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1 mai 2026 | Actualité / journal SEV, 1er Mai
Cette année, la Fête internationale des travailleuses et travailleurs, qui a eu lieu dans les rues de plus de 50 villes ou communes de Suisse - dont 15 000 personnes à Zurich -, a été marquée par la campagne contre l'initiative du chaos de l'UDC. Le SEV était dans la rue pour réclamer plus de sécurité et une meilleure protection de la santé pour le personnel des transports.
« Chaque année, le 1er Mai nous rappelle que rien ne nous est donné. Chaque progrès, aussi minime soit-il, a nécessité de longues et âpres négociations et confrontations, souvent des luttes dures », a déclaré Matthias Hartwich, président du SEV, à Olten. « Nous exigeons : pas d'allongement de la durée du travail, pas d'extension du travail dominical, pas d'atteinte aux salaires minimaux, pas d'atteinte aux CCT, pas de détérioration de la protection du travail et de la santé, pas d'atteinte aux mesures d'accompagnement, à la protection salariale et aux droits des travailleurs. » L'initiative dite du « chaos » constitue une atteinte à ces droits, a-t-il souligné.
Le vice-président du SEV, Pablo Guarino, s'est exprimé à Fribourg et a réclamé une meilleure protection de la santé pour le personnel : « Un tiers des conductrices et des conducteurs de bus est exposé à un risque d'épuisement professionnel (voir p. 3). Ce ne sont pas des chiffres théoriques, c'est la réalité du terrain. Il faut maintenant passer du constat à l'action. La santé n'est pas une affaire de responsabilité personnelle, c'est le résultat de conditions de travail qui, cumulées, fragilisent celles et ceux qui assurent le service public. » Il a aussi insisté sur le fait qu'en « rejetant la LAFE, la population fribourgeoise a rappelé une chose essentielle : on ne construit pas l'avenir en affaiblissant les services publics. »
Quelque 3 000 personnes ont défilé en Ville de Genève en scandant leur hostilité à l'initiative de l'UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! ». Les travailleurs et travailleuses genevois·es voient se dresser sur leur route un autre épouvantail : le 14 juin, la population devra aussi se prononcer sur l'ouverture des magasins deux dimanches par année. Un objectif, combattu à de maintes reprises par les syndicats. Si les conditions salariales et de travail restent le cœur des revendications du 1er Mai, les mouvements propalestinien et No G7 ont également donné de la voix. La manif s'est conclue de façon festive au parc des Bastions.
À Lausanne, la section SEV-tl a organisé le matin sur tout le réseau une distribution de matériel d'info en vue des prochaines échéances syndicales. L'après-midi, près de 2 000 personnes ont défilé dont quelques collègues des tl. L'accent était notamment mis sur la votation du 14 juin pour un salaire minimum dans le canton de Vaud et la défense du service public. Le président de l'USS et conseiller aux États vaudois Pierre-Yves Maillard est intervenu après le cortège contre l'initiative du chaos de l'UDC : « Nous résistons au retour d'une Suisse où on laisse entrer le travailleur, mais où on le coupe de sa famille. Nous résistons à la mise en cause du contrôle des salaires. Nous résistons à une explosion du dumping et du travail au noir ». L'humoriste Thomas Wiesel a diverti avec son humour pince-sans-rire. La soirée s'est prolongée de fort belle manière avec les différents stands et concerts. Une très belle édition !
Hanny Weissmüller, machiniste et présidente centrale du LPV, prend la parole à Brigue.À Brigue, Hanny Weissmüller, mécanicienne de locomotive et présidente de la LPV, a pris la parole. Elle aussi souligne que son métier est de plus en plus sous pression, car les CFF font passer les objectifs dits « d'efficacité » avant le bien-être du personnel ferroviaire. Elle aussi voit une grande menace dans l'initiative du « chaos », sur laquelle on votera le 14 juin : « Cette initiative extrême veut renverser la libre circulation des personnes et rompre ainsi les liens avec nos partenaires européens les plus proches. Cela ressemble à de la soi-disant souveraineté, mais cela signifie : les accords bilatéraux remis en cause, les emplois menacés, la protection des salaires affaiblie, le dumping salarial facilité. »
D'autres travailleuses et travailleurs du SEV ont manifesté notamment à Neuchâtel, Delémont - avec une forte présence de la LPV - et Bienne.
Yves Sancey
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