06/04/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/04/2026 06:27
Mardi est décédé Noahm, un jeune homme gay qui avait été frappé à la tête à Metz ce samedi 30 mai. Alors que ses ami·e·s, présent·e·s lors de l'agression, relatent des faits d'une grande violence doublés d'insultes homophobes, et un "choix" de la victime porté sur Noahm en raison de son expression de genre et de la présomption de son homosexualité, le Parquet n'a pas retenu la circonstance aggravante de l'homophobie.
C'est une double violence qui est absolument intolérable aujourd'hui.
Les agressions LGBTIphobes ne diminuent pas. Les violences et discriminations LGBTIphobes ne faiblissent pas.
Le Rapport sur les LGBTIphobies 2026 de SOS homophobie fait état de 1771 cas recensés sur ses dispositifs de témoignage, tandis que les chiffres produits par le Gouvernement, sur la base des dépôts de plainte, sont les plus hauts historiquement enregistrés par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure.
À l'heure où tant de discours affirment que nos combats sont achevés, que nos droits ont été gagnés et que l'homophobie n'existe plus, ce crime est insoutenable : non seulement nos droits ne sont jamais acquis et restent encore à compléter, mais les violences sont toujours omniprésentes. Elles ne sont qu'un symptôme de la dégradation des conditions de vie des personnes LGBTI.
Et elles tuent toujours.
La reconnaissance du caractère homophobe de l'homicide de Noahm est une nécessité pour rendre justice à Noahm et ne réduire au silence aucune victime de LGBTIphobies.
SOS homophobie adresse toutes ses pensées et son soutien aux proches de Noahm, et demande au Parquet de retenir le caractère homophobe de l'agression qui a causé sa mort.