06/25/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/25/2026 18:32
Washington, DC: Le Conseil d'administration du FMI a approuvé aujourd'hui des accords de 42 mois au titre de la FEC et du MEDC d'un montant de 70,82 millions de DTS (équivalent à 55 % de la quote-part, soit 95,8 millions de dollars, ainsi que la cinquième revue dans le cadre de l'accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces décisions permettent un décaissement immédiat de 78,78 millions de DTS (environ 105,6 millions de dollars).
Dans un environnement de plus en plus incertain et exposé aux chocs, les nouveaux accords contribueront à préserver les marges extérieures, tout en soutenant les efforts des autorités pour maintenir la stabilité macroéconomique et en mettant en œuvre des réformes structurelles afin de répondre aux importants besoins de développement de la Mauritanie ainsi qu'aux réformes structurelles pendantes.
Dans le cadre de la FEC/MEDC 2022-2026, la Mauritanie a démontré un solide bilan de mise en œuvre des politiques. La stabilité macroéconomique a été préservée. Un programme de réformes robuste a contribué à renforcer la politique budgétaire, à développer le secteur financier, y compris le marché des changes, à refondre le cadre juridique de la gouvernance et à renforcer la résilience face au changement climatique. La performance du programme a été solide : tous les critères de performance quantitatifs de fin décembre 2025 ont été atteints et le repère structurel relatif à l'institutionnalisation de la règle budgétaire dans la loi a été mis en œuvre avec un certain retard. Les autorités ont achevé les quatre mesures de réforme restantes au titre de la FRD, favorisant l'intégration des considérations climatiques dans la gestion des finances publiques et renforçant la gestion du secteur de l'eau.
S'appuyant sur les acquis de la FEC/MEDC 2022-2026, le nouveau programme sera axé sur (i) la consolidation de la stabilité macroéconomique par le renforcement des institutions et des cadres de politique macroéconomiques ; (ii) la réduction de la pauvreté et le renforcement d'une croissance tirée par le secteur privé ; et (iii) la poursuite du renforcement de la gouvernance, y compris celle des entreprises publiques. Les accords contribueront également à catalyser le soutien des partenaires au développement de la Mauritanie.
À l'issue des discussions du Conseil d'administration, M. Kenji Okamura, Directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante :
« Malgré un environnement extérieur très incertain, l'économie mauritanienne a continué de faire preuve de résilience, soutenue par des politiques macroéconomiques prudentes et bien calibrées. Une politique budgétaire rigoureuse contribue à l'objectif à moyen terme des autorités de stabiliser la dette publique, et les marges extérieures demeurent adéquates. Parallèlement, les autorités ont continué de renforcer les cadres de politique macroéconomique et de préserver la stabilité.
« La performance du programme dans le cadre des accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) est demeurée solide. Le programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) a été mené à bien avec succès, reflétant l'engagement des autorités à faire progresser les réformes climatiques parallèlement à des objectifs macroéconomiques plus larges.
« L'engagement des autorités en faveur d'une politique budgétaire prudente, soutenu par l'institutionnalisation de l'ancrage budgétaire, contribue à isoler l'économie de la volatilité des prix des produits de base et appuie la viabilité de la dette. Des efforts soutenus restent nécessaires pour soutenir la mobilisation des recettes, améliorer l'efficience des dépenses, faire avancer la réforme du secteur des entreprises publiques et préserver l'espace budgétaire pour les dépenses sociales et d'investissement prioritaires, y compris pour protéger les plus vulnérables. L'existence d'un registre social bien développé constitue une base solide pour mieux cibler les dépenses sociales en faveur des plus démunis.
« De nouveaux progrès ont été réalisés dans la modernisation du cadre de politique monétaire. À l'avenir, le renforcement de la gestion des liquidités et le développement accru des instruments de politique monétaire resteront importants pour ancrer les anticipations d'inflation et soutenir le développement des marchés financiers. Des efforts supplémentaires sont également nécessaires pour approfondir le marché des changes, ce qui contribuerait à accroître la flexibilité du taux de change en tant qu'amortisseur de chocs extérieurs. En outre, la résilience du secteur bancaire doit être davantage renforcée par une supervision efficace et l'application des règles prudentielles.
« Une mise en œuvre décisive des réformes structurelles demeure essentielle pour favoriser une croissance plus élevée, plus inclusive et tirée par le secteur privé. Les priorités comprennent le renforcement de la gouvernance, la poursuite de la consolidation du cadre de lutte contre la corruption et l'amélioration de la transparence et de la reddition des comptes. La poursuite des efforts pour l'amélioration du climat des affaires, l'approfondissement de l'inclusion financière, le développement du capital humain sera essentielle pour soutenir la diversification et l'amélioration des retombées en matière sociale et de développement à long terme.
« Une mise en œuvre soutenue et effective des nouveaux accords de 42 mois au titre de la FEC et du MEDC - avec l'appui du développement des capacités - contribuera à ancrer les politiques macroéconomiques, à relever les défis économiques de à moyen et long terme et à mobiliser le soutien des partenaires au développement. »
Mauritanie : Indicateurs économiques sélectionnés, 2021-27
Sources : Autorités mauritaniennes ; estimations et projections des services du FMI.