04/22/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/22/2026 02:49
Abidjan, le 21 avril 2026- Lors d'un panel de haut niveau consacré à l'industrialisation et la création d'emplois en Afrique, le vendredi 17 avril 2026 à Washington, en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a misé sur l'énergie, le capital humain et la coopération Sud-sud comme des piliers exploitables.
Aux côtés de Mariama Ciré Sylla, ministre guinéenne de l'Economie et des Finances, le ministre ivoirien a relevé qu'au-delà des stratégies, les États sont appelés à accélérer la mise en œuvre de politiques industrielles ciblées, à améliorer concrètement l'environnement des affaires et à structurer des écosystèmes productifs capables d'absorber une main-d'œuvre en forte croissance.
Pour ce faire, il a évoqué l'approche méthodique ivoirienne de l'industrialisation, fondée sur la construction progressive d'un environnement propice à l'investissement.
« L'industrialisation requiert d'abord un écosystème global. La stratégie ivoirienne repose ainsi sur un enchaînement de priorités : stabilisation politique et macroéconomique pour restaurer la confiance, investissements massifs dans les infrastructures économiques (routes, ports, énergie, …), puis réformes réglementaires destinées à renforcer la prévisibilité et l'attractivité du cadre d'affaires », a détaillé le ministre.
Et d'ajouter : « L'exemple du secteur électrique illustre cette logique. Nous avons triplé notre capacité installée de production électrique en moins de quinze ans, et nous comptons à nouveau tripler la capacité actuelle dans les quinze années à venir ».
Dans un contexte africain d'urgence face à la problématique de l'emploi, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a invité à explorer une alternative à impact relativement plus immédiat, notamment l'industrie minière : « En effet, au-delà des postes directs, souvent qualifiés, l'activité minière génère un tissu dense d'emplois indirects, à travers les services connexes et les exigences de contenu local, sur l'ensemble de la durée de vie des projets. Un potentiel qui concerne aussi bien l'exploitation artisanale et à petite échelle que les opérations industrielles, et qui positionne le secteur extractif comme un relais stratégique dans la phase transitoire de l'industrialisation ».
Si les infrastructures et l'énergie constituent des prérequis, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a également mis en avant le capital humain. Pour lui, dans un contexte de transformation technologique accélérée, la disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée devient un facteur déterminant dans l'attraction des investissements industriels.
Enfin, il a insisté sur l'intégration régionale. Pour la Côte d'Ivoire, l'enjeu est aussi de s'inscrire dans une dynamique régionale, en capitalisant sur sa position de hub économique en Afrique de l'Ouest.
Il faut rappeler que ce panel s'est inscrit dans la continuité d'une première session dédiée à l'exploitation minière artisanale.