FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations

01/19/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/20/2026 09:00

La FAO se félicite du nouveau traité sur la préservation de la diversité biologique marine dans les eaux internationales

Rome - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a salué l'entrée en vigueur de l'Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (l'Accord BBNJ) et se réjouit à la perspective de contribuer à sa mise en œuvre.

Après deux décennies de négociations, l'Accord BBNJ, qui compte jusqu'à présent 145 signataires et 81 parties, est entré en vigueur le 17 janvier 2026. Il s'agit d'un traité mondial contraignant qui vise à favoriser l'utilisation durable et la conservation de la biodiversité dans les zones océaniques ne relevant pas d'une juridiction nationale. L'Accord porte sur quatre domaines principaux: les ressources génétiques marines; les outils de gestion par zone; les évaluations de l'impact sur l'environnement; le renforcement des capacités et le transfert de technologies.

L'Accord BBJN exige l'adoption d'une approche intersectorielle qui intègre et renforce les arrangements actuels de gestion des activités humaines dans les zones ne relevant pas d'une juridiction nationale, notamment la pêche, le transport, les activités minières et l'exploration à des fins de recherche. Il prévoit également que les avantages tirés des ressources génétiques marines - lesquelles sont souvent utilisées dans les produits pharmaceutiques, les compléments alimentaires et les cosmétiques - soient partagés de façon juste et équitable.

«L'Accord BBNJ est une nouvelle étape importante qui permettra de combler des lacunes profondes dans la gouvernance des zones ne relevant pas d'une juridiction nationale. La FAO dispose du savoir-faire pour aider les parties et les institutions à mettre en œuvre l'Accord, ainsi que de compétences techniques, de données et de systèmes qui seront essentiels pour atteindre ses objectifs», a déclaré M. Manuel Barange, Sous-Directeur général et Directeur de la Division des pêches et de l'aquaculture de la FAO.

Les zones ne relevant pas d'une juridiction nationale représentent environ deux tiers des océans du monde et près de la majorité de l'espace de vie total de la planète. La pêche dans ces eaux est réglementée au moyen d'un ensemble de règles et d'un réseau d'organisations régionales de gestion des pêches, mais certaines zones géographiques ne sont pas couvertes. Chaque année, près de 11 millions de tonnes d'animaux aquatiques sont capturés dans des zones ne relevant pas d'une juridiction nationale, principalement des thons, des bonites, des marlins et des élasmobranches vivant dans la zone épipélagique.

M. Barange a rappelé que les organisations régionales de gestion des pêches mettaient en place des règles contraignantes pour gérer les pêches dans de nombreuses zones ne relevant pas d'une juridiction nationale, y compris des systèmes d'observation et de surveillance, des règles fondées sur la science en ce qui concerne les limites de capture, la répartition et les prises accidentelles et, si nécessaire, des fermetures afin de réduire la pression sur les ressources marines. Ces organisations ont des décennies d'expérience en matière de gestion et de conservation de la biodiversité marine et seront essentielles en vue du succès de l'Accord BBNJ, qui passe par le renforcement des capacités, les systèmes de gestion fondés sur la science, la collecte de données et le suivi.

«Tout comme la santé et la biodiversité des écosystèmes sont des éléments fondateurs d'une pêche durable, les institutions créées pour gouverner celle-ci peuvent grandement aider à faire en sorte que les êtres humains puissent coexister avec la biodiversité et y contribuer», a-t-il déclaré.

Comment la FAO peut apporter son aide

Les données seront essentielles dans le cadre de l'Accord BBNJ. Ainsi, les données de la FAO sur les pêches, notamment sur la production, les échanges, l'emploi, la capacité des flottes et la consommation de ressources aquatiques, ainsi que les évaluations régulières de l'état des ressources halieutiques marines menées par la FAO et le Système de suivi des ressources halieutiques et des pêcheries (FIRMS), seront particulièrement utiles.

Le renforcement des capacités est un élément essentiel de tous les traités internationaux. Dans ce domaine, la FAO aide depuis longtemps les pays, par exemple en ce qui concerne le renforcement des capacités à mettre en œuvre et à appliquer l'Accord relatif aux mesures du ressort de l'État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, ainsi que l'utilisation des outils liés à l'application, notamment les Directives sur le transbordement et le Fichier mondial des navires de pêche, instruments qui sont tous applicables dans les zones océaniques ne relevant pas d'une juridiction nationale. Dans le cadre du Programme Océans communs, financé par le Fonds pour l'environnement mondial, la FAO et ses partenaires ont montré, au moyen de solutions concrètes, que la collaboration mondiale et intersectorielle peut contribuer à une gestion efficace et durable des pêches dans les zones ne relevant pas d'une juridiction nationale et ont obtenu des résultats démontrables en ce qui concerne les stocks de thon et la survie d'espèces vulnérables telles que l'albatros et les requins.

La FAO collabore depuis des décennies avec une cinquantaine d'organes régionaux des pêches, établissant ainsi un modèle de travail en réseau qui sera crucial pour le nouveau traité. La FAO aide déjà des pays et des organes régionaux des pêches à préparer la mise en œuvre de l'Accord BBNJ. Les modalités de fonctionnement de l'Accord BBNJ sont encore en cours d'élaboration, mais les systèmes de données et de travail en réseau, les compétences techniques et les activités de renforcement des capacités de la FAO seront essentiels dans l'optique de la mise en œuvre.

«La biodiversité marine est au fondement de la pêche durable et de la sécurité alimentaire mondiale. L'Accord BBNJ est une occasion unique de renforcer la gouvernance mondiale des océans et d'obtenir de meilleurs résultats pour tous», a déclaré M. Barange.
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