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01/28/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/28/2026 12:39

Conseil économique et social: débat consacré à la coordination

(Le résumé complet de la réunion sera disponible ultérieurement.)

Le quatre-vingitème anniversaire de l'ECOSOC, entre enseignements et jalons historiques

Les intervenants de cette table ronde se sont notamment penchés sur les réformes à mener afin de renforcer l'efficacité et l'agilité de l'ECOSOC, dont le leadership en matière de coopération économique et sociale a par ailleurs été unanimement salué. Deux anciens présidents du Conseil étaient présents pour livrer leurs expériences.

Celui de 2002, M. Ivan Šimonović, de la Croatie, a fait remarquer que, depuis sa présidence, le contexte mondial s'est gravement détérioré, avec notamment une baisse d'influence de l'ONU et une normalisation des violations de la Charte. Le Conseil de sécurité est dans l'impasse. Dans le même temps, depuis 2002, l'ECOSOC a gagné en visibilité et en efficacité, même si, trop souvent encore, a-t-il regretté, son action se cantonne à des déclarations. Il a notamment pointé l'absence de suivi des engagements pris. Pour lui, l'ECOSOC doit compenser les lacunes d'un Conseil de plus en plus divisé et contribuer à la réforme de l'ONU. Ce sont en effet les résultats qui permettront de sauver le multilatéralisme, a-t-il tranché.

« Dans la lutte pour la survie de l'ONU, l'ECOSOC a un rôle crucial à jouer », a conclu M. Šimonović. Cet ancien Ministre de la justice et spécialiste des droits humains a enfin estimé que l'ONU doit se concentrer sur la prévention des conflits, qui est actuellement l'idée la plus porteuse.

De son côté, la Chilienne Paula Narváez, Présidente de l'ECOSOC en 2024, n'a pas fait mystère des difficultés de l'ECOSOC à assurer une coordination satisfaisante. Elle a également pointé l'écart entre les déclarations et ce qui est fait sur le terrain. Le multilatéralisme doit permettre de parvenir à des solutions, a-t-elle dit, en regrettant que ces solutions fassent souvent l'objet d'une communication insuffisante.

« Nous devons mieux coordonner les réponses collectives face aux transformations sociales profondes que nous connaissons », a dit Mme Narváez. Elle a mentionné à cet égard l'intelligence artificielle en soulignant la nécessité d'anticiper les changements qu'elle ne manquera pas d'introduire. L'ECOSOC doit réaffirmer son mandat et sa capacité de coordination, a-t-elle martelé, en estimant que l'Initiative ONU80 est, à ce titre, une occasion à saisir.

Une amélioration de la coordination est nécessaire, a reconnu M. Harish Parvathaneni, Représentant permanent de l'Inde, en rappelant les nombreux commentaires faits sur les doublons entre le travail de l'Assemblée et celui de l'ECOSOC. Il convient d'éliminer ces doublons, a-t-il lancé, en espérant que l'ECOSOC ne connaisse pas le même destin que le Conseil de tutelle. Il a également déclaré que les objectifs de développement durable (ODD) ne seront pas atteints en 2030. « Dès lors, quel sera le cap à tenir après 2030? » Il a également regretté que « personne ne parle du Pacte pour l'avenir adopté il y a un peu plus d'un an ». Enfin, il a estimé que le forum politique de haut niveau est à l'ECOSOC ce que le débat général est à l'Assemblée.

Enfin, Mme Maritza Chan Valverde, Présidente de la soixante-dixième session de la Commission de la condition de la femme, a tenu à rappeler que les femmes et les filles sont au cœur du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Rien ne peut être réalisé sans les femmes et les filles, a-t-elle dit, en ajoutant qu'elles connectent tous les ODD entre eux.

Dans la discussion interactive qui a suivi, les délégations ont proposé plusieurs pistes pour combler l'écart entre les déclarations et l'action sur le terrain. Le Maroc a exhorté à promouvoir la capacité de l'ECOSOC à assurer un bon suivi des récents engagements internationaux, en particulier l'Engagement de Séville et la Déclaration politique de Doha. Le rôle fédérateur de cet organe doit être renforcé, a appuyé la République dominicaine, tandis que le Mozambique a souhaité une harmonisation des priorités des différentes agences de l'ONU. L'ECOSOC ne doit pas devenir le prochain Conseil de tutelle, a déclaré le Népal, en appelant à passer du « mode déclaration au mode action ».

Le Nigéria a, lui, appelé à débloquer les financements prévisibles en faveur du développement durable, la Russie jugeant que l'ECOSOC est le moteur de la résorption des disparités économiques et sociales entre pays du Nord et pays du Sud. « Il a gardé son côté intergouvernemental, et c'est la clef de son succès. »

Au titre de ses réussites, le Canada a mentionné la rédaction de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, la création de l'ONUSIDA et la mise en place du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti, entre autres. « Ces réalisations démontrent que le Conseil est capable d'avoir un vrai impact et d'assurer une action coordonnée en faveur du développement durable. » L'ECOSOC demeure indispensable, a conclu la Chine.

(À suivre)

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