06/16/2026 | Press release | Archived content
Le 16 juin, le Panel spécial sur la sécurité des enfants en ligne a tenu sa troisième et dernière réunion avant de présenter ses recommandations à la présidente Ursula von der Leyen le 13 juillet prochain. À cette occasion, une nouvelle enquête Eurobaromètre confirme l'impact significatif d'un temps d'écran excessif et des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes. Les chiffres sont éloquents : en semaine, les adolescents européens y consacrent 4,5 heures par jour, un chiffre qui grimpe à 6,1 heures les week-ends. Près d'un quart (14 %) avouent même passer jusqu'à 10 heures par jour devant un écran. Ainsi, en Belgique, 80 % des parents sont d'avis que leurs enfants passent trop de temps sur les écrans.
Si 53 % des adolescents reconnaissent que ces plateformes leur permettent de rester en contact avec leurs proches, près d'un tiers déclarent ressentir du stress, de la tristesse ou de la solitude après leur utilisation. Ainsi, en Belgique, 26 % des parents ont remarqué que leurs enfants ont de plus de mal à se concentrer (UE : 22 %)
"Les médias sociaux peuvent connecter et inspirer. Mais quand un jeune sur trois dit qu'il se sent stressé, triste ou exclu, nous ne pouvons pas ignorer l'impact sur la santé mentale et le bien-être", a réagi Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors de la présentation des résultats.
Par ailleurs, de nombreux adolescents sont confrontés à des contenus problématiques, trompeurs ou préjudiciables en ligne. Ainsi, les discours de haine (25 %), la promotion de produits tels que l'alcool (25 %), ou la pression de respecter certaines normes corporelles (21 %) ont été identifiés comme des exemples de contenu nocif ou pénible auquel les répondants ont déclaré avoir été exposés. La prévalence des contenus générés par l'IA (mentionnés par 39 % des adolescents) et des informations fausses ou trompeuses (35 %) illustre les défis supplémentaires auxquels sont confrontés les adolescents lorsqu'ils consomment des contenus en ligne.
Adolescents et parents s'accordent sur un point : une meilleure mise en œuvre des règles déjà en vigueur sur les plateformes serait une mesure efficace pour palier à ces problèmes. Parmi les autres pistes préconisées figurent l'intégration de modules éducatifs dans les écoles, des campagnes de sensibilisation et davantage d'information à l'attention des parents.
Protéger les mineurs en ligne et soutenir leur santé mentale figurent parmi les priorités de la Commission. À cet égard, l'UE a mis en place un cadre réglementaire qui comprend notamment :
Ce dispositif est complété par l'application de vérification de l'âge de l'UE, une méthode de protection de la vie privée permettant aux utilisateurs de prouver leur âge en ligne. La Commission a également adopté un plan d'action contre le cyberharcèlement et travaille à l'élaboration de règles concrètes pour lutter contre les abus sexuels en ligne sur les enfants.