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06/02/2026 | News release | Distributed by Public on 06/03/2026 09:28

Assemblée générale : le Bangladais Khalilur Rahman élu président de la 81e session

Le ministre bangladais des Affaires étrangères, Khalilur Rahman, a été élu président de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, mardi, à l'issue d'un scrutin serré face au Chypriote Andreas Kakouris. Son mandat d'un an débutera le 8 septembre prochain, dans un contexte marqué par de multiples crises internationales, les efforts de réforme de l'ONU et la désignation du successeur du Secrétaire général António Guterres.

Lors d'un vote à bulletin secret, M. Rahman a obtenu 99 voix contre 91 pour son concurrent, sur un total de 190 bulletins exprimés, sans abstention ni vote invalide.

La présidence de l'Assemblée générale est attribuée par rotation aux cinq groupes régionaux des Nations Unies. La 81e session revient au groupe Asie-Pacifique.

Photo ONU/Eskinder Debebe Un délégué exprime le vote de son pays pour élire le Président de la 81e session de l'Assemblée générale.

Une année charnière pour l'ONU

La présidence de M. Rahman coïncidera avec l'un des processus les plus importants de l'agenda onusien : la sélection du prochain Secrétaire général de l'Organisation. Le mandat d'António Guterres doit prendre fin le 31 décembre 2026.

Diplomate de carrière, Khalilur Rahman apporte plus de quarante ans d'expérience dans les domaines de la diplomatie et du multilatéralisme. Ministre des Affaires étrangères du Bangladesh depuis février dernier, il a également occupé les fonctions de conseiller à la sécurité nationale et de haut représentant pour la question des Rohingyas.

Entré dans la fonction publique bangladaise en 1979, il a aussi exercé plusieurs responsabilités au sein des Nations Unies à New York et à Genève.

« Avec humilité et respect »

M. Rahman a déclaré assumer sa nouvelle responsabilité « avec humilité et respect », à un moment où la confiance envers le système international est mise à rude épreuve.

« L'ONU entamera sa neuvième décennie à une époque où la confiance dans notre organisation est mise à l'épreuve sur de multiples fronts », a-t-il déclaré devant les États membres.

Selon lui, l'accumulation des crises et des défis actuels risque d'éroder davantage la confiance du public dans la capacité des Nations Unies à tenir leurs promesses.

Un multilatéralisme sous pression

La Présidente sortante de l'Assemblée générale, Annalena Baerbock, a estimé que l'Organisation traversait une période particulièrement difficile.

S'adressant aux États membres après l'élection, elle a affirmé que l'ONU faisait face non seulement à des « vents contraires », mais à une « pression immense », dans un contexte où le consensus devient plus difficile à atteindre et où la défense de la Charte des Nations Unies est devenue « une nécessité quotidienne ».

« Le rôle du président de l'Assemblée générale n'est plus simplement procédural », a-t-elle souligné.

Photo ONU/Eskinder Debebe Le Secrétaire général António Guterres (à gauche) et la présidente de l'Assemblée générale, Annalena Baerbock (à droite), avec Khalilur Rahman, président élu de la soixante-et-onzième session de l'Assemblée générale.

Elle a également averti que l'environnement international ne devrait pas s'améliorer au cours de l'année à venir, alors que les États membres poursuivent la mise en œuvre du Pacte pour l'avenir, les réformes engagées dans le cadre de l'initiative ONU80 et les efforts visant à surmonter les divisions géopolitiques.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a lui aussi évoqué un monde confronté à des conflits, à des divisions croissantes, aux inégalités et aux dérèglements climatiques.

Il a également mis en garde contre le ralentissement des progrès vers les Objectifs de développement durable (ODD), la diminution des financements destinés à l'aide humanitaire et au développement, ainsi que le décalage entre les institutions internationales actuelles et les réalités du monde contemporain.

Six priorités pour la 81e session

Le président élu a indiqué que son mandat s'articulerait autour de six grandes priorités : la paix et la sécurité, l'accélération de la réalisation des ODD, l'action climatique et la protection de l'environnement, les droits humains, la gouvernance des technologies émergentes - notamment l'intelligence artificielle - et la réforme des Nations Unies.

S'appuyant sur l'expérience du Bangladesh dans le maintien de la paix, il a promis de soutenir la diplomatie préventive, la consolidation de la paix et la protection des civils.

Il a également souligné la nécessité de combler les déficits de financement du développement, de mettre en œuvre le Pacte numérique mondial et de renforcer l'efficacité de l'Organisation à un moment où le multilatéralisme est soumis à de fortes tensions.

Restaurer la confiance

Le thème retenu pour la 81e session est : « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une ONU au service de tous ».

Pour António Guterres, ce thème constitue « un appel inspirant à l'action » pour le système multilatéral et reflète une volonté de renforcer la coopération internationale.

M. Rahman a assuré vouloir jouer un rôle de rassembleur, en travaillant avec l'ensemble des États membres afin de rechercher des terrains d'entente malgré les divisions actuelles.

« En tant que votre président, je me consacrerai à rétablir la confiance, à favoriser le consensus et à ouvrir des espaces de négociation de bonne foi permettant d'aboutir à des résultats qui appartiennent à tous parce qu'ils auront été élaborés par tous », a-t-il déclaré.

Il s'est également engagé à défendre les principes de la Charte des Nations Unies, à veiller à l'équilibre géographique et à la parité au sein de son cabinet, ainsi qu'à soutenir les délégations de petite taille.

Photo ONU/Eskinder Debebe Une vue large de la salle de l'Assemblée générale alors que Khalilur Rahman (à l'écran), nouveau président élu de la quatre-vingt-et-unième session de l'Assemblée générale, s'adresse à la 85e réunion plénière de l'Assemblée générale.

Le « parlement du monde »

L'Assemblée générale est l'organe le plus représentatif des Nations Unies. Elle réunit les 193 États membres de l'Organisation, chacun disposant d'une voix.

Si ses résolutions ne sont généralement pas juridiquement contraignantes, elle constitue le principal forum de délibération internationale sur les questions de paix et de sécurité, de développement, de droits humains et de droit international.

La 81e session s'ouvrira le 8 septembre. Deux semaines plus tard, les dirigeants du monde entier se retrouveront au siège des Nations Unies à New York pour le débat général annuel de haut niveau.

UNOG - United Nations Office at Geneva published this content on June 02, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on June 03, 2026 at 15:28 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]