UNOG - United Nations Office at Geneva

02/18/2026 | News release | Distributed by Public on 02/18/2026 14:38

L’abandon progressif des énergies fossiles ne doit pas être un « sujet tabou »

Alors que la dépendance aux énergies fossiles menace la stabilité mondiale, la transition énergétique ne doit pas être considérée comme un sujet tabou, a déclaré mercredi le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

Dans un message vidéo adressé aux participants d'une réunion ministérielle de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à Paris, il a noté que le monde est entré dans l'ère des énergies propres et que les énergies renouvelables sont désormais « la source d'électricité nouvelle la moins chère, la plus rapide et la plus sûre, quasiment partout ».

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Le Secrétaire général a souligné que ceux qui mèneront cette transition façonneront l'économie mondiale de demain, ajoutant que certains intérêts liés aux énergies fossiles persistent à freiner les progrès, en propageant de la désinformation et en prétendant qu'une transition est irréaliste ou inabordable.

Elaborer un plan de transition

Selon lui, « la dépendance mondiale aux énergies fossiles constitue l'une des plus grandes menaces pour la stabilité et la prospérité mondiales ».

Il a noté que les trois quarts de l'humanité vivent dans des pays importateurs nets de combustibles fossiles, « dépendants d'une énergie qu'ils ne maîtrisent pas, à des prix imprévisibles, voyant leurs budgets de développement absorbés par les factures d'énergie, constamment à la merci des bouleversements géopolitiques et des ruptures d'approvisionnement ».

« Cette insécurité est intrinsèque au système », a-t-il martelé.

Dans ce contexte, M. Guterres a insisté sur le fait que « nous devons cesser de considérer la transition énergétique comme un sujet tabou » et que « tout retard ne fera qu'engendrer l'instabilité ».

Le chef de l'ONU a appelé à la création d'une plateforme mondiale dédiée à l'élaboration d'un plan de transition équitable, ordonné et abordable, conforme à l'objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. Cette plateforme réunirait producteurs et consommateurs, pays développés et pays en développement, institutions financières publiques et privées et société civile.

« Je vous encourage vivement à nous aider à créer cette plateforme et à accélérer le processus, ensemble. C'est ainsi que nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre, renforcerons la sécurité énergétique, favoriserons le développement du secteur de l'énergie et instaurerons une stabilité durable », a conclu le Secrétaire général à l'adresse des participants de la réunion de l'AIE.

L'AIE en bref

  • Créée en 1974 dans le sillage du choc pétrolier de 1973, l'Agence internationale de l'énergie (AIE), organisation intergouvernementale autonome est basée à Paris et a été établie dans le cadre de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
  • Elle rassemble 32 pays membres et 13 pays associés représentant 75 % de la demande énergétique mondiale.
  • Initialement chargée de répondre aux perturbations des approvisionnements pétroliers, elle a élargi son mandat à l'ensemble du système énergétique, des combustibles fossiles aux énergies renouvelables.
  • L'AIE conseille les États sur la sécurité énergétique et la transition propre, publie des rapports de référence comme le World Energy Outlook et est dirigée par Fatih Birol.
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