Softway Medical SAS

10/21/2026 | News release | Distributed by Public on 10/21/2026 09:10

Toujours plus d’images, pas assez de temps : le pari du numérique en imagerie médicale

Les examens se multiplient, et le temps médical reste limité. L'étude L'Imagerie Augmentée, réalisée par CNEH Prospective avec le soutien de Softway Medical, met en évidence un déséquilibre appelé à s'accentuer : les besoins en imagerie progressent plus rapidement que les effectifs médicaux. Dans ce contexte, le numérique ne répond pas à lui seul aux enjeux démographiques de la radiologie, mais il peut contribuer à mieux organiser l'activité, simplifier l'accès à l'information et préserver le temps des professionnels.

L'imagerie médicale est au cœur des parcours de soin. Prévention, dépistage, diagnostic, suivi des maladies chroniques ou prise en charge aux urgences : les indications se multiplient et les volumes suivent la même trajectoire.

Selon l'étude CNEH Prospective, la demande en imagerie progresserait de 4 à 5 % par an, tandis que les effectifs médicaux augmenteraient de seulement 1 à 2 %. À organisation constante, cet écart pose la question de la capacité des services à absorber durablement cette croissance.

Cette évolution s'explique notamment par le vieillissement de la population. Les personnes âgées de 65 ans et plus, particulièrement consommatrices d'examens d'imagerie, devraient représenter près de 29 % de la population française en 2050, contre environ 21 % en 2025. Les politiques de prévention et de dépistage, l'utilisation massive de l'imagerie en coupe et la surcharge des urgences renforcent encore cette dynamique.

Les volumes donnent déjà la mesure du phénomène. En 2024, 77 millions d'actes ont été réalisés par les radiologues libéraux, soit 10,7 % de plus qu'en 2019. Sur cette même période, les actes d'IRM ont progressé en moyenne de 7,4 % par an, contre 4,5 % pour les scanners.

Dans le même temps, le nombre de radiologues est passé de 8 220 en 2012 à 9 484 en 2025. Une progression réelle, mais insuffisante au regard de l'augmentation des besoins et qui masque des tensions plus fortes à l'hôpital public, où environ 40 % des postes de praticiens hospitaliers à temps plein en radiologie seraient vacants.

C'est là que le numérique doit jouer un rôle concret. Cette situation conduit à poser autrement la question de l'innovation. Il ne s'agit pas seulement de produire davantage. Il faut aussi chercher à mieux utiliser les ressources déjà disponibles.

Faire circuler l'information pour préserver le temps médical


Avec l'augmentation des volumes, chaque difficulté d'accès à l'information devient plus pénalisante. Retrouver un examen antérieur, passer d'un logiciel à un autre, récupérer une donnée clinique ou ouvrir plusieurs outils spécialisés sont autant d'actions qui, additionnées tout au long de la journée, mobilisent du temps médical.

Cette évolution concerne d'abord le système d'information radiologique, le RIS. Son rôle ne se limite plus à organiser les examens : il tend progressivement à devenir un point d'orchestration du parcours et de la donnée. Alors que les volumes progressent et que le temps médical reste contraint, l'enjeu est de conserver une vision globale de l'activité et de faire parvenir la bonne information au bon moment.

Cette logique suppose surtout de mieux relier les différentes étapes du parcours d'imagerie et les métiers qui y participent. L'objectif n'est pas d'ajouter de nouveaux outils, mais de limiter les ruptures entre les systèmes, d'éviter les ressaisies et de rendre les services utiles accessibles dans l'environnement de travail quotidien.

Le même mouvement concerne le PACS, historiquement centré sur l'archivage, la visualisation et la diffusion des images. Il évolue aujourd'hui vers un environnement de diagnostic plus large, capable de réunir les images, les antériorités, les informations cliniques, les outils de traitement avancé et, de plus en plus, les résultats issus de l'intelligence artificielle.

L'enjeu est très concret : réduire le nombre d'actions nécessaires pour retrouver l'information utile et fluidifier le parcours de lecture. Plus les données pertinentes sont accessibles au même endroit, moins le radiologue consacre de temps à naviguer entre plusieurs interfaces ou à rechercher des éléments dispersés.

Cette continuité numérique passe également par un meilleur partage des examens entre établissements et professionnels. Le développement du maillage national de partage des images médicales participe à cette même logique : faciliter l'accès aux antériorités, éviter les ruptures d'information et améliorer la circulation des données tout au long du parcours de soins.

RIS, PACS et dispositifs de partage répondent ainsi à un même enjeu : mieux faire circuler l'information afin de réduire la complexité autour du professionnel et de préserver davantage de temps pour l'activité médicale.

Faire de l'innovation un soutien au temps médical

Cette transformation des systèmes d'information prépare naturellement l'étape suivante : l'intégration croissante de l'intelligence artificielle.

L'étude CNEH Prospective identifie déjà plusieurs domaines dans lesquels celle-ci intervient : acquisition et reconstruction des images, détection et priorisation des anomalies, mesures automatisées, suivi dans le temps, coordination de plusieurs outils ou encore assistance à la rédaction des comptes rendus.

Mais le principal enseignement est peut-être ailleurs. La performance d'un outil isolé ne suffit pas. Pour être réellement utile, l'intelligence artificielle doit s'insérer naturellement dans le système d'information et dans les taches du radiologue. Il faut déterminer quelles données elle reçoit, à quel moment elle intervient, comment son résultat est restitué et de quelle manière il est intégré à la décision médicale.

C'est précisément la logique défendue par Softway Medical. À mesure que les solutions d'IA se multiplient, leur valeur dépendra de moins en moins de leur seule performance technique et de plus en plus de leur capacité à s'insérer naturellement dans l'environnement de travail du radiologue.

L'innovation numérique prend alors tout son sens : non pas ajouter toujours plus d'outils, mais faire disparaître une partie des contraintes qui entourent l'activité médicale.

Face à la croissance durable des besoins, aucune solution unique ne suffira. La démographie médicale, l'organisation territoriale, les pratiques professionnelles et les politiques de santé continueront de jouer un rôle déterminant. Mais le numérique peut contribuer à rendre l'organisation plus fluide et à mieux exploiter les ressources disponibles.

Pour Softway Medical, l'objectif est donc moins de promettre de faire « plus avec moins » que de permettre aux professionnels de faire mieux avec le temps dont ils disposent.

Et c'est précisément ce qui ouvre la suite de la réflexion : après avoir mieux organisé et connecté l'environnement numérique du radiologue, comment l'intelligence artificielle peut-elle s'intégrer à chaque étape du parcours pour contribuer réellement à une imagerie augmentée ?

Softway Medical SAS published this content on October 21, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on October 21, 2026 at 15:11 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]