08/22/2026 08:19
Emploi des jeunes
2,2 millions de FCFA de revenus supplémentaires en un an : grâce au projet An Ka Baara de l'OIT, Daouda Camara a diversifié sa production et renforcé ses rendements, transformant son maraîchage en véritable opportunité de revenus.
22 août 2026
Bamako - Mali (OIT Info) - En 2019, Daouda Camara se lance dans le maraîchage. Mais sans accès fiable à des semences et à des produits phytosanitaires de qualité, son activité peine à devenir rentable. Il pouvait perdre jusqu'à deux tiers des semences achetées, avant même leur mise en terre.
De mauvaises récoltes à une production qui décolle
Le déclic intervient avec An Ka Baara, projet de l'OIT au Mali financé par l'Italie à travers l'Agence italienne pour la Coopération au Développement (AICS) et mis en œuvre avec l'appui de Mali Protection des Cultures (MPC).
Daouda bénéficie de semences de qualité pour la tomate, le chou et l'aubergine, ainsi que d'un accompagnement technique personnalisé. Il apprend notamment à adapter les traitements phytosanitaires aux maladies, aux ravageurs et aux différents stades de production.
Aujourd'hui, je ne considère plus le maraîchage comme une activité que je pratique par plaisir. Je sais qu'il peut véritablement me permettre de gagner ma vie.
Daouda Camara, bénéficiaire du projet An Ka Baara de l'OITLe résultat est concret : des cultures en meilleure santé, des rendements en hausse et une production diversifiée.
Pour la tomate, sa production passe de 10-15 à 20-25 paniers de 50 kg toutes les 2 à 3 semaines. Autrement dit, sa récolte par cycle a progressé d'environ 67 % à 100 %.
Le changement se mesure surtout dans les revenus. En 2025, l'amélioration de sa production de tomate lui permet de générer 600 000 FCFA supplémentaires par rapport à 2024.
Mais Daouda va plus loin. Avec l'introduction de l'aubergine et du chou, deux cultures qu'il ne produisait pas auparavant, il crée de nouvelles sources de revenus :
Au total, 2,2 millions de FCFA de revenus supplémentaires en une année : pour Daouda, le maraîchage change désormais d'échelle.
« Aujourd'hui, je ne considère plus le maraîchage comme une activité que je pratique par plaisir. Je sais qu'il peut véritablement me permettre de gagner ma vie. Mon objectif est maintenant de produire davantage et d'augmenter durablement mes revenus » se réjouit-il.
Son ambition dépasse désormais sa propre exploitation. Daouda joue un rôle de relais auprès d'autres producteurs de sa zone et les aide à s'organiser pour accéder à des intrants de qualité.
Un producteur mieux équipé. Des pratiques améliorées. Une production diversifiée. Des revenus en hausse.
C'est le changement recherché par An Ka Baara : transformer l'accès aux ressources et aux connaissances en résultats économiques concrets, capables de renforcer durablement les moyens de subsistance et la résilience des producteurs.
Pour Daouda, une nouvelle étape commence : produire toute l'année, agrandir ses superficies et faire du maraîchage un véritable moteur de revenus.