09/17/2026 | Press release | Archived content
Brazzaville, République du Congo, le 17 septembre 2026 - La République du Congo pourrait créer jusqu'à 22 200 emplois et mobiliser jusqu'à 1,4 milliard de dollars de nouveaux investissements privés d'ici 2030 en levant les principales contraintes qui freinent l'investissement dans quatre secteurs à fort potentiel, selon le nouveau Diagnostic-pays du secteur privé (CPSD) de l'IFC, branche du Groupe de la Banque mondiale.
Le rapport identifie le bois transformé, la logistique portuaire, l'agro-industrie (la mouture du maïs) et l'aquaculture comme quatre secteurs prioritaires pour diversifier l'économie et développer l'emploi. Il recommande des réformes concrètes, réalisables au cours des trois à cinq prochaines années, afin de lever les principaux obstacles réglementaires, fonciers, logistiques et opérationnels.
Bien que l'économie congolaise reste fortement dépendante du pétrole, le pays dispose d'atouts importants pour accélérer sa diversification : de vastes terres arables, le port en eau profonde de Pointe-Noire et d'importantes ressources forestières. Les quatre secteurs identifiés offrent des possibilités concrètes d'investissement, de transformation locale et de création d'emplois.
Le bois transformé présente le potentiel le plus important. Un meilleur accès aux matières premières, des règles plus claires et une transformation locale accrue pourraient générer 5 300 à 11 500 emplois et mobiliser entre 560 millions et 1,1 milliard de dollars d'investissements privés.
La logistique portuaire offre également un potentiel majeur. Une plus grande efficacité du port de Pointe-Noire et du corridor Pointe-Noire-Brazzaville, notamment grâce à la modernisation des procédures douanières, pourrait renforcer le rôle du Congo comme porte d'entrée régionale, créer 2 000 à 6 000 emplois et attirer 70 à 200 millions de dollars d'investissements.
Dans l'agro-industrie, la mouture du maïs pourrait créer 400 à 1 100 emplois directs et mobiliser 24 à 72 millions de dollars d'investissements. Le CPSD recommande notamment de faciliter l'accès au foncier et l'installation d'unités locales de transformation.
Enfin, l'aquaculture, portée par une demande croissante de poisson, pourrait générer 1 200 à 3 600 emplois et attirer 5 à 16 millions de dollars d'investissements. Son développement nécessite notamment une gouvernance plus claire, un meilleur accès aux intrants et le renforcement de la chaîne du froid.
Le CPSD recommande de concentrer les efforts sur quatre priorités : clarifier les règles du secteur forestier, moderniser les procédures douanières à Pointe-Noire, faciliter l'accès au foncier agricole et renforcer le cadre réglementaire de l'aquaculture. Secteurs qui contribueraient à attirer davantage d'investissements, à renforcer la compétitivité des entreprises et à développer de nouvelles chaînes de valeur.
« Le Congo dispose d'atouts considérables pour accélérer la diversification de son économie en s'appuyant davantage sur le secteur privé. Le CPSD trace une feuille de route concrète pour transformer ce potentiel en investissements, en emplois et en opportunités économiques. En levant les principaux obstacles et en mettant en œuvre les réformes prioritaires, le Congo peut rendre ses secteurs à fort potentiels plus attractifs pour les investisseurs et placer le secteur privé au cœur d'une croissance plus diversifiée, durable et créatrice d'emplois », a déclaré Olivier Buyoya, directeur de division pour l'Afrique centrale et le Nigeria à IFC.
Le Diagnostic-pays du secteur privé de la République du Congo est disponible à la consultation et au téléchargement à partir du 17 septembre 2026.