UNOG - United Nations Office at Geneva

03/16/2026 | News release | Distributed by Public on 03/16/2026 13:49

Corée du Nord : l’ONU dénonce une répression persistante

La population nord-coréenne est toujours « soumise à une répression et à un isolement accrus », a déploré lundi le chef des droits de l'homme de l'ONU, dressant « un long inventaire des actes de répression qui remontent à plusieurs décennies » en République populaire démocratique de Corée (RPDC), plus communément appelée Corée du Nord.

Devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a indiqué que les droits fondamentaux sont gravement restreints, notamment la liberté d'expression, le droit à l'information, la liberté de circulation, ainsi que l'accès à la nourriture et aux soins de santé.

De plus, les familles des personnes disparues en République de Corée (Corée du Sud), au Japon et dans d'autres pays continuent de demander des réponses à la Corée du Nord, sans succès. Les familles séparées ne peuvent pas entrer en contact les unes avec les autres.

« Les personnes rapatriées de force en RPDC sont victimes de graves violations des droits de l'homme et de détentions prolongées. J'exhorte à nouveau tous les gouvernements à mettre fin au rapatriement forcé des ressortissants nord-coréens », a déclaré Volker Türk.

Une sécurité fondée sur la seule puissance militaire

Alors que le neuvième Congrès du Parti des travailleurs de Corée, qui s'est tenu le mois dernier, a donné la priorité au développement économique, tout en mettant davantage l'accent sur les capacités militaires, l'ONU rappelle certains fondamentaux. Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH), une sécurité fondée uniquement sur la puissance militaire est fragile et risque d'aggraver les conflits.

« Elle conduit également à des violations des droits de l'homme, comme on le constate en RPDC : de la répression et du travail forcé au détournement de ressources dont le pays a désespérément besoin pour les services sociaux et le développement durable », a ajouté M. Türk.

Une façon de rappeler que la véritable sécurité passe par un engagement, un dialogue et une coopération significatifs, fondés sur le respect des droits de l'homme et du droit international.

CPI et compétence extraterritoriale sur la table

Ces principes de respect des droits humains s'inscrivent dans un contexte de répression documentée depuis des décennies, comme le montrent les 24 rapports publiés par l'ONU sur la RPDC.

Pour le Haut-Commissaire, ce constat souligne surtout l'absence persistante de mécanismes de justice et de poursuites pour les violations documentées, « qui peuvent dans certains cas constituer des crimes contre l'humanité, est extrêmement limitée ». « Aucun progrès n'a été réalisé concernant le renvoi de la situation en RPDC devant la Cour pénale internationale (CPI). Aucune enquête pénale n'a non plus été ouverte au cours de l'année écoulée dans d'autres juridictions », a-t-il regretté.

Pour le HCDH, il est donc impératif que Pyongyang reste fermement à l'ordre du jour de la communauté internationale, y compris de ce Conseil. L'ONU exhorte les États à demander le renvoi devant la CPI et à exercer leur compétence extraterritoriale et universelle.

Pour des actions concrètes

De son côté, la Rapporteure spéciale sur la situation des droits de l'homme en RPDC note que des mesures concrètes et la coopération internationale sont essentielles pour améliorer la situation dans ce pays.

« La RPDC a coopéré avec certains mécanismes internationaux de protection des droits de l'homme et a exprimé son engagement à respecter un certain nombre d'obligations en matière de droits de l'homme », a déclaré Elizabeth Salmón dans son dernier rapport au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

« Cependant, comme l'a conclu le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme dans son rapport d'évaluation décennal publié en septembre dernier, la situation des droits de l'homme ne s'est globalement pas améliorée au cours de la dernière décennie », a-t-elle dit.

Mme Salmón a déclaré qu'il était temps pour la RPDC de prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre ses engagements en matière de droits de l'homme.

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