02/24/2026 | News release | Distributed by Public on 02/25/2026 13:53
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24 février, 2026Les syndicats affiliés à IndustriALL ont demandé l'ouverture d'une enquête officielle quant à l'accident survenu à la mine de diamants Ekapa située à Kimberley. Cinq mineurs s'y trouvent toujours piégés sous terre, à la suite d'une forte coulée de boue. Les opérations de sauvetage ont été abandonnées en raison d'inondations persistantes.
Une coulée de boue survenue aux premières heures du 17 février dernier a provoqué un grave afflux de boue et d'eau dans certaines sections du puits, piégeant les mineurs à plus de 800 mètres de profondeur. Ce 20 février, le Ministre des Ressources minières et pétrolières, Gwede Mantashe, s'est rendu sur le site et a déclaré que les mineurs devaient être présumés décédés en raison de leur exposition prolongée à des conditions extrêmes.
Mosepedi Sanane, Secrétaire régional du Syndicat national des mineurs (NUM) de Kimberley, a exprimé sa sympathie :
« Nos pensées et nos prières accompagnent les familles et les collègues des travailleurs et travailleuses affectés en ces jours extrêmement difficiles. Nous continuons à espérer qu'ils seront retrouvés vivants et qu'ils pourront rentrer chez eux sains et saufs. »
Tout en accordant la priorité aux efforts de sauvetage, le NUM a exhorté le ministère des Ressources minières et de l'Énergie à ouvrir une enquête indépendante approfondie. Le syndicat insiste sur la nécessité d'un processus transparent afin d'identifier les causes de la catastrophe et de déterminer si d'éventuelles défaillances des systèmes de gestion de la sécurité ou des protocoles opérationnels y ont contribué. Le Syndicat national des métallurgistes d'Afrique du Sud (NUMSA) a fait écho à ces préoccupations, soulignant que les efforts de sauvetage devaient se poursuivre.
Dans sa déclaration, le syndicat UASA a pointé du doigt les dangers constants associés à l'exploitation minière, insistant sur le fait que le gouvernement, les parties prenantes du secteur minier, les partenaires sociaux ainsi que les employeurs doivent redoubler d'efforts pour atteindre l'objectif «zéro blessure».
« Malgré les protocoles de sécurité en vigueur, l'exploitation minière induit l'un des métiers les plus dangereux, mettant régulièrement en péril la vie des travailleurs et travailleuses. Chaque décès ou blessure grave fait peser d'énormes difficultés économiques sur les familles des victimes, érodant la sécurité financière de ces ménages et leurs moyens de subsistance à long terme »
a indiqué l'UASA.
En outre, les syndicats affirment que cette coulée de boue a mis en relief la nécessité d'une évaluation rigoureuse des risques, d'une surveillance géotechnique renforcée et d'une application stricte des normes réglementaires afin d'atténuer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses.
Glen Mpufane, Directeur du secteur minier chez IndustriALL, a déclaré :
« Cette tragédie met en évidence les défis structurels permanents en matière de sécurité minière en Afrique du Sud, en particulier dans les petites exploitations diamantifères, où les risques géologiques tels que les coulées de boue, rendues plus dangereuses par la présence d'eaux souterraines ou pluviales, peuvent entraîner des inondations rapides et dévastatrices. Cela nécessite des inspections régulières ainsi que le respect des protocoles de santé et de sécurité d'application dans les mines. »