04/13/2026 | News release | Distributed by Public on 04/14/2026 00:31
Des discussions marathon organisées par le Pakistan se sont achevées ce week-end sur une impasse dans la capitale, Islamabad.
Si aucun accord n'a été conclu, « les discussions elles-mêmes ont souligné le sérieux de leur engagement et constitué une étape positive et significative vers un dialogue renouvelé », a indiqué le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, dans une déclaration.
« Compte tenu de divergences profondément enracinées, un accord ne peut être conclu du jour au lendemain, et le Secrétaire général appelle à la poursuite constructive des pourparlers afin de parvenir à un accord. Parallèlement, le cessez-le-feu doit impérativement être préservé. Toutes les violations doivent cesser. »
Le chef de l'ONU a remercié le Pakistan ainsi que les autres médiateurs - l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Türkiye - et a appelé la communauté internationale à soutenir leurs efforts.
Il a souligné que toutes les parties au conflit doivent respecter la liberté de navigation, notamment dans le détroit d'Ormuz, conformément au droit international.
Ce corridor maritime crucial, situé au sud de l'Iran, relie le golfe Persique au golfe d'Oman.
Les États-Unis ont annoncé des projets de blocus des navires entrant et sortant des ports iraniens, entrés en vigueur lundi.
Par ailleurs, quelque 20.000 marins restent bloqués à bord de navires dans le golfe Persique et « font face à des difficultés croissantes chaque jour », rappelle le communiqué de l'ONU.
Le chef de l'Organisation maritime internationale, Arsenio Dominguez, a mis en garde contre les risques lors d'une réunion avec des délégations nationales consacrée aux menaces pour la sécurité en mer.
« Il est très facile d'imaginer ce que cela signifie d'être coincé à bord d'un navire sans pouvoir naviguer depuis plus d'un mois », a-t-il déclaré.
« Il y a toujours la crainte que les provisions viennent à manquer. Il existe une menace constante qu'un navire soit pris pour cible ou attaqué, mettant en danger la vie des marins. »
En temps normal, 35 % du pétrole brut mondial - soit quelque 20 millions de barils - transitent chaque jour par le détroit d'Ormuz, ainsi que 30 % du commerce d'engrais et un cinquième du gaz naturel liquéfié, selon Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.
Les perturbations du commerce maritime ont déjà des répercussions directes dans la région et au-delà, accentuant la fragilité économique mondiale et l'insécurité dans de nombreux secteurs.
L'ONU avertit que « les perturbations de l'approvisionnement en engrais et de ses intrants aggravent encore l'insécurité alimentaire pour des millions de personnes vulnérables dans le monde, s'ajoutant à la hausse du coût de la vie liée aux effets sur le carburant, les transports et les chaînes d'approvisionnement ».
Dans ce contexte, les échanges se poursuivent avec les parties concernées sur la conception et le fonctionnement du groupe de travail des Nations Unies récemment mis en place sur le détroit d'Ormuz, précise le communiqué.
Par ailleurs, l'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le conflit au Moyen-Orient, Jean Arnault, « reste activement engagé dans la région, en étroite consultation avec les principaux acteurs et en poursuivant ses efforts de bons offices en vue d'un accord global et durable ».