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04/15/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/15/2026 09:41

À contre-courant : la majore Stephanie Bigelow nage entre la France et l’Angleterre en 14 heures

À contre-courant : la majore Stephanie Bigelow nage entre la France et l'Angleterre en 14 heures

Le 15 avril 2026 - Nouvelles de la Défense

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Le portrait de la majore Stephanie Bigelow pour le Conseil international du sport militaire (CISM).

Photo fournie par la Maj Stephanie Bigelow.

Afin de se préparer à traverser la Manche à la nage en août 2025, la majore (Maj) Stephanie Bigelow s'est surtout entraînée en… nageant. Pourtant, la nage de 58 kilomètres et de 14 heures qui sépare l'Angleterre de la France a finalement été ce qui l'a le moins inquiétée. C'est plutôt sa force mentale, les méduses et l'eau salée qui l'ont le plus mise à l'épreuve.

« J'ai toujours eu l'impression, surtout avec la natation, que c'est 90 % mental et 10 % physique », précise-t-elle.

Ses soupçons ont été confirmés suivant son arrivée à Douvres, en Angleterre. Les mauvaises conditions météorologiques l'ont forcé à commencer durant la nuit. C'est exactement ce qu'elle espérait éviter. La Maj Bigelow a de nombreuses années d'expérience en natation de compétition et a été membre de l'équipe nationale junior du Canada. Malgré cela, l'obscurité, les eaux agitées et sa peur imaginaire de la présence de requins ont commencé à l'épuiser à peine deux heures après son départ.

« Quand tu es dans l'obscurité pendant une longue période, ton cerveau te joue des tours », ajoute-t-elle. « Ma montre m'a aidé à maîtriser mes émotions. Elle vibrait tous les 500 mètres. Elle était ma bouée de sauvetage puisque sinon, je me serais perdue dans mes propres pensées. »

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La majore Stephanie Bigelow traverse la Manche à la nage, le 22 août 2025.

Photo fournie par la Maj Stephanie Bigelow.

Entrent ensuite en jeu les méduses.

« Je pouvais sentir les têtes épaisses et bulbeuses des méduses parce que je les attrapais lorsque ma main plongeait dans l'eau », explique-t-elle. La Maj Bigelow a même subi une piqûre au visage. Inquiète d'une enflure près de ses voies respiratoires, elle a modifié son mouvement des bras pour protéger son visage, ce qui a accentué la douleur aux épaules.

Plusieurs heures après avoir terminé sa traversée, elle a senti les répercussions de l'exposition prolongée à l'eau salée: elle ne parvenait pas à avaler correctement sa nourriture. Ayant un déficit calorique estimé de 4 400 calories, il était nécessaire, mais pénible pour elle de manger, même en utilisant un vaporisateur pour engourdir la douleur.

L'expérience en natation et la préparation de la Maj Bigelow ont été essentielles à son succès.

« En fait, 70 % des gens échouent au cours des deux premières heures. Il s'agit d'une très grande tâche, et beaucoup dépensent trop d'énergie au début. C'est quelque chose que j'ai appris à maîtriser en natation de compétition. »

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Le trajet à la nage effectué par la majore Stephanie Bigelow dans le pas de Calais (allant de Douvres, en Angleterre, jusqu'au nord de la France).

Photo fournie par la Maj Stephanie Bigelow.

Planifier une traversée de la Manche à la nage est une tâche d'envergure. Il est commun que les athlètes doivent attendre des années avant d'acheter un billet et de trouver un capitaine de bateau. Ils doivent assembler un équipage qui les suivra pendant qu'ils nagent et qui se chargera d'assurer leur sécurité, de leur apporter un soutien moral et de les nourrir. La Maj Bigelow s'est entraînée dans le lac Ontario pendant son déploiement à Kingston.

Heureusement, la Maj Bigelow n'a pas réalisé son parcours seule. Deux membres des Forces armées canadiennes (FAC) faisaient partie de son équipage de bateau, et les FAC ont appuyé son entraînement et ses déplacements.

À l'heure actuelle, la Maj Bigelow est médecin-chef de la base du 33e Centre des Services de santé des Forces canadiennes, détachement du Collège militaire royal de Kingston. Elle est la deuxième membre, et la deuxième femme, des FAC à réaliser la nage, après Winnie Roach en 1951.

« En tant qu'athlètes féminines, on nous dit toujours que nous ne serons jamais assez vites ou fortes. Cela illustre toutefois le cran des femmes : seules des femmes au sein de nos forces armées ont réalisé cette traversée à la nage. C'est une réalisation dont je suis très fière. »

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2026-04-15
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