UN Women - United Nations Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women

03/04/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/04/2026 11:16

Aucun pays dans le monde n’est parvenu à instaurer la pleine égalité juridique pour les femmes et les filles

Communiqué de presse

Aucun pays dans le monde n'est parvenu à instaurer la pleine égalité juridique pour les femmes et les filles

Depuis les dispositifs de protection contre la violence basée sur le genre jusqu'à l'égalité salariale, les femmes et les filles continuent d'être confrontées à des inégalités devant.

4 mars 2026

[Disponible en Arabe and Russe]

New York - Le 8 mars 2026, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, ONU Femmes lance une mise en garde mondiale : partout dans le monde, les systèmes judiciaires qui sont censés faire respecter les droits, ainsi que l'État de droit, manquent à leurs obligations envers les femmes et les filles. À l'échelle mondiale, les femmes ne bénéficient que de 64 pour cent des droits juridiques dont jouissent les hommes, ce qui expose les femmes à la discrimination, la violence et l'exclusion à chaque étape de leur vie.

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Il s'agit là d'une des conclusions du rapport du Secrétaire général des Nations Unies, « Garantir et renforcer l'accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice ». Ce rapport révèle également que dans plus de la moitié des pays à l'échelle mondiale (54 pour cent), le viol n'est toujours pas défini sur la base du consentement, ce qui signifie qu'une femme peut être violée sans que la loi ne reconnaisse cela comme un crime. Dans près de 3 pays sur 4, le droit national autorise le mariage des filles sous la contrainte. De plus, 44 pour cent des pays n'ont aucune loi imposant l'égalité de la rémunération pour un travail de valeur égale, ce qui signifie qu'il est encore légal dans ces pays de verser aux femmes un salaire inférieur pour un même travail.

« Quand les femmes et les filles sont privées de justice, l'ampleur des préjudices va bien au-delà d'un cas isolé. La confiance du public s'érode, les institutions perdent leur légitimité et l'État de droit lui-même est affaibli. Un système de justice qui n'assume pas ses obligations envers la moitié de la population ne peut pas du tout prétendre œuvrer pour la justice », a déclaré la Directrice exécutive d'ONU Femmes, Sima Bahous.

Alors que les réactions hostiles contre les engagements de longue date en faveur de l'égalité des sexes s'intensifient, les violations des droits des femmes et des filles s'accélèrent, alimentées par une culture d'impunité à l'échelle mondiale, tant dans les tribunaux que dans les espaces en ligne et les contextes de conflit. Les lois sont réécrites pour limiter les libertés des femmes et des filles, les faire taire et permettre les abus sans conséquence. Tandis que les technologies prennent le pas sur les réglementations, les femmes et les filles sont confrontées à une violence numérique croissante, dans un climat d'impunité où les auteurs de ces violences sont rarement tenus de répondre de leurs actes. Dans les conflits, le viol continue d'être utilisé comme une arme de guerre et les signalements de violences sexuelles ont augmenté de 87 % en seulement deux ans.

Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies indique également que des progrès sont possibles : 87 pour cent des pays ont adopté des lois contre la violence domestique et plus de 40 pays ont renforcé les protections constitutionnelles accordées aux femmes et aux filles au cours des dix dernières années. Toutefois, les lois ne suffisent pas. Les normes sociales discriminatoires telles que la stigmatisation, la culpabilisation des victimes, la crainte et la pression communautaire, continuent de réduire les survivantes au silence, de faire obstacle à la justice et de permettre aux violences, même dans leurs formes les plus extrêmes comme le féminicide, de rester impunies. L'accès des femmes à la justice est également entravé par des réalités quotidiennes comme le coût, le temps, la langue et un profond manque de confiance dans les mêmes institutions qui sont censées les protéger.

En cette Journée internationale des femmes 2026, inscrite sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », ONU Femmes appelle à une action urgente et décisive : mettre fin à l'impunité, défendre l'État de droit et instaurer l'égalité, dans la loi, dans la pratique et dans chaque sphère de la vie, pour toutes les femmes et les filles. Et cette année, la 70e session de la Commission sur la condition de la femme (CSW70), la plus haute instance intergouvernementale des Nations Unies qui établit les normes mondiales en faveur des droits des femmes et de l'égalité des sexes, représente une occasion unique d'inverser le recul des droits des femmes et de garantir la justice. « Le temps est venu de se mobiliser et de défendre les droits, la justice et l'action, afin que chaque femme et chaque fille puisse vivre en toute sécurité, s'exprimer librement et vivre dans l'égalité », a souligné la Directrice exécutive d'ONU Femmes, Sima Bahous.

La commémoration de la Journée internationale des femmes et l'ouverture de la CSW70 auront lieu cette année, le même jour, l'une après l'autre, ce 9 mars 2026, dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies, à 9h (HE) et en ligne.

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