08/03/2026 | News release | Distributed by Public on 08/03/2026 09:56
Les incendies qui touchent la Gironde ont forcé le départ de nombreux habitants du bassin d'Arcachon de leur domicile et leur lieu de travail. Les agentes et agents du Département sont également touchés par ces nombreuses évacuations. Pourtant, malgré les difficultés, ils répondent présents et luttent aux côtés de leurs collègues pour assurer la sécurité de tous. Récit.
François-Joseph Puibaraud est responsable de la Maison Départementale des Infrastructures et Mobilités (MDIM) du Bassin d'Arcachon. Son champ d'action se déploie sur une large partie du département, allant du Porge jusqu'à l'est de la métropole, en passant par Saint-Jean d'Illac. Face aux progressions des feux, il a dû, à plusieurs reprises, être déplacé avec son équipe.
« Nous avons reçu ce mercredi 29 juillet l'ordre de la préfecture de fermer la route départementale numéro 3, pour empêcher les populations d'approcher le feu qui descendait rapidement. Nous avons évacué le centre d'exploitation de Lège dans la foulée. Après cela, tout s'est enchaîné très vite, » explique François-Joseph.
Dès le lendemain, les équipes ont dû se préparer à évacuer de nouveau. Le feu arrivé aux portes de Lège-Cap-Ferret, matériel et agents du centre d'exploitation ont été déportés sur la commune de Lanton, jusqu'alors épargnée par les flammes. Cependant, la dégradation de la situation a conduit, encore une fois, au rapatriement de tous, à Cestas, puis à Loupes, dans l'Entre-Deux-Mers.
François-Joseph souligne l'immense implication des agents, eux-mêmes fortement impactés.
« Certains ont été contraints de quitter leur domicile, d'autres ont perdu leur foyer, leur quartier, leur environnement. Malgré leur immense tristesse, ils ont œuvré ensemble aux rapatriements des véhicules, des bonbonnes de gaz, des bidons d'essences et du petit matériel. Ils ont aidé à la fermeture des routes, à la mise à disposition des collèges pour les forces mobilisées sur le terrain… »
Désormais, les agentes et agents peuvent retourner sur certaines zones rouvertes, pour y faire des patrouilles préventives et s'assurer que personne n'emprunte des voies interdites dangereuses. Au cœur de leurs préoccupations : la sécurité des usagers.
« Il est aujourd'hui impératif de s'assurer que les routes n'ont subi aucun dégât majeur, que les enrobées n'ont pas été détériorées, et que les arbres brûlés ne représentent pas une menace potentielle pour les automobilistes. »
Au plus fort de la crise, près de deux tiers des centres d'appui ont été évacués. Malgré tout, grâce à l'implication de toutes et tous, le retour à la vie la plus normale possible passera aussi par ces routes du prendre-soin.