01/28/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/29/2026 01:34
Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Monsieur le sénateur [François Bonneau],
Indifférence, vraiment ? Alors que l'année dernière, c'est sans doute la France qui a exercé les pressions les plus fortes contre ce régime, qui porte atteinte aux intérêts de son propre peuple, mais aussi aux intérêts de sécurité des pays de la région qui sont nos partenaires, ainsi qu'à nos propres intérêts de sécurité.
Par trois fois, nous avons décidé de sanctions, que nous avons réussi à faire endosser par nos partenaires Européens d'abord, contre les responsables des transferts d'armes et de missiles à la Russie, mais aussi contre les responsables de la politique d'otages d'État, dont nos deux compatriotes, Cécile Kohler et Jacques Paris, sont encore les victimes. Et plus récemment, au mois de septembre, c'est sur l'initiative de la France qu'ont été réappliqués les embargos mondiaux contre les banques, contre les équipements nucléaires et contre les armes, qui avaient été levés il y a dix ans, au moment de la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien.
Alors oui, nous le voyons, à mesure que nous proviennent des informations d'Iran, cette violence d'État qui s'est aveuglément abattue sur les manifestants est caractéristique d'une répression, la plus violente de l'histoire contemporaine de l'Iran, qui appelle de la part de toutes celles et ceux qui, à travers le monde, soutiennent le peuple iranien dans le courage qu'il déploie, une réponse extrêmement forte. Nous appelons aujourd'hui et nous exigeons la libération des probablement dizaines de milliers de prisonniers du régime. Nous appelons à la fin définitive de toute forme d'exécution, qui fait suite et qui prolonge la répression. Et nous appelons à la levée du blocus numérique, qui empêche les Iraniens de communiquer et de témoigner de l'horreur qui s'est abattue sur eux.
Mais nous allons aller plus loin, parce qu'il ne peut y avoir aucune impunité pour ceux qui se sont rendus responsables de ces crimes contre le peuple iranien et de ces crimes, d'une certaine manière, contre notre Humanité tout entière. C'est la raison pour laquelle le Conseil des droits de l'homme a été saisi. Il va diligenter une enquête sur les violations des droits de l'Homme. C'est la raison pour laquelle, demain à Bruxelles, seront prises des sanctions européennes ciblant les principaux responsables de cette répression. Et c'est la raison pour laquelle nous allons poursuivre le travail avec nos partenaires européens, pour que tous les responsables soient traduits devant la justice et soient punis pour la responsabilité qu'ils ont dans la répression contre leur peuple.
(Source : séance publique au Sénat)