07/01/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/01/2026 16:40
Un important projet de station de transfert d'énergie par pompage (STEP) dans le nord du Maroc permettra de fournir une électricité fiable à un coût abordable, d'améliorer la résilience du réseau national et de créer des emplois
WASHINGTON, 1er juillet 2026 - Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd'hui un financement de 265 millions de dollars en faveur du Projet de station de transfert d'énergie par pompage d'Ifahsa au Maroc. Cet investissement majeur dans les infrastructures d'énergie propre dans le nord du pays est également l'un des plus importants de ce type sur le continent africain.
Le projet permettra de renforcer la fiabilité et la résilience du système électrique marocain en offrant une capacité de stockage flexible pour accompagner l'intégration d'une part plus importante d'énergies renouvelables. Il garantira ainsi aux ménages et aux entreprises un approvisionnement en électricité plus sûr et plus propre.
Située à proximité de Chefchaouen, la station fonctionnera comme une véritable batterie géante rechargeable pour le réseau électrique national. Lors des pics de production d'énergie renouvelable - quand le soleil brille ou le vent souffle - l'eau est pompée vers un réservoir supérieur. Elle est ensuite relâchée dans des turbines pour produire de l'électricité au moment où les besoins sont les plus élevés.
L'initiative créera de véritables opportunités économiques pour la population. Durant la phase de construction, le projet devrait générer environ 820 emplois directs par an. Par la suite, la capacité d'énergies renouvelables qu'il permettra de déployer créera des possibilités d'emploi supplémentaires dans le secteur de l'énergie et au-delà. Les entreprises marocaines bénéficieront également d'un accès à une électricité plus propre, ce qui renforcera leur positionnement sur des marchés internationaux où les chaînes d'approvisionnement bas-carbone revêtent une importance croissante.
Cette installation de 300 mégawatts permettra au Maroc d'intégrer au moins 1 gigawatt d'énergie solaire et éolienne supplémentaire dans son réseau national, ouvrant ainsi la voie à environ 1 milliard de dollars d'investissements privés. Ce faisant, elle remplacera environ 3 térawattheures d'électricité actuellement produits chaque année à partir de combustibles fossiles, évitant ainsi quelque 1,7 million de tonnes d'émissions de CO₂ par an.
La contribution de la Banque mondiale associe un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), un financement concessionnel du Fonds pour les technologies propres et un don du Fonds pour une planète vivable. Le projet est également financé par la Banque africaine de développement et mis en œuvre par l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE). Le cofinancement des deux banques multilatérales de développement illustre comment les partenariats internationaux peuvent mobiliser des ressources en faveur d'investissements dans les énergies propres à grande échelle et accélérer la transition vers un avenir énergétique plus résilient et sobre en carbone.
« Le projet Ifahsa est l'exemple même du type de partenariats transformateurs que nous nous efforçons de bâtir, en réunissant institutions multilatérales et autorités nationales, en mobilisant des capitaux et en investissant dans des infrastructures qui génèrent des dividendes environnementaux, sociaux et économiques. Nous sommes honorés d'œuvrer aux côtés de l'ONEE, conjointement avec la Banque africaine de développement, pour soutenir ce qui est, à ce jour, l'une des initiatives les plus ambitieuses du Maroc en matière d'énergie propre », déclare Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.