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09/08/2026 | Press release | Distributed by Public on 09/08/2026 15:02

Assemblée générale: le Président de la quatre-vingt-unième session promet d’œuvrer à restaurer la confiance envers l’ONU et le multilatéralisme

En ouvrant solennellement, cet après-midi, la quatre-vingt-unième session de l'Assemblée générale, son Président, M. Khalilur Rahman, du Bangladesh, s'est engagé à « œuvrer sans relâche pour restaurer la confiance » envers l'ONU et le multilatéralisme, condition, selon lui, du « succès de notre action collective ».

Le thème retenu pour cette session est du reste « Rétablir la confiance, gérer la transformation: une Organisation des Nations Unies au service de tous ». Un choix salué par le Secrétaire général, pour qui restaurer la confiance dans le système multilatéral « constitue le défi majeur de notre époque ».

Grâce à la diplomatie, au dialogue et à la collaboration, cette Assemblée « peut non seulement rétablir la confiance et la bonne foi qui font aujourd'hui défaut dans les relations géopolitiques, mais aussi assurer aux populations du monde entier un avenir meilleur, plus sain et plus pacifique », a estimé M. António Guterres.

De l'avis de M. Rahman, restaurer la confiance exige à la fois des résultats et des réformes. « Nous devons prouver, par des réalisations concrètes, que cette institution est véritablement au service des 8 milliards de personnes au nom desquelles nous agissons », a-t-il dit, avant de saluer le travail du Secrétaire général sur la réforme de l'ONU et l'action de celle qui l'a précédé, Mme Annalena Baerbock, en faveur de l'Initiative ONU80.

« Je poursuivrai leur travail et soutiendrai le processus de réforme, en servant de rassembleur et de pont entre vous, les Membres, qui détenez en fin de compte la responsabilité décisionnelle, et le Secrétaire général et son équipe, qui ont pour mandat de proposer des options concrètes pour la voie à suivre », a-t-il lancé à l'Assemblée.

Les autres priorités du nouveau Président pour l'année à venir

Au premier rang de ses autres priorités, le nouveau Président de l'Assemblée générale a cité le renforcement de la paix et de la sécurité. Il s'est engagé à collaborer étroitement avec les États Membres, ainsi qu'avec le Président du Conseil de sécurité et le Secrétaire général, pour soutenir l'action de l'ONU en matière de règlement des conflits, de maintien de la paix et de consolidation de la paix.

Il a ensuite plaidé pour une accélération du Programme de développement durable à l'horizon 2030, promettant de travailler avec les États Membres pour combler les déficits de financement des objectifs de développement durable (ODD), renforcer la viabilité de la dette et poursuivre la réforme de l'architecture financière internationale.

En troisième lieu, il importe d'accélérer l'action climatique, notamment dans les domaines de l'adaptation et de la résilience, a poursuivi M. Rahman, non sans rappeler que l'Assemblée générale tiendra, ce mois-ci, sa réunion de haut niveau sur l'élévation du niveau de la mer, une question existentielle pour les petits États insulaires en développement ainsi que pour les nations côtières de faible altitude à travers le monde.

Le Président de l'Assemblée s'efforcera aussi de promouvoir les droits humains et leur protection. Il s'est ainsi engagé à soutenir une coopération accrue entre les mécanismes de l'ONU, ainsi qu'avec la société civile, tout en exprimant sa détermination à protéger l'espace humanitaire et à défendre les droits et la dignité des réfugiés, des migrants et des personnes déplacées. À cet égard, il a rappelé qu'il avait suivi de près la situation des plus de 1,2 million de Rohingya déplacés de force depuis le Myanmar lorsqu'il était haut-représentant de son gouvernement pour cette question.

Une autre priorité est de veiller à ce que la transformation technologique profite à tous et ne laisse personne de côté, a-t-il ajouté, promettant de travailler avec les États Membres pour promouvoir une approche inclusive de la coopération numérique et des technologies émergentes, notamment l'intelligence artificielle, en s'appuyant sur le Pacte pour l'avenir et le Pacte numérique mondial.

Stabilité financière, parité et sélection du nouveau Secrétaire général

Soucieux d'œuvrer au renforcement de l'ONU et à l'amélioration de sa stabilité financière, M. Rahman a également appelé chaque État Membre à payer l'intégralité de ses contributions, « à temps et sans conditions ». Un appel, qui, selon lui, doit s'accompagner d'un « engagement tout aussi clair en faveur de la responsabilité ».

Il a précisé à ce sujet que, chaque jour, il rappellera le « devoir » qui incombe à tous de « veiller à ce que chaque ressource -chaque centime- soit utilisée de manière responsable, transparente et efficace ».

Quant à son cabinet, il a été constitué pour être « représentatif, inclusif et réactif », a-t-il expliqué, précisant en outre que 60% de ses membres sont des femmes, ce qui témoigne d'un « attachement au leadership et à l'expertise essentiels qu'elles apportent à cette mission ».

S'agissant enfin de la sélection du prochain ou de la prochaine Secrétaire général(e), M. Rahman a assuré qu'il veillera à ce que ce processus demeure « équitable, inclusif et transparent », dans le strict respect des règles en vigueur. Il a dit aborder cette tâche « avec tout le sérieux, l'impartialité et l'ouverture qu'elle exige, et dans le plein respect des mandats respectifs du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale ».

Questions de procédure

À l'occasion de cette première séance plénière de sa quatre-vingt-unième session, l'Assemblée a pris note d'une lettre du Secrétaire général (A/81/360) l'informant des États Membres ayant des arriérés de contributions financières envers l'ONU au regard de l'Article 19 de la Charte des Nations Unies, à savoir l'Afghanistan, la Bolivie, Sao Tomé-et-Principe et le Venezuela.

En vertu de cet article, a rappelé M. Rahman, un État Membre en retard dans le paiement de sa contribution aux dépenses de l'Organisation ne peut participer au vote à l'Assemblée générale « si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées ». L'Assemblée peut néanmoins autoriser ce Membre à participer au vote si elle constate que « le défaut de paiement est dû à des circonstances indépendantes de la volonté dudit Membre ».

L'Assemblée a, par ailleurs, approuvé la nomination des Bahamas, de la Belgique, du Bénin, de la Chine, des États-Unis, de la Fédération de Russie, de la Jamaïque, de l'Ouganda et de Vanuatu au Comité de vérification des pouvoirs pour cette session.

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