09/22/2026 | News release | Distributed by Public on 09/22/2026 08:14
La réforme de la facturation électronique est entrée en vigueur le 1er septembre 2026 et touche plus de 10 millions d'acteurs économiques. Pour un CSE, tout dépend de la TVA. Un comité non assujetti n'a aucune obligation : ni plateforme à choisir, ni facture électronique à émettre. Un comité assujetti, même s'il ne facture pas de TVA, doit recevoir ses factures via une plateforme agréée depuis le 1er septembre 2026. S'il facture d'autres assujettis, il devra aussi les émettre au plus tard le 1er septembre 2027. Les réponses ci-dessous sont classées selon la situation de votre comité. L'essentiel en un coup d'œil .
| Point clé | Ce qu'il faut retenir |
| Critère décisif | Le statut du CSE au regard de la TVA, pas la taille de l'entreprise. |
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CSE non assujetti La grande majorité |
Aucune obligation : ni réception via une plateforme, ni émission, ni e-reporting. |
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CSE assujetti Y compris en franchise en base |
Réception des factures électroniques via une plateforme agréée depuis le 1er septembre 2026. |
| Émission et e-reporting | Le 1er septembre 2027 pour un CSE de la taille d'une PME ou d'une micro-entreprise, selon la nature de ses opérations. |
| Amende par facture | 50 € par facture non émise sous forme électronique, dans la limite de 15 000 € par an. |
| Premier réflexe | Faire confirmer par écrit le statut TVA du comité par l'expert-comptable. |
Rarement. Tout dépend de son statut au regard de la TVA, et non de la taille de l'entreprise dans laquelle il est implanté.
Non, dans la très grande majorité des cas. La réforme vise les opérations entre entités établies en France et assujetties à la TVA. Or la plupart des CSE gèrent les subventions de l'employeur et les activités sociales et culturelles (ASC) sans exercer d'activité économique taxable : ils ne sont pas assujettis. Parmi les comités accompagnés par Edenred Solutions CSE, plus de 99 % ne sont pas concernés.
La situation change pour une minorité. Un CSE qui revend des biens, facture des prestations ou relève de la franchise en base de TVA entre dans le champ de la réforme, comme n'importe quelle entreprise. La franchise en base dispense de facturer la TVA sous certains seuils de chiffre d'affaires, sans retirer la qualité d'assujetti. Les critères sont détaillés dans notre article pour savoir si votre CSE est concerné par la réforme.
Posez la question à l'expert-comptable du comité, puis vérifiez avec l'outil d'autodiagnostic mis en ligne par l'administration fiscale. Pour mémoire, un assujetti est une personne physique ou morale qui exerce une activité économique de manière indépendante et habituelle, selon la définition rappelée par Service Public.. Être assujetti ne signifie pas forcément payer de la TVA.
Certains indices doivent alerter : un numéro de TVA intracommunautaire, des déclarations de TVA déposées, de la TVA mentionnée sur des documents du CSE. Des ventes régulières de biens ou de services en dehors des activités sociales et culturelles méritent aussi un examen. Un comité qui se contente de gérer les subventions de l'employeur et de distribuer des prestations aux salariés est très probablement hors champ.
Non, la taille de l'employeur ne se transmet pas au comité. Le CSE est doté de la personnalité civile (article L. 2315-23 du Code du travail) : c'est une personne morale distincte de l'entreprise, dont les obligations s'apprécient à partir de sa propre situation.
Prenons le cas de Malik, trésorier du CSE d'une entreprise industrielle de 6 000 salariés. L'entreprise, grande entreprise au sens de la réforme, émet ses factures électroniques depuis le 1er septembre 2026. Le comité, lui, n'est pas assujetti : rien à faire. S'il l'était, sa date d'émission dépendrait de sa propre catégorie, celle d'une structure qui compte au mieux quelques salariés : le 1er septembre 2027, selon toute vraisemblance.
Un CSE non assujetti n'a aucune démarche à engager : ses factures continuent d'arriver comme avant, et la réforme s'applique à ses fournisseurs, pas à lui.
Oui, et c'est normal. Au sens de la réforme, une facture électronique (e-invoicing) est un fichier structuré, au format Factur-X, UBL ou CII, qui transite par une plateforme agréée entre deux assujettis. Pour savoir où l'envoyer, le fournisseur consulte l'annuaire de la facturation électronique, qui recense les entités soumises aux obligations. Un CSE non assujetti n'a pas vocation à y figurer : il reçoit donc des factures classiques, en PDF ou sur papier.
Le fournisseur, de son côté, transmet les données de la vente à l'administration au titre du e-reporting, c'est-à-dire la déclaration des opérations qui ne passent pas par une facture électronique. La DGFiP applique ce raisonnement aux associations non assujetties qui ne sont soumises à aucune obligation, pas même de réception. Le texte visant les échanges entre assujettis, la logique est la même pour un comité.
Non. Aucune obligation ne pèse sur un CSE non assujetti, et aucune des amendes prévues par la réforme ne le vise. Une plateforme agréée, c'est-à-dire l'opérateur immatriculé par l'administration pour acheminer les factures électroniques, ne lui est d'aucune utilité réglementaire.
Rien n'interdit en revanche de moderniser le circuit des factures. Centraliser les PDF dans l'outil de gestion du comité et les rattacher au bon budget dès leur arrivée fait gagner du temps. Surtout quand les pièces se comptent par dizaines chaque mois. Ce choix d'organisation se discute en réunion de bureau, à son rythme, et non sous la pression d'une échéance qui ne vous concerne pas.
Pas de facture électronique dans ce cas. La réforme exclut les opérations réalisées avec des particuliers, et un salarié qui règle sa part d'un voyage ou d'une place de concert agit comme un particulier. Pour un CSE non assujetti, la gestion des participations ne change donc pas. Pour un comité assujetti, ces opérations peuvent relever du e-reporting, selon la nature exacte de chaque activité. L'obligation démarre à la date applicable à sa taille, soit le 1er septembre 2027 pour une PME ou une micro-entreprise. Le périmètre se définit avec l'expert-comptable, activité par activité.
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Demander un devisUn CSE assujetti à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, par l'intermédiaire d'une plateforme agréée.
Deux échéances comptent. Depuis le 1er septembre 2026, tout CSE assujetti doit être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit sa taille. L'obligation d'émettre, pour les factures adressées à d'autres assujettis, dépend ensuite de la catégorie du comité :
Le e-reporting suit le même calendrier que l'émission. Ces dates, fixées par l'article 91 de la loi de finances pour 2024, n'ont pas été reportées : la réforme est bien entrée en vigueur le 1er septembre 2026.
Une plateforme agréée (PA) est un opérateur immatriculé par l'administration fiscale pour émettre, transmettre et recevoir les factures électroniques, et pour transmettre certaines données à l'administration. Son rôle est prévu par l'article 289 bis du Code général des impôts. On parlait auparavant de plateforme de dématérialisation partenaire (PDP). C'est le seul intermédiaire reconnu ; un logiciel non immatriculé peut servir d'interface, en tant que « solution compatible », à condition d'être raccordé à une PA.
Pour choisir, partez de la liste officielle des plateformes agréées, jamais d'un lien reçu par e-mail. Vérifiez ensuite que l'offre vise des structures de la taille de votre comité, qu'elle s'articule avec votre logiciel de comptabilité et qu'elle permet de signaler une anomalie sur une facture reçue.
Bon à savoir : le choix n'est pas définitif. Il est possible de changer de plateforme à tout moment, et l'ancienne continue d'assurer certains services pendant un an pour éviter toute rupture dans la réception des factures.
En consultant l'annuaire de la facturation électronique, accessible en ligne depuis Service Public. Pour chaque entité soumise aux obligations, il indique la plateforme chargée de recevoir ses factures et ses adresses électroniques de facturation. C'est ce qui permet à un fournisseur d'acheminer sa facture au bon endroit.
Un CSE assujetti doit y apparaître, rattaché à la plateforme qu'il a choisie ; en cas de changement, c'est la nouvelle plateforme qui met ces informations à jour. Deux situations justifient un appel rapide à l'expert-comptable : un comité assujetti absent de l'annuaire, ou un comité présent alors que vous le pensiez hors champ.
Non, pas pour ce seul motif. Dans son guide pratique de démarrage, la DGFiP rappelle que la réforme change la façon de transmettre les factures. Les règles de fond, elles, ne bougent pas : existence de l'opération, dette, paiement, comptabilisation, droit à déduction de la TVA. Une facture reçue par e-mail, en PDF ou sur papier ne doit donc pas être écartée si elle correspond à une opération réelle et contient les informations nécessaires à son traitement.
Attention : cette souplesse ne vaut pas dispense. Indiquez au fournisseur que le CSE dispose d'une plateforme de réception, pour que ses prochaines factures empruntent le bon canal.
Sous sa forme électronique d'origine. Imprimer une facture électronique pour la ranger dans un classeur ne suffit pas : c'est le fichier reçu qu'il faut pouvoir présenter en cas de contrôle.
Pour la durée, la règle générale ne change pas : 10 ans pour les pièces comptables, et au moins 6 ans pour les documents fiscaux. Assurez-vous que la plateforme ou le logiciel du comité conserve les fichiers sur toute cette période. Et demandez, dès la signature, comment récupérer les archives en cas de changement d'outil.
Seuls les CSE assujettis encourent les amendes de la réforme ; tous peuvent en revanche être visés par des tentatives d'escroquerie.
Des amendes, dont la loi de finances pour 2026 a relevé les montants. Trois manquements sont visés :
Aujourd'hui, c'est le deuxième point qui concerne un CSE assujetti. Imaginons un comité mis en demeure en janvier, qui ne fait rien. L'addition grimpe vite : 500 € en avril, 1 000 € en juillet, encore 1 000 € en octobre, soit 2 500 € en moins d'un an.
Oui, pour une première infraction seulement. Les amendes ne s'appliquent pas à une première infraction commise au cours de l'année civile et des trois années précédentes. Encore faut-il la réparer spontanément, ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration.
Pour un trésorier, la conséquence pratique est simple. Toute demande de l'administration se traite comme une échéance ferme : date de réception notée, bureau et expert-comptable prévenus, régularisation bouclée avant le trentième jour.
Ne cliquez sur aucun lien et ne payez rien. Des escrocs exploitent la réforme de plusieurs façons : faux messages aux couleurs de la DGFiP, fausses plateformes agréées, appels qui menacent d'une amende immédiate, demandes de « frais d'inscription ». L'administration fiscale met elle-même en garde les entreprises contre les courriels qui usurpent ses adresses.
Avant de répondre, trois vérifications s'imposent. Le statut TVA d'abord : si votre CSE n'est pas assujetti, aucune plateforme ne lui est imposée. La plateforme citée ensuite : elle doit figurer sur la liste officielle, consultée directement sur impots.gouv.fr ou Service Public. Les coordonnées bancaires enfin : tout changement d'IBAN annoncé par un fournisseur se confirme par téléphone, au numéro habituel, jamais à celui indiqué dans le message.
La réforme ne modifie pas les règles budgétaires du CSE, mais elle offre une bonne occasion de resserrer le circuit des factures.
En principe, sur le budget de fonctionnement. Un outil qui sert à recevoir, contrôler et archiver les factures relève de la gestion administrative et comptable du comité, que ce budget finance. Le budget des activités sociales et culturelles reste consacré aux prestations destinées aux salariés, conformément aux règles de comptabilité du CSE.
Un même outil sert parfois aux deux, billetterie et comptabilité par exemple. Prévoyez alors une clé de répartition écrite, votée en réunion et transmise à l'expert-comptable du CSE. Cette trace évite bien des débats au moment de l'approbation des comptes.
Quatre points méritent une place dans la procédure, que le comité soit assujetti ou non :
Ces contrôles prennent quelques minutes par facture. Ils protègent la trésorerie du comité bien au-delà de la réforme, au même titre que les bonnes pratiques pour piloter la trésorerie du CSE.
Edenred Solutions CSE propose aux comités un logiciel de gestion et de comptabilité. Il couvre le budget de fonctionnement et le budget ASC, le déversement des écritures comptables, l'édition du rapport de gestion et la gestion de la trésorerie. Le trésorier y gagne une base propre et à jour, que le CSE soit concerné ou non par la réforme. L'expert-comptable aussi.
Sur la facturation électronique, Edenred Solutions CSE a annoncé préparer l'intégration, dans ses outils, de la réception des factures électroniques via une plateforme agréée partenaire. Pour un point sur la situation de votre comité, les conseillers Edenred Solutions CSE peuvent étudier vos besoins avec vous.
Faites confirmer par écrit le statut TVA du comité et conservez cet avis avec les comptes : c'est lui qui fixe vos obligations.
Sur la facturation électronique, un CSE bien préparé est d'abord un comité qui connaît son statut TVA : c'est la première question à régler, et souvent la dernière.
Le portail public de facturation ne sert ni à émettre ni à recevoir des factures, ce que le décret du 27 juillet 2026 a confirmé. Tout circule par les plateformes agréées, l'administration gardant la main sur l'annuaire et sur la collecte des données.