Government of the Grand Duchy of Luxembourg

01/13/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/13/2026 05:10

Country health profile - Profil de santé par pays - Luxembourg 2025

Les profils de santé par pays de l'initiative State of Health in the EUoffrent un aperçu analytique et comparatif des systèmes de santé des États membres de l'Union européenne (UE), de l'Islande et de la Norvège. Ces profils mettent en évidence les caractéristiques, les enjeux et les réformes des systèmes de santé et en évaluent l'efficacité, l'efficience, l'accessibilité et la résilience. L'édition 2025 inclut une section dédiée aux politiques pharmaceutiques. Les profils de santé sont publiés tous les deux ans.

Le profil de santé 2025 du Luxembourg a été préparé par l'European Observatory on Health Systems and Policieset l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en collaboration avec la Commission européenne et, au niveau national, l'Observatoire national de la santé, l'Inspection générale de la sécurité sociale et la Direction de la santé. Il a fait l'objet d'une présentation ce 13 janvier 2026 par Juliane Winkelmann, représentant l'European Observatory on Health Systems and Policies et Anne-Charlotte Lorcy, coordinatrice générale de l'Observatoire national de la santé.

La présentation a été enrichie par une intervention de Martine Deprez, ministre de la Santé et de la Sécurité sociale: "Les profils de santé par pays fournissent aux décideurs publics une base factuelle solide en mettant en perspective les performances des systèmes de santé nationaux à travers des comparaisons internationales. En identifiant les forces, les faiblesses et les écarts entre pays, ils constituent un outil essentiel pour orienter l'élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes." En présence d'Anne Calteux, représentante de la Commission européenne au Luxembourg, Dirk Van den Steen, chef d'unité State of Health à la Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire (DG SANTE) de la Commission européenne, est également intervenu pour présenter le rapport de synthèse qui accompagne les profils de santé par pays, et qui présente les grandes tendances en matière de réformes des systèmes de santé dans l'ensemble de l'UE. Ils ont également montré un tableau de bord interactif, permettant d'explorer les principaux indicateurs et tendances en matière de santé, en fournissant une vue d'ensemble du profil de santé du pays.

État de santé et facteurs de risque

En 2024, l'espérance de vie atteignait 83,5 ans, soit près de deux ans de plus que la moyenne européenne. Toutefois, à partir de 65 ans, une part importante des années de vie est vécue avec des limitations d'activité.

Bien que la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans (15%) soit la plus faible de l'UE, elle devrait presque doubler d'ici 2050.

En 2021, un décès sur quatre était attribuable aux facteurs de risque comportementaux notamment le tabagisme, la consommation d'alcool, une mauvaise alimentation et l'inactivité physique.

Des évolutions positives sont néanmoins observées. Le tabagisme chez les adultes et les adolescents montre des taux inférieurs à la moyenne européenne. La part d'adolescents déclarant avoir été ivres plus d'une fois dans leur vie a fortement diminué, et figurait parmi les plus faibles de l'UE en 2022. En revanche, la hausse de l'obésité, de la sédentarité et de l'usage des cigarettes électroniques chez les adolescents suscite des préoccupations croissantes.

Les inégalités en matière de facteurs de risque demeurent marquées: les personnes ayant un faible niveau d'éducation sont davantage exposées à l'obésité et au tabagisme.

Système de santé et performance

Des résultats globalement positifs en termes d'efficacité et de réponse aux besoins

La mortalité évitable par la prévention (120 décès pour 100.000 habitants en 2022) et par les traitements (60 décès pour 100.000) est inférieure à la moyenne européenne (respectivement 168 et 90 décès pour 100.000), ce qui témoigne de l'efficacité des services de santé.

L'accès aux soins est très bon. Seuls 1,9% de la population ayant eu des besoins médicaux ont déclaré ne pas avoir obtenu accès à ces soins en raison du coût, des délais d'attente ou de la distance, l'un des taux de besoins médicaux non satisfaits les plus faibles de l'UE.

Les résultats de l'enquête de l'OCDE sur les indicateurs rapportés par les patients (PaRIS) indiquent que 93 % des personnes interrogées ont déclaré avoir reçu des soins de très bonne qualité de la part des prestataires de soins primaires et 91% ont bénéficié d'un niveau élevé de soins centrés sur la personne, avec une implication dans la prise de décision.

Des dépenses élevées, principalement alimentées par les fonds publics

Le système de santé luxembourgeois se caractérise par des dépenses de santé élevées par habitant et par une couverture universelle. En 2023, 85% des dépenses de santé courantes étaient financées par des fonds publics, un niveau supérieur à la moyenne de l'UE. La part restant à la charge des ménages figurait parmi les plus faibles de l'UE.

Un tiers des dépenses est consacré aux soins extrahospitaliers, ce qui est supérieur à la moyenne de l'UE (28%). À l'inverse, les dépenses consacrées à la prévention (3% en 2023), qui ont diminué depuis la pandémie de COVID-19, sont inférieures à la moyenne européenne (4%).

Des enjeux persistants en matière d'efficience

Les hospitalisations évitables liées à certaines maladies chroniques (asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive, insuffisance cardiaque et diabète) demeurent supérieures à la moyenne de l'UE en 2023, soulignant la nécessité de renforcer les parcours de soins intégrés, d'autant que la coordination perçue par les patients reste limitée.

En matière pharmaceutique, la faible utilisation des médicaments génériques et l'utilisation inappropriée des médicaments, notamment chez les personnes âgées (ex.: benzodiazépines), sont préoccupantes.

Une forte dépendance aux professionnels formés à l'étranger

En 2023, la densité médicale s'élevait à 4,0 médecins pour 1.000 habitants, légèrement en dessous de la moyenne de l'UE (4,3). À l'inverse, la densité d'infirmiers atteignait 14,2 infirmiers pour 1.000 habitants, bien au-dessus de la moyenne de l'UE (8,5). La résilience du système repose sur la poursuite du renforcement de l'offre nationale de formation.

Une résilience renforcée par la digitalisation

La résilience du système de santé repose également de plus en plus sur la digitalisation. Le Luxembourg développe activement les outils de santé numériques, notamment une amélioration du dossier de soins partagé. La création de nouvelles structures dédiées à la préparation aux crises sanitaires et à l'évaluation des politiques de santé renforce la capacité du pays à anticiper les défis futurs et à fonder ses décisions sur des données probantes.

Communiqué par l'Observatoire national de la santé

Government of the Grand Duchy of Luxembourg published this content on January 13, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on January 13, 2026 at 11:10 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]