05/30/2026 | Press release | Archived content
Monsieur le Ministre de la santé, Dr Kamba,
Monsieur le Ministre de la communication, M. Katembwe,
Monsieur le Gouverneur de la province de l'Ituri, Lieutenant-général Nkashama,
Chères et chers partenaires, amis et collègues de l'OMS,
Bonjour Bunia,
C'est un privilège d'être ici à Bunia. J'aimerais que les circonstances soient différentes, mais je suis venu parce que la population de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de toute la RDC mérite de savoir qu'elle n'est pas seule.
Nous ne sommes pas ici pour dire aux gens ce qu'ils doivent faire. Nous sommes ici pour écouter. Les communautés sont conscientes des défis auxquels elles doivent faire face et savent quelles solutions y apporter. Notre rôle est de vous accompagner dans la mise en œuvre de ces solutions, ensemble. L'appropriation par la communauté est ce qui mettra fin à cette épidémie.
Lors de ma visite aujourd'hui et demain, j'espère rencontrer des associations de femmes, des chefs religieux, des dirigeantes et dirigeants d'entreprise, des jeunes et d'autres personnes encore. L'instauration d'une relation de confiance prend du temps, et cela commence par l'écoute.
Plus tôt dans la journée, j'ai rencontré les ministres, le gouverneur, la Croix-Rouge congolaise, des leaders communautaires, le CDC-Afrique, l'UNICEF et le PAM. Hier à Kinshasa, j'ai rencontré la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour discuter de l'épidémie et de la riposte pilotée par les pouvoirs publics.
J'ai apprécié son engagement à faire en sorte que les investissements réalisés dans le cadre de cette intervention contribuent à renforcer le système de santé de la RDC sur le long terme, car ce que nous construisons ici doit perdurer bien au-delà de cette épidémie.
J'ai également rencontré l'équipe de pays des Nations Unies, les partenaires du secteur de la santé et de l'action humanitaire, ainsi que le corps diplomatique, et je leur suis reconnaissant pour leur soutien sans faille. Nous sommes ici pour travailler sous la conduite du Gouvernement de la RDC, au service de sa population.
Et ce service va au-delà de la maladie d'Ebola.
Alors que nous luttons contre cette épidémie à vos côtés, nous nous engageons à garantir que d'autres services de santé essentiels et une aide humanitaire continuent d'être fournis à la population de l'Ituri et au-delà.
La RDC a déjà été confrontée à la maladie d'Ebola à seize reprises, et a mis fin à chaque épidémie. Nous en sommes à la dix-septième épidémie. L'expérience de la RDC me donne vraiment confiance.
Cette épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué.
Mais ce n'est pas sans espoir.
De bons soins médicaux permettent de survivre à la maladie d'Ebola causée par le virus Bundibugyo et certaines personnes ici en Ituri sont déjà rétablies. Se faire soigner rapidement fait toute la différence.
L'OMS collabore également avec ses partenaires pour promouvoir des vaccins et des traitements sûrs et efficaces grâce à des essais cliniques.
L'hygiène des mains est importante. Communiquer des informations exactes est important. Et des inhumations sans risque et dans la dignité sont également importantes. Je comprends à quel point il est douloureux de perdre quelqu'un, et à quel point il est important de lui rendre hommage comme il se doit.
Mais certaines pratiques, notamment le fait de toucher le corps de personnes décédées de la maladie d'Ebola, peuvent favoriser la propagation du virus. Alors que nous pleurons les êtres que nous avons perdus, nous devons tout faire pour ne pas en perdre d'autres. Se protéger mutuellement, même dans le deuil, est l'une des choses les plus difficiles et les plus importantes que nous puissions faire.
Je remercie celles et ceux qui contribuent déjà à la riposte. Un soutien supplémentaire reste nécessaire. Je demanderais aussi aux pays qui imposent des interdictions de voyager ou des fermetures de frontières de reconsidérer leur décision. Ces mesures rendent la riposte plus difficile et font obstacle à la transparence qui permet de sauver des vies.
L'OMS restera aux côtés de la RDC aussi longtemps qu'il le faudra. Notre engagement ne s'arrête pas lorsqu'une épidémie prend fin. Vous n'êtes pas seuls face à cette situation. Nous sommes là, nous sommes avec vous, et nous traverserons cette épreuve ensemble. Nous voulons laisser derrière nous les personnels de santé, les hôpitaux, les laboratoires et les services qui serviront la population de l'Ituri pendant de longues années encore.
Merci beaucoup.