WHO - World Health Organization Regional Office for Africa

03/31/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/30/2026 12:51

Au Cameroun, des marchés plus propres pour une alimentation plus sûre

Au Cameroun, des marchés plus propres pour une alimentation plus sûre

31 mars 2026

Douala - Après le Sénégal, le Cameroun met en œuvre le projet Marché santé dans la ville de Douala à travers deux marchés pilotes : New Deido et Ndogpassi. Coordonné par la commune urbaine, ce projet vise à renforcer la prévention des maladies d'origine alimentaire et à améliorer l'hygiène, la salubrité et la sécurité sanitaire des aliments, avec l'objectif de diffuser progressivement ces bonnes pratiques à l'ensemble des marchés de la ville.

Dans cet entretien, Simon Édouard Ekotto Ndemba, Directeur de l'environnement, de la santé et du cadre de vie à la Commune urbaine de Douala, explique les critères ayant guidé la sélection des marchés pilotes, les innovations introduites, l'organisation mise en place pour encadrer le projet et l'appui déterminant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des partenaires.

Dans le cadre du projet "Marché santé", comment les commerçants s'organisent-ils pour assurer l'hygiène et la salubrité ?
Dans nos marchés publics, les commerçants s'organisent, à travers leurs associations, pour procéder au nettoyage quotidien. Chaque soir, ils balaient l'intérieur du marché et rassemblent les déchets dans un espace dédié. L'entreprise chargée de la collecte les récupère ensuite et nettoie les abords du marché, avec un enlèvement effectué tous les deux jours.

Avec le projet, nous avons également travaillé sur une pratique qui posait un véritable problème : la vente de vivres posés à même le sol. Au marché New Deido, certains exposaient encore leurs produits sur des sacs sales posés par terre. Grâce aux séances de sensibilisation, cette pratique a disparu.

Aujourd'hui, les commerçants utilisent au moins de petites tables pour présenter les vivres. Notre ambition est d'uniformiser cette approche et de l'étendre à tous les autres marchés de la ville.

Quelles innovations le projet "Marché santé" a-t-il apportées dans les marchés pilotes ?
La principale innovation est l'intégration systématique des aspects d'hygiène et de salubrité dans la gestion courante des marchés. Les réunions ne portent plus seulement sur la question des recettes générées, mais prennent désormais en compte l'hygiène et la salubrité, ainsi que la sécurité sanitaire des aliments.

Le projet a permis de renforcer le respect des normes d'hygiène, notamment pour les produits alimentaires, et d'introduire des aménagements adaptés pour des zones spécifiques comme l'abattage ou la volaille.

Nous veillons également au bon entretien des lieux d'aisance, à la disponibilité permanente de points d'eau et à l'électrification des marchés, afin de garantir un environnement plus sûr.

Quels sont les critères qui ont permis de retenir ces deux marchés ?
La sélection s'est basée sur plusieurs éléments essentiels. Il fallait d'abord que le marché appartienne clairement à l'État ou à la collectivité. La taille, la superficie et la définition précise du périmètre étaient également déterminantes. Il fallait aussi que ces marchés soient desservis par des voiries pour permettre l'accessibilité par les usagers et les autres acteurs.

La structure de gouvernance jouait aussi un rôle clé, notamment l'existence d'un régisseur, d'une association de commerçants dirigée par un responsable élu et, dans certains cas, de comités de médiation comme au marché New Deido.

La variété des denrées alimentaires disponibles - fruits, légumes, poissons, œufs, volailles, viande - était un autre critère important. Enfin, l'engagement du maire concernant les questions de gouvernance, d'hygiène et de salubrité constituait un facteur déterminant, notamment pour les activités liées au nettoyage et à la maintenance régulière du marché.

Comment l'appui de l'OMS contribue-t-il à renforcer la sécurité sanitaire des aliments dans le cadre du projet "Marché santé" ?
L'Organisation mondiale de la Santé a joué un rôle essentiel dans ce projet. Elle accompagne la ville pour mieux structurer sa démarche en matière d'hygiène, de salubrité et de sécurité sanitaire dans les marchés publics.

Cet appui a également facilité la mobilisation de partenaires, en particulier des entreprises citoyennes. C'est grâce à ce travail conjoint que le Port autonome de Douala a équipé les marchés pilotes de poubelles, de matériel d'hygiène et de salubrité, ainsi que d'équipements de protection individuelle, notamment des bottes, des casques et des chasubles, pour permettre aux commerçants et aux équipes de nettoyage de travailler dans de meilleures conditions. Le matériel fourni était conséquent, ce qui nous a permis d'en faire bénéficier également une vingtaine d'autres marchés ne faisant pas partie des marchés pilotes.

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Pour plus d'informations ou pour demander des interviews, veuillez contacter :
Kayi Lawson

Chargée de communication
Bureau régional pour l'Afrique
Email: lawsonagbluluf[at] who.int(lawsonagbluluf[at]who[dot]int)

WEGANG Germaine

Chargée de communication
OMS Cameroun
E-mail: wegangg[at] who.int(wegangg[at]who[dot]int)

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