09/17/2026 | Press release | Distributed by Public on 09/17/2026 11:12
GENÈVE, 17 septembre 2026 - Les arrivées en Europe ont fortement diminué cette année, mais les décès sur les routes de la Méditerranée centrale ne cessent d'augmenter, selon de nouvelles données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Près de 60 000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le début de l'année 2026, soit 39 % de moins que les 98 040 personnes enregistrées au cours de la même période l'an dernier. Pourtant, au moins 2 292 personnes sont mortes ou portées disparues en tentant la traversée, contre 1 999 sur la même période l'année précédente. Les routes de la Méditerranée et de l'Atlantique sont les routes maritimes les plus meurtrières au monde.
« Ces chiffres racontent deux histoires à la fois », a déclaré Amy Pope, Directrice générale de l'OIM. « Moins de personnes arrivent par la mer en Europe qu'à la même date l'an dernier. Mais des personnes continuent de mourir et de disparaître en nombre alarmant en cherchant à rejoindre un lieu sûr. Presque tous les décès et disparitions en mer sont évitables. Les conséquences se prolongent bien au-delà. Des dépouilles restent non identifiées, laissant des familles à la recherche de réponses par-delà les frontières, souvent pendant des années. »
La baisse la plus marquée concerne la route de la Méditerranée centrale vers l'Italie, où les arrivées ont chuté de 55 %, passant de 48 231 à 21 393. Mais les décès sur cette route ont eux aussi augmenté, de 844 à 996.
La Grèce a enregistré 20 428 arrivées, contre 25 427. Les décès sur la route de la Méditerranée orientale sont passés de 284 à 417. L'Espagne a comptabilisé 16 794 arrivées sur les routes de l'Atlantique et de la Méditerranée occidentale, contre 22 855. Le nombre de décès y est resté élevé, à 879.
Les interceptions se poursuivent à grande échelle. Entre janvier et la mi-septembre, 17 067 migrants ont été interceptés en mer et renvoyés en Libye, selon les chiffres des garde-côtes libyens suivis par l'OIM.
« Derrière chaque chiffre il y a un être humain, une famille, une communauté », a ajouté Mme Pope.
« Que les décès augmentent alors même que les arrivées diminuent montre que les migrants empruntent des trajets de plus en plus dangereux. Nous avons besoin d'une coopération internationale soutenue qui sauve des vies, protège les personnes en mouvement, lutte contre la traite des personnes et l'exploitation, et élargisse les voies de migration sûres, ordonnées et régulières. » Des efforts soutenus sont également nécessaires pour faire la lumière sur le sort des migrants disparus et accompagner les familles touchées, conformément au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
L'OIM poursuit sa collaboration avec les gouvernements, les partenaires et les communautés dans les pays d'origine, de transit et de destination. L'objectif : une protection renforcée, une aide au retour volontaire et à la réintégration, l'élargissement des voies régulières et la réduction des risques le long des principales routes migratoires. Les discussions récentes entre l'OIM et ses partenaires européens ont souligné la nécessité d'une approche globale à l'échelle régionale.
Ces chiffres proviennent de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) et du Projet sur les migrants disparus de l'OIM, et couvrent les arrivées et les incidents vérifiés jusqu'au 15 septembre 2026. De nombreux naufrages et disparitions n'étant pas recensés, le nombre réel de décès est probablement plus élevé.
Pour plus d'informations, veuillez consulter le Centre de presse de l'OIM.