03/20/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/20/2026 05:18
Le gouvernement De Wever-Bouchez ressort de ses tiroirs l'« interdiction de manifester ». Une loi avec laquelle il veut interdire aux gens d'exercer leur droit de participer à une manifestation.
Vendredi 20 mars 2026
Depuis des mois, le gouvernement fait face à une opposition croissante contre son projet de société basé sur la casse sociale et la militarisation. La semaine dernière encore, 100 000 personnes sont descendues dans la rue contre le vol des pensions et le vol de l'indexation.
Pour pouvoir imposer sa politique, le gouvernement veut faire taire la résistance. C'est pourquoi il prépare tout un arsenal de mesures autoritaires. Il veut interdire les organisations « radicales », supprimer les subsides des associations qui se mobilisent pour le climat, contre le génocide en Palestine, contre la guerre au Moyen-Orient ou contre la militarisation de l'Europe. Et maintenant, il ressort une vieille idée. Avec l'interdiction de manifester, il veut empêcher les gens de descendre dans la rue contre sa politique.
« Il présente cela au nom de la sécurité et contre les "casseurs", mais rien n'est plus faux, commente Raoul Hedebouw. Aujourd'hui, toute personne qui cause des dégâts lors d'une manifestation peut déjà être poursuivie. Une interdiction de manifester est donc superflue. Cette nouvelle sanction a pour seul objectif de compliquer l'action du mouvement social. »
Le droit de protester et la liberté d'expression ne sont pas des privilèges. Ce sont des piliers essentiels d'une société démocratique.
Raoul Hedebouw
Président du PTB
Cette idée n'est pas nouvelle. Le gouvernement Vivaldi (avec le PS, Ecolo, Vooruit et Groen) avait déjà tenté de la faire passer. Mais il n'avait pas prévu la résistance face à lui. Une large coalition de syndicats, d'organisations de la société civile et de défense des droits humains s'est formée et a mené une lutte déterminée sous le slogan « résister n'est pas un crime ».
« Elle a pu compter à chaque étape sur le soutien du PTB, rappelle Raoul Hedebouw. Sous cette pression, le gouvernement a dû retirer sa loi. Le droit de protester et la liberté d'expression ne sont pas des privilèges. Ce sont des piliers essentiels d'une société démocratique. »
Le PTB est prêt à défendre nos droits démocratiques et à s'opposer aux projets autoritaires du gouvernement De Wever-Bouchez.