05/22/2026 | Press release | Archived content
Le 8e sommet UE-Mexique s'est tenu à Mexico ce vendredi 22 mai en présence d'Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission Européenne, António Costa, Président du Conseil européen, Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et Maroš Šefčovič, commissaire chargé du commerce et de la sécurité économique.
Lors de ce sommet, l'UE et le Mexique ont signé une version modernisée de l'accord commercial global, ainsi qu'un accord commercial intérimaire, les adaptant ainsi aux défis actuels. Les accords contribueront à renforcer la coopération entre l'UE et le Mexique dans des domaines tels que le commerce, la digitalisation et les technologies propres, tout en soutenant des chaînes d'approvisionnement plus robustes et les objectifs climatiques.
Le commerce entre l'UE et le Mexique représente déjà un volume considérable, avec des échanges annuels dépassant les 100 milliards d'euros en biens et services. L'accord modernisé facilitera davantage les opportunités d'exportations et les investissements.
Pour le secteur agroalimentaire, les avantages sont clairs : le Mexique reconnaîtra désormais 232 spiritueux et 336 indications géographiques européennes supplémentaires sur les vins, les bières et les produits alimentaires.
Pour les entreprises européennes, l'accord ouvre de nouvelles opportunités d'exportation dans des secteurs clés tels que les services financiers, le transport maritime ou encore les services numériques. Il inclut également des règles renforcées pour la protection des droits de propriété intellectuelle.
Au-delà des aspects commerciaux, l'accord modernisé intègre des engagements juridiquement contraignants en matière de droits du travail et de protection de l'environnement. Les deux parties ont également signé une déclaration commune pour promouvoir l'économie circulaire et l'égalité de genre afin de lutter contre le changement climatique, la perte de biodiversité, la pollution (notamment le plastique) et les inégalités.
L'UE et le Mexique ont élargi leur collaboration dans le cadre du Global Gateway, le plan d'investissement européen destiné à soutenir des projets durables. Ce programme facilite plus de 5 milliards d'euros d'investissements dans des secteurs clés comme la transition énergique, les transports durables ou encore la santé.
Lors de ce sommet, la Commission européenne a également annoncé un projet visant à renforcer l'autonomisation des femmes autochtones au Mexique.
La Belgique joue un rôle actif dans cet accord, avec des échanges commerciaux dans les secteurs pharmaceutiques, technologiques et industriels. En 2024, les exportations belges de produis pharmaceutiques vers le Mexique on atteint 295,82 millions d'euros, faisant de ce secteur l'un des piliers de la relation économique entre les deux pays.
L'accord offre également une protection supplémentaire pour les produits régionaux (Indications Géographiques Protégées), tels que le miel wallon, le genièvre ou les tartes au maton.
À la suite de cette signature, l'UE et le Mexique suivront leurs procédures respectives pour ratifier les accords.
En Europe, l'accord modernisé doit être ratifié par tous les États membres. L'accord commercial intérimaire, en revanche, relève de la compétence exclusive de l'UE. La proposition doit être approuvée par le Parlement et le Conseil (à la majorité qualifiée), après quoi le Conseil l'adopte formellement. L'accord commercial intérimaire prendra fin dès l'entrée en vigueur de l'accord global modernisé.