United Nations Security Council

02/02/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/02/2026 14:58

Gaza, le Soudan et l’Ukraine au cœur de la présidence du Royaume-Uni du Conseil de sécurité pour le mois de février

C'est une présidence « transparente et axée sur les résultats » qu'a promis d'assurer, cet après-midi, le Représentant permanent adjoint du Royaume-Uni dont la délégation présidera le Conseil de sécurité pendant ce mois de février. Lors d'une conférence de presse au Siège des Nations Unies, M. James Kariuki a précisé que l'avenir de Gaza et les conflits en Ukraine et au Soudan seront au cœur de la présidence britannique.

Avant de détailler le programme de travail mensuel du Conseil, M. Kariuki a condamné les attaques meurtrières qui ont frappé la province pakistanaise du Baloutchistan en fin de semaine dernière et fait part de la solidarité de son pays avec le Pakistan. « Le Conseil réfléchit à sa réponse à ces attaques », a-t-il ajouté.

S'agissant de l'Ukraine, première donc des trois priorités de la présidence de son pays, M. Kariuki a précisé qu'une réunion se tiendra le 24 février prochain pour commémorer le début de ce conflit qui va entrer dans sa cinquième année. Elle devrait être présidée par le Ministre pour l'Europe du Royaume-Uni.

Il a soutenu les efforts des Présidents Trump et Zelenskyy en vue de parvenir à une « paix juste » en Ukraine et a exhorté la Fédération de Russie à faire montre de sérieux lors des négociations, soulignant que tout accord devra aboutir à des garanties de sécurité robustes pour l'Ukraine. Le Royaume-Uni accélère son soutien à l'Ukraine et souhaite qu'une pression maximale soit exercée sur la Fédération de Russie, a ajouté le représentant, en dénonçant les récentes frappes russes en Ukraine.

Sur le Soudan, M. Kariuki a déclaré que son pays travaille d'arrache-pied afin d'inciter les parties à conclure un accord de cessez-le-feu et mettre un terme aux « combats catastrophiques » dans ce pays. Le Conseil devrait débattre de ce sujet le 19 février, l'occasion d'aborder la question des souffrances des femmes et des filles.

Troisième priorité de sa présidence, la situation à Gaza sera débattue lors de la réunion du 19 février, présidée par la Secrétaire d'État aux affaires étrangères du Royaume-Uni.

M. Kariuki a insisté sur la pertinence du Plan d'ensemble du Président Donald J. Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, entériné par le Conseil dans sa résolution 2803 (2025). Les otages ont été libérés, les dernières dépouilles des otages rendues et l'aide humanitaire a augmenté, s'est-il félicité. « Beaucoup reste néanmoins à faire. »

Le délégué a souhaité l'ouverture de tous les points de passage et souligné la nécessité de progresser sur tous les points dudit Plan, dont le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes. La création dans ce cadre du Conseil de paix est une « bonne nouvelle », a-t-il estimé, précisant par ailleurs que la reconnaissance d'un État de Palestine faite par le Royaume-Uni en septembre dernier vise à faciliter la solution des deux États.

Le Moyen-Orient sera également au cœur des travaux du Conseil avec une réunion sur le Yémen prévue le 12 et sur la Libye le 18. Le Conseil débattra aussi de la situation en Syrie le 13, a indiqué le délégué, en précisant qu'un accent sera mis sur la place des femmes dans la transition syrienne. M. Kariuki a d'ailleurs appelé de ses vœux une Syrie inclusive et unifiée et salué le récent accord entre le Gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS).

Questionné sur l'alerte lancée par le Secrétaire général d'un effondrement financier de l'ONU, le délégué a déclaré que son pays était un membre responsable. « Nous avons réglé dans les temps notre contribution au budget de l'ONU », a-t-il dit, tout en insistant sur l'importance d'une action onusienne efficiente. S'agissant des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, il a espéré qu'ils aboutissent à un accord. « Nous croyons en la diplomatie », a-t-il souligné.

En revanche, M. Kariuki n'a pas souhaité répondre à deux questions, la première sur la pertinence d'excuses du Royaume-Uni pour la Déclaration Balfour soutenant la création d'un foyer national juif en Palestine, la seconde sur le rôle dans les souffrances actuelles du peuple kurde des accords Sykes-Picot, par lesquels le Royaume-Uni et la France ont organisé le partage de l'empire ottoman. « Je ne souhaite pas entrer dans des analyses historiques », a-t-il dit.

United Nations Security Council published this content on February 02, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on February 02, 2026 at 20:58 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]